Les titres boursiers qui ont retenu l'attention cette semaine

Publié le 16/07/2021 à 11:00

Les titres boursiers qui ont retenu l'attention cette semaine

Publié le 16/07/2021 à 11:00

Par lesaffaires.com

(Photo: 123RF)

Quels titres boursiers et rapports d'analystes ont retenu l'attention cette semaine? Voici une revue de presse qui regroupe divers textes boursiers.

 

12 juillet

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • Air France-KLM (AF, 3,95 €) a lancé un appel d'offres auprès d'Airbus et Boeing pour la construction de 160 avions, ce qui serait la plus grande commande de l'histoire du groupe, a déclaré son patron Ben Smith auprès du quotidien néerlandais Financieel Dagblad (FD). L'alliance aérienne franco-néerlandaise négociait une commande groupée pour alimenter la flotte de moyen-courriers de Transavia et KLM, a indiqué Ben Smith dans une interview publiée dimanche. La commande serait «la plus importante de l'histoire du groupe», a-t-il souligné. «Le Groupe Air France-KLM a lancé un appel d'offres pour renouveler et faire croître les flottes moyen-courriers de KLM et Transavia (France et Pays-Bas)», a déclaré lundi auprès de l'AFP un porte-parole du groupe aérien, en soulignant qu'il ne s'agissait pas de commandes. Contacté par l'AFP, Airbus s'est refusé à tout commentaire.
  • La compagnie aérienne irlandaise Ryanair (RYA, 16,08 £) a annoncé lundi vouloir recruter plus de 2 000 pilotes dans les trois ans à venir afin de faire voler ses nouveaux Boeing 737 MAX. Ryanair a commandé au total 210 appareils de ce type, qui doivent lui permettre de faire croître son trafic après la pandémie, rappelle-t-il dans un communiqué. Le transporteur à bas coût a déjà reçu son premier appareil, expliquant que ce modèle permet de moins consommer de carburant, de faire moins de bruit et de réduire ses émissions de CO2. Il a maintenu sa confiance dans cet appareil malgré les déboires du 737 Max qui avait été longtemps immobilisé après deux accidents rapprochés fin 2018 et 2019. Ryanair reste pour l'heure très affaiblie par la pandémie, d'autant que la reprise espérée cet été est compromise par la propagation du variant Delta.
  • Le géant informatique français Atos (ATO, 43,92 €) chutait de plus de 13% lundi matin à la Bourse de Paris après avoir annoncé qu'il avait enregistré des ventes décevantes au deuxième trimestre et ne retrouverait pas la croissance comme prévu en 2021. Vers 8h, l'action d’Atos perdait 16,74% à 43,92 euros, creusant ses pertes de 15% encaissées en début de séance. Atos prévoit désormais une stabilité de son chiffre d'affaires à taux de change constants en 2021, contre une hausse de 3,5 à 4% prévue auparavant. Le groupe a également révisé à la baisse sa prévision de taux de marge opérationnelle sur l'ensemble de l'année (à environ 6% contre 9,4 à 9,8% prévu auparavant), et sa prévision de flux de trésorerie disponible, ajustée à «positif» contre une anticipation de «550 millions d'euros à 600 millions d'euros» précédemment. Atos comptait renouer avec la croissance des ventes après la crise de la COVID-19, qui a provoqué un recul de 3% à périmètre et taux de change constants en 2021, et 3,9% à taux de change constants au premier trimestre. Mais les ventes ont été décevantes au deuxième trimestre, «en raison d’une accélération du déclin des activités d'infrastructures classiques dans un contexte de migration plus forte vers l'infonuagique post-COVID», a indiqué Atos.

 

À surveiller

 

Saputo Inc (SAP, 37,46 $): un analyste coupe sa prévision de bénéfices par action de près de 50 %. La direction de Saputo avait prévenu les analystes à la mi-juin que ses activités étaient confrontées à plusieurs vents de face et que les résultats du premier trimestre qui seront annoncés le 5 août seraient significativement inférieurs aux prévisions sur lesquelles ceux-ci tablaient.

Boralex (BLX, 38,13 $): un point d’entrée attrayant. Bien qu’il réduise ses prévisions de bénéfices pour le deuxième trimestre, l’analyste de la Financière Banque Nationale, Rupert Merer, maintient sa recommandation de « surperformance » et son cours cible de 50 $ pour le producteur d’électricité et exploitant de sites de production d’énergie renouvelable.

Mines Agnico Eagle (AEM-N, 60,52 $US): les dépenses record d’exploration porteront fruit. L’entreprise minière canadienne spécialisée dans l’extraction, la transformation et la production d’or principalement, mais aussi d’argent, de zinc et de cuivre, va investir 160 millions de dollars (M$) en dépenses d’exploration cette année, son plus gros budget annuel jamais atteint. En comparaison, ces dépenses avaient totalisé 113 M$ en 2021.

 

13 juillet

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • La Compagnie d’Assurance du Canada sur la vie (GWO, 37,25$) a signé une entente qui lui permettra d’acquérir SécurIndemnité, une société qui fournit des services de gestion de demandes de règlement pour soins médicaux et dentaires. Les détails financiers de l’accord n’étaient pas immédiatement disponibles. La Canada-Vie a expliqué que cette transaction lui permettait de faire croître ses activités dans le secteur des tiers administrateurs et des tiers payeurs. Le principal centre d’exploitation de SécurIndemnité demeurera à Sudbury, en Ontario, et son siège social restera à Mississauga, en Ontario. La transaction, assujettie aux conditions habituelles de clôture, devrait être conclue au troisième trimestre de cette année. La Canada-Vie est une filiale de Great-West Lifeco.
  • Organigram Holdings (OGI, 3,80 $) a affiché une perte de 4 millions $ pour son plus récent trimestre, comparativement à une perte de 89,9 millions $ pour la même période l’an dernier. Le producteur de cannabis a précisé que sa perte par action avait atteint 1,4 ¢ pour le trimestre clos le 31 mai, par rapport à une perte de 51,2 ¢ pour la même période en 2020, alors qu’un moins grand nombre d’actions étaient en circulation. Organigram a attribué l’amélioration annuelle à de meilleures marges et à une charge de dépréciation qu’elle avait dû inscrire à ses comptes l’an dernier. Les revenus nets de la société ont grimpé à 20,3 millions $ au troisième trimestre, alors qu’ils avaient été de 18 millions $ lors de la même période l’an dernier. Dans ses perspectives, Organigram a indiqué s’attendre à ce que ses revenus du quatrième trimestre soient plus élevés qu’au troisième en raison des meilleures perspectives de croissance pour le marché, avec la levée des restrictions contre la COVID-19 et l’augmentation du nombre de magasins pour la vente au détail. La société a aussi indiqué s’attendre à profiter de nouvelles sources de revenus grâce à ses premières ventes de produits à mâcher. 
  • Le groupe automobile Volkswagen (VOW, 286,40 €) a revu mardi à la hausse son objectif de marge d'exploitation pour 2025, de 7-8% à 8-9%, grâce à l'électrification du marché. «Un marché du thermique robuste (…) financera et accélèrera la transition vers les voitures électriques», tandis que la marge des électriques s'améliorera avec «des coûts de fabrication et de batteries réduits», a indiqué le groupe allemand en marge d'une conférence sur sa stratégie pour 2030. Des coûts liés à la norme Euro7 et au prix du CO2, ainsi que des taxes défavorables devraient limiter la marge des moteurs à combustion, souligne Volkswagen. Les marques du groupe (d'Audi à Lamborghini en passant par Skoda et Porsche) vont proposer moins de modèles à combustion, moins de choix de motorisations, et revoir leurs prix, a encore indiqué Volkswagen. Les bénéfices vont «migrer progressivement des voitures à moteur à combustion vers les voitures électriques, puis vers les logiciels et les services», a souligné le groupe. Volkswagen a prévu de consacrer la moitié de son budget d'investissement, soit 73 milliards d'euros, à ces nouvelles technologies d'ici 2025.
  • L'agence de notation Moody's a abaissé d'un cran la note de Credit Suisse (CS, 10,11 $US), le numéro deux du secteur bancaire helvétique, a-t-elle annoncé mardi, estimant que les efforts pour reprendre en main la gestion des risques vont «prendre un certain temps». En mars, la banque a été secouée à quelques semaines d'intervalle par la faillite de la société financière britannique Greensill, dans laquelle 10 milliards de dollars avaient été engagés par le biais de quatre fonds, puis par l'implosion du fonds américain Archegos qui lui a déjà coûté à lui seul quelque 5 milliards de francs suisses. Alors que les investisseurs attendent une nouvelle mise au point sur les répercussions de ce double choc lors de la publication fin juillet de ses résultats trimestriels, l'agence Moody's a abaissé sa note de crédit à long terme d'un cran, la rétrogradant de A1 à Aa3, a-t-elle indiqué dans un communiqué. La perspective a été ramenée à stable, contre négative auparavant, après cette révision à la baisse, l'agence de notation disant s'attendre à ce que les mesures pour revoir l'appétit pour le risque et leur contrôle soient mises en œuvre «promptement». Parmi les principaux risques, l'agence de notation a évoqué le poids de pertes supplémentaires au fur et à mesure que les positions liées à Archegos et Greensill vont être débouclées, le risque de litiges et amendes de la part des autorités réglementaires, mais aussi de défection de clients avec les dommages pour sa réputation. 
  • Le géant des boissons et des en-cas PepsiCo (PEP, 149,51 $US) a revu à la hausse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices sur l'année, à la faveur d'une accalmie sur le front de la COVID-19 ayant permis une reprise de la demande des consommateurs. Le groupe anticipe une croissance de son chiffre d'affaires organique de 6% sur l'ensemble de 2021, et un bénéfice par action d'environ 6,20 dollars à périmètre constant, en hausse de 11% «contre une prévision à un chiffre précédemment», précise l'entreprise dans un communiqué. À Wall Street, le titre progressait de 1,32% dans les transactions électroniques précédant l'ouverture de la Bourse. Sur le continent nord-américain, les ventes de boissons ont progressé de 24% au deuxième trimestre, et elles ont avancé de 21% en Europe. Sur les six premiers mois de l'année, les ventes totales sont en progression de 14% sur l'ensemble des zones géographiques. Entre avril et juin, le bénéfice par action s'est élevé à 1,70 dollar contre 1,53 dollar attendu par les analystes, tandis que le chiffre d'affaires s'est porté à 19,2 milliards de dollars contre des anticipations de 17,9 milliards.
  • Le groupe bancaire BNP Paribas (BNP, 50,93 €) a annoncé mardi avoir finalisé l'acquisition de la société d'investissement Exane, auparavant détenue à 50%. BNP Paribas avait annoncé en mars le souhait d'acquérir le capital qui lui manquait. «Fort de l'expertise reconnue d'Exane en actions (exécution et recherche) et dérivés actions, BNP Paribas pourra proposer une gamme complète de services sur les actions aux investisseurs institutionnels et aux entreprises, partout dans le monde, positionnant le groupe comme un acteur de premier plan des marchés d'actions au niveau mondial», s'est félicitée la banque dans un communiqué. Fondé en 1990, Exane s'articule autour de trois métiers que sont l'intermédiation d’actions, les dérivés et la gestion d'actifs. La société gère ainsi depuis 2004 l'ensemble des activités d'intermédiation d’actions sur les titres européens du groupe BNP Paribas, sous la marque commune Exane BNP Paribas. Renforcé sensiblement en 2010 et 2011, l'accord de partenariat entre Exane et BNP Paribas avait été renouvelé dans son intégralité en avril 2015, et en mai 2018 pour une période de cinq ans.
  • Le laboratoire Sanofi (SNY, 52,43 $US) devient sponsor des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, ont annoncé les organisateurs et l'entreprise mardi dans un communiqué commun. Après Orange, EDF, BPCE, le géant de la pharmacie s'inscrit parmi les plus gros contributeurs, s'ajoutant à la liste de ces sponsors dits «premium», qui dépensent chacun quelque cent millions d'euros dans le cadre d'un tel partenariat. L'arrivée de ce nouveau sponsor fait grimper à 600 millions, sur les 1,1 milliard d'euros attendus, les recettes de sponsoring, a précisé à l'AFP le comité d'organisation des JO de Paris 2024 (Cojo), qui doit annoncer un nouveau partenaire d'ici la fin de semaine. «Je suis heureux qu’une entreprise française leader comme Sanofi rejoigne l’aventure de Paris 2024», a affirmé Tony Estanguet, président du comité d'organisation, cité par le communiqué. «Nous partageons les mêmes valeurs d’exigence, de créativité et de partage, et la même volonté d'être utiles», a-t-il ajouté. Très critiqué pour le retard de son vaccin anti-Covid, mais aussi pour près de 400 suppressions d'emplois dans la recherche, selon les syndicats, le laboratoire Sanofi a réalisé 12,3 milliards d'euros de bénéfice en 2020.

 

 

À surveiller

 

Quincaillerie Richelieu (RCH, 40,79$): le marché américain bouillonne, mais le titre a fait le plein à court terme. Hamir Patel, de CIBC Marchés des capitaux, est très satisfait des résultats du deuxième trimestre et relève ses prévisions et sa cible, mais ne recommande pas le distributeur de produits de quincaillerie.

Québecor (QBR.B, 33,12$): l’action est punie pour ses ambitions sans fil nationales. Jeff Fan, de Banque Scotia, attribue la moins bonne performance de Québecor depuis quatre mois par rapport à son industrie à l'incertitude que suscite ses ambitions sans fil nationales chez ses investisseurs qui appréciaient que le groupe distribue ses flux de trésorerie par le biais de dividendes croissants. 

Neighbourly Pharmacy (NBLY, 28,00$): le consolidateur s'apprécie un peu trop vite. Entré en Bourse le 25 mai, le troisième groupe de pharmacies au pays a grimpé un peu trop vite au goût de Chelsea Stellick de IA Marchés des capitaux.

 

14 juillet

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • La compagnie aérienne américaine Delta Airlines (DAL, 41,31 $US) a dévoilé mercredi des résultats supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre, enregistrant même son premier bénéfice net trimestriel depuis le début de la pandémie, et s'est montrée optimiste pour la reprise progressive du trafic aérien. Le voyage de loisirs aux États-Unis «a retrouvé ses niveaux de 2019 et on perçoit des signaux encourageants d'amélioration dans les voyages internationaux et d'affaires», a commenté son PDG Ed Bastian, cité dans un communiqué de résultats de l'entreprise. Les revenus issus des vols domestiques affichent un repli plus modeste par rapport à 2019 que ceux avec l'étranger. D'avril à juin, le chiffre d'affaires du groupe s'est affiché au-dessus des anticipations des analystes, à 7,1 milliards de dollars contre 6,2 milliards attendus par les analystes. Sur le trimestre, le bénéfice net du groupe s'affiche à 652 millions de dollars, contre 1,44 milliard au deuxième trimestre 2019, le premier bénéfice depuis les trois derniers mois de 2019. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le groupe déplore une perte de 1,07 dollar, moins que les anticipations des analystes prédisant 1,4 dollar. La compagnie aérienne affirme par ailleurs avoir dégagé un flux de trésorerie positif sur l'ensemble du trimestre, là ou précédemment elle brûlait des liquidités face à l'effondrement du trafic de passagers en pleine COVID-19. Delta a perdu l'an dernier 12,4 milliards de dollars, l'année «la plus dure de son histoire» selon la compagnie.
  • La banque américaine Wells Fargo (WFC, 43,59 $US) a largement dépassé les attentes au deuxième trimestre, repassant dans le vert grâce notamment à la baisse des montants mis de côté au début de la pandémie. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 6 milliards de dollars sur la période, alors qu'il avait perdu 3,8 milliards un an plus tôt, quand les grands établissements financiers mettaient des milliards de côté pour faire face aux éventuels impayés de leurs clients. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice s'affiche à 1,38 dollar là où les analystes anticipaient 97 cents. Wells Fargo a réduit ses réserves de 1,6 milliard de dollars «en raison des améliorations continues de l'environnement économique». Le chiffre d'affaires de Wells Fargo a progressé de 11% à 20,27 milliards de dollars, soit bien au-dessus des 17,75 milliards attendus par les analystes. Comme pour les autres grandes banques américaines, les revenus tirés des activités de courtage sur les marchés ont en revanche fortement baissé. L'action de Wells Fargo prenait 0,94% à l'ouverture de la Bourse de New York. 
  • BlackRock (BLK, 908,07 $US), le premier gestionnaire d'actifs au monde, a annoncé mercredi une hausse de 30% de ses actifs sous gestion au deuxième trimestre sur un an, à un niveau record de 9.496 milliards de dollars, ainsi que des résultats supérieurs aux attentes. Le montant de ces actifs sous gestion est supérieur à ce qu'anticipaient les analystes de la société Factset, avec 9.454 milliards de dollars. Le groupe avait dépassé pour la première fois le seuil des 9.000 milliards de dollars au trimestre précédent. BlackRock investit sur les marchés financiers l'argent que lui confient des fonds de pensions, des grosses fortunes, des fonds souverains ou encore des collectivités locales, moyennant des commissions. Le chiffre d'affaires trimestriel s'est établi à 4,8 milliards de dollars, en hausse de 32% sur un an et supérieur aux anticipations des analystes. Les revenus issus du conseil en investissements et des commissions ont représenté 3,62 milliards de dollars sur ce total. Sur les six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires de Blackrock est en hausse de 25% et le bénéfice net en progression de 28%. Le bénéfice par action s'est élevé à 10,03 dollars sur le deuxième trimestre, contre une anticipation moyenne de 9,36 dollars des analystes. En Bourse, le titre Blackrock reculait malgré tout de 2,1% dans les transactions précédant l'ouverture de Wall Street. 
  • Bank of America (BAC, 39,86 $US) a plus que doublé son bénéfice au deuxième trimestre grâce notamment à la réduction de réserves mises de côté en début de pandémie, mais a vu son chiffre d'affaires reculer en raison de la baisse des taux d'intérêt. La banque avait augmenté ses réserves de 4 milliards au deuxième trimestre 2020 pour pouvoir faire face aux éventuels défauts de paiement de ses clients. Au vu de «l'amélioration de l'environnement économique» au fur et à mesure que l'économie se reprend, elle a décidé de les réduire de 2,2 milliards de dollars. Les dépenses de cartes de débit et de crédit des clients particuliers ont augmenté de 16% par rapport au trimestre précédent. Le bénéfice net de Bank of America a bondi de 173% à 9 milliards de dollars. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice s'est élevé à 1,03 dollar, soit plus que les 77 cents attendus par les analystes. L'action reculait de 1,76% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse de New York.
  • Velan (VLN, 9,90 $) a dévoilé mardi une perte du premier trimestre plus importante que celle réalisée lors de la même période l’an dernier, ce que le fabricant de robinetterie industrielle a attribué à des frais d’administration plus élevés et à d’autres éléments non récurrents. La société montréalaise a réalisé une perte de 5,1 millions $ US, ou 24 cents US par action, pour le trimestre clos le 31 mai, ce qui se comparait à une perte de 1,9 million $ US, ou 9 cents US par action, pour la même période l’an dernier. Les revenus de Velan se sont établis à 74,5 millions $ US au plus récent trimestre, en baisse de 2,8 % par rapport au chiffre d’affaires de 76,7 millions $ US du premier trimestre de 2020. Malgré cette détérioration de ses résultats, la société s’est dite encouragée par l’amélioration des marges de ses activités mondiales et par le renforcement de son carnet de commandes. La valeur de ce dernier a atteint 607,2 millions $ US à la fin du trimestre, soit son niveau le plus élevé depuis août 2012. Velan avait décidé, à la fin de son exercice financier 2020, de suspendre son dividende et a indiqué mardi que sa décision restait inchangée. Elle sera cependant réévaluée sur une base trimestrielle. 

 

 

À surveiller

 

Aritzia (ATZ, 37,38$): les boutiques ont déjà retrouvé la productivité d’avant la pandémie. Déjà très enthousiaste à l’égard du détaillant griffé, Irene Nattel de RBC Marchés des capitaux relève ses attentes davantage après un solide premier trimestre et l’augmentation des objectifs de revenus pour 2022.

Savaria (SIS, 19,94$): des synergies plus graduelles de l’intégration d’Handicare. Moins d’un moins avant le dévoilement des résultats du deuxième trimestre, le 11 août, Zachary Evershed de la Financière Banque Nationale modère un peu les prévisions pour les marges du spécialiste des équipements pour les personnes à mobilité réduite.

Stelco (STLC, 36,80$): le fabricant d’acier sous-évalué aura bientôt un surplus de capital d’un milliard. Bien que les cours de l’acier approchent probablement d’un pic et que l’action de Stelco ait grimpé, Michael Doumet, de Banque Scotia, juge que l’action encore sous-évaluée.

 

15 juillet

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • Cogeco Communications (CCA, 120,21 $) s’attend à profiter de la tendance du télétravail, qu’il s’attend à voir se prolonger, alors que la COVID-19 continue d’avoir un impact sur ses activités. La société montréalaise, qui a rejeté l’an dernier une offre d’achat hostile de Rogers Communications, a indiqué que la tendance du marché du travail devrait être bénéfique pour ses divers projets d’expansion de réseau, particulièrement dans les régions moins bien desservies ou non desservies. Cogeco Communications a affiché mercredi soir un profit attribuable à ses actionnaires de 95,7 millions $, soit 2,01 $ par action, pour le trimestre clos le 31 mai. En comparaison, la société avait réalisé un profit de 90,8 millions $, ou 1,87 $ par action, pour la même période un an plus tôt. Les revenus de ce qui était le troisième trimestre de Cogeco ont progressé de 3,1 % à 624,3 millions $, alors qu’ils s’étaient chiffrés à 605,8 millions $ au même trimestre l’an dernier. En excluant les fluctuations des taux de change, ses revenus ont grimpé de 8,8 %, a précisé l’entreprise. «Bien que nous sommes satisfaits des résultats financiers à ce jour compte tenu des circonstances, nous continuons de gérer la situation avec prudence, puisque des incertitudes subsistent quant aux éventuelles répercussions de la pandémie sur les aspects humain, opérationnel et financier», a indiqué la société dans un communiqué.
  • La banque d'affaires américaine Morgan Stanley (MS, 92,46 $US) a dévoilé jeudi de solides résultats au deuxième trimestre, profitant de la bonne santé des marchés financiers dans un contexte de réouverture des économies, et d'une activité de conseil au beau fixe. Son bénéfice net a atteint 3,5 milliards de dollars, en hausse de 10% sur un an, après avoir enregistré un doublement au trimestre précédent. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice net atteint 1,85 dollar, supérieur aux attentes (1,65 dollar), mais un peu inférieur à celui de l'an dernier (1,96 dollar). Le chiffre d'affaires s'est quant à lui établi à 14,8 milliards de dollars, supérieur là encore aux 13,96 milliards prédits par les analystes. La banque a fait part de résultats solides, particulièrement dans ses activités de conseils en fusions et acquisitions et en introductions en Bourse, les deux segments affichant une croissance du chiffre d'affaires de 44% et 22%. En Bourse, le titre perdait toutefois 1,22% dans les transactions précédant l'ouverture de Wall Street, une chute s'expliquant — comme pour plusieurs banques ayant déjà dévoilé leurs comptes trimestriels — par une très forte progression sur le titre ces derniers mois. 
  • Air France (AF, 3,77 €) va proposer à ses clients d'intégrer à leur billet les données sanitaires leur permettant de voyager, afin de fluidifier les passages à l'aéroport. Les passagers d'Air France recevront, quelques jours avant le vol, un courrier électronique les invitant à transmettre «leurs documents d'ordre sanitaire via une plateforme en ligne», a précisé jeudi la compagnie dans un communiqué, quatre jours après l'annonce de l'extension du pass sanitaire aux transports longue distance en France. «Ces documents sont alors vérifiés et sous réserve de leur conformité, un message de confirmation est adressé au client. Les cartes d'embarquement émises porteront alors la mention +Ready to Fly+ (prêt à voler, NDLR) permettant une prise en compte rapide par les équipes Air France en aéroport le jour du départ», a encore indiqué la compagnie. La plateforme de transmission respectera les règles européennes sur la protection des données (RGPD), a souligné un porte-parole d'Air France: «les documents téléchargés par les passagers sont stockés temporairement pour le temps strictement nécessaire à la vérification puis sont détruits». Face à la menace du variant Delta de la COVID-19, le président Emmanuel Macron a annoncé lundi l'extension du pass sanitaire aux transports de longue distance en France: trains, autocars et avions.
  • Le groupe américain de sécurité informatique NortonLifeLock (NLOK, 26,91 $US) et son concurrent tchèque Avast ont annoncé jeudi être en «discussions avancées» en vue d'une fusion qui créerait un géant pour les produits grand public. Les deux groupes ont confirmé dans des communiqués distincts leur projet après une information du Wall Street Journal indiquant qu'Avast serait valorisé 8 milliards de dollars pour l'occasion. L'opération pourrait prendre la forme d'une offre de rachat lancé par NortonLikeLock sur Avast, même s'il n'est pas encore certain qu'une proposition formelle sera faite, prévient la société tchèque. Selon la loi britannique sur les fusions, puisque Avast est coté à la Bourse de Londres, l'américain a jusqu'au 11 août pour déposer une offre ou renoncer à tout rachat. NortonLifeLock assure dans son communiqué que les deux entreprises ont la même vision du marché et sont très complémentaires. Basé à Prague et créé en 1988, Avast est l'un des groupes les plus importants au monde dans les logiciels de sécurité et propose une gamme de produits aux entreprises et aux particuliers pour protéger leur ordinateur contre les virus et autres attaques informatiques.
  • Le groupe automobile allemand Daimler (DAI, 73,23 €) a fait état jeudi d'un bénéfice opérationnel de 5,2 milliards d'euros au deuxième trimestre, grâce à des plans d'économies et à une reprise d'activité post-pandémie, malgré les pénuries de semi-conducteurs qui plombent ses résultats. Le constructeur a dégagé un bénéfice opérationnel de quelque 5,2 milliards d'euros et un flux net de trésorerie d'environ 2,6 milliards d'euros pour ses activités industrielles, a-t-il détaillé. À la même période, en 2020, le groupe, qui détient la marque Mercedes, avait subi une perte opérationnelle de 1,7 million d'euros en raison de la pandémie de coronavirus. Au deuxième trimestre 2019, avant la crise sanitaire, le groupe avait aussi connu une perte, de 1,6 milliard d'euros, à cause des charges exceptionnelles liées au «dieselgate». Comme l'ensemble du secteur, l'entreprise a bénéficié, au début de l'année, du redémarrage de l'économie mondiale, grâce à une accalmie sur le plan de la pandémie de coronavirus, notamment aux États-Unis et en Chine, puis en Europe. Mais depuis plusieurs semaines, il fait face, à l'instar de ses concurrents, à des pénuries de composants électroniques, particulièrement de puces, qui l'empêchent d'honorer de nombreuses commandes.

 

À surveiller

 

Netflix (NFLX,NASQ, 549,95 US$): les nouveaux abonnés seront au rendez-vous. Le cours de l’action du diffuseur américain en continu a stagné depuis 12 mois s’appréciant d’un maigre 3 % pendant que l’indice S&P 500 bondissait de plus de 41 %. On met la faute sur le ralentissement marqué de l’addition de nouveaux abonnés par rapport à l’année précédente alors que la pandémie avait incité plus de 26 millions de personnes à s’abonner lors du premier semestre 2020, et ce bien que le diffuseur offrait un contenu moins élaboré. 

EA (EA, NSDQ, 143,12 $US): l’analyste de la BMO hausse sa recommandation et son cours cible. Prévoyant que l’industrie du jeu vidéo réussira beaucoup mieux que ne le croient de nombreux investisseurs qui tablent plutôt sur un ralentissement post-pandémie, Gerrick L. Johnson, analyste chez BMO Marchés des capitaux, hausse sa recommandation pour EA de «performance» de secteur à «surperformance» au marché. Son cours cible pour les 12 prochains mois passe de 150 $US à 168 $US. 

NuVista Energy (NVA, 3,83 $): un refinancement opportuniste. Dans un marché aussi volatil que celui des matières premières, il vaut mieux profiter de l’occasion d’assurer son financement lorsque l’occasion est intéressante. C’est ce que rappelle Chris MacCulloch, analyste chez Desjardins, à la suite de l’annonce par le producteur de pétrole et de gaz naturel de Calgary qu’il allait vendre pour 230 millions de dollars (M$) en obligations de premier rang non-garanties dont l'intérêt est de 7,875 % et venant à échéance en juillet 2026.

 

16 juillet

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • Le géant américain des semi-conducteurs Intel (INTC, 55,81 $US) est en discussion pour racheter GlobalFoundries dans une opération à environ 30 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal, qui permettrait à l'Américain de dynamiser sa production en pleine période de pénurie mondiale. La faisabilité de l'opération est pour le moment incertaine, GlobalFoundries pouvant également décider d'effectuer une introduction en Bourse au lieu de se vendre, précise le quotidien des affaires américain citant des sources proches du dossier. Interrogé par l'AFP, Intel n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. Son titre prenait 0,52% juste avant l'ouverture de Wall Street. Le groupe avait annoncé, plus tôt cette année, son intention d'investir plus de 20 milliards de dollars dans deux nouvelles usines en Arizona et pour renforcer la production en Occident.
  • Le spécialiste montréalais de la simulation de vol CAE (CAE, 28,46 $US) a annoncé jeudi avoir l’intention d’investir 1 milliard $ dans l’innovation au cours des cinq prochaines années, dans le cadre d’un partenariat avec les gouvernements canadien et québécois. CAE a précisé que l’investissement irait au développement de solutions d’intelligence artificielle et de données destinées aux secteurs de l’aviation civile, de la défense et sécurité, et de la santé. Le gouvernement canadien contribuera à ce programme à hauteur de 190 millions $, tandis que la contribution du gouvernement du Québec sera de 150 millions $. Le programme d’investissement quinquennal en recherche et développement de l’entreprise, baptisé «Projet Résilience», pourrait également voir CAE produire une technologie verte pour les aéronefs légers. Le financement ira aussi au développement de technologie de simulation, et au développement d’avions électriques à décollage et atterrissage verticaux. CAE a précisé que le financement entraînerait la création de 700 emplois hautement qualifiés et de 5000 postes d’expérience de travail pour des étudiants d’établissements postsecondaires. 
  • L'action du géant suédois des télécoms Ericsson (ERIC, 13,25 $US) chutait lourdement vendredi après un deuxième trimestre marqué par de mauvaises nouvelles venues de Chine, malgré un contrat géant de plus de 8 milliards de dollars décroché avec l'Américain Verizon aux États-Unis. En début de séance à la Bourse de Stockholm, le deuxième constructeur mondial de réseaux télécoms perdait près de 10%, plombé par les inquiétudes sur des représailles en Chine au bannissement de ses concurrents chinois Huawei et ZTE de la construction de réseaux 5G en Suède. Les ventes en Chine se sont effondrées des deux tiers au deuxième trimestre, tombant de façon imprévue à 1,5 milliard de couronnes et la direction a suggéré que la situation était durable sur l'important marché chinois. Au deuxième trimestre, le fleuron suédois a dégagé un bénéfice net de 3,9 milliards de couronnes (381 millions d'euros), en hausse de 51% sur un an, tiré par l'amélioration de sa rentabilité générale, selon son rapport financier. Mais le chiffre d'affaires est ressorti en légère baisse (-1%), à 54,9 milliards de couronnes, du fait essentiellement du net déclin des ventes en Chine, ainsi que d'un recul des revenus liés aux brevets. Les analystes s'attendaient à un bénéfice net moindre, aux alentours de 350 millions d'euros selon Factset et Bloomberg, mais à un chiffre d'affaires nettement supérieur, au-delà des 57,2 milliards de couronnes.

 

 

À surveiller

 

Cogeco (CCA, 120,07$): de nombreuses sources de croissance. S’appuyant sur une percée du marché du sans-fil canadien et sur une stratégie de fusions et acquisitions agressive aux États-Unis, Cogeco génèrera de la croissance grâce à de nombreux nouveaux filons, note l’analyste de Canaccord Genuity, Aravinda Galappatthige.

Sleep Country Canada Holdings (ZZZ, 28,42 $): l’entreprise peut dormir à poings fermés. Si les prochains résultats trimestriels de Sleep Country devraient souffrir de la fermeture prolongée de ses magasins en Ontario, cela n’est que de meilleur augure pour ceux du troisième et du quatrième trimestre, assure John Zamparo, de Marchés des capitaux CIBC.

Métaux Russel (RUS, 33,92 $): le prix de l’acier garantit de solides résultats. La hausse des prix de l’acier est salutaire pour Métaux Russel : non seulement cela a un effet positif sur son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de 2021, mais aussi sur les attentes d’Alexander Jackson de RBC Marchés des capitaux liées à son bénéfice par action à court terme et son cours cible.

 

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