Les titres boursiers qui ont retenu l'attention cette semaine

Publié le 05/03/2021 à 13:57

Les titres boursiers qui ont retenu l'attention cette semaine

Publié le 05/03/2021 à 13:57

Par lesaffaires.com
Une vue extérieure de Wall Street, à New York

(Photo: 123RF)

Quels titres boursiers et rapports d'analystes ont retenu l'attention cette semaine? Voici une revue de presse qui regroupe divers textes boursiers.

 

1 mars

 

Dans les Titres en action:

 

  • La compagnie américaine United Airlines (UAL, 49,05 $US) a annoncé lundi avoir commandé 25 Boeing (BA, 219,03 $US) 737 MAX supplémentaires, signalant ainsi sa confiance dans l'appareil, cloué au sol pendant près de deux ans après deux accidents mortels, et dans la reprise du trafic aérien. Le transporteur a aussi prévu d'avancer à 2022 et 2023 la livraison de 737 MAX déjà commandés, est-il précisé dans un document transmis à l'autorité américaine des marchés financiers (SEC) selon lequel la compagnie a désormais 188 appareils de cette famille dans son carnet de commandes. La compagnie ne précise pas quels types précis de 737 MAX elle a commandés. Selon les modèles, ils sont officiellement vendus entre 99,7 millions et 134,9 millions de dollars, mais les prix sont souvent négociés à la baisse. L'action des deux entreprises prenait plus de 5% à Wall Street vers 11 heures.
  • La multinationale québécoise CAE (CAE, 37,09 $) met la main sur les activités de formation et de simulation en défense de l’entreprise américaine L3Harris Technologies (LHX, 182,93 $US) pour 1,05 milliard $ US. Un accord définitif a été conclu avec L3Harris pour l’acquisition de sa division Formation militaire et la clôture devrait avoir lieu au cours de la seconde moitié de l’année civile 2021, a annoncé lundi CAE. La division acquise comprend Link Simulation & Training, Doss Aviation et AMI, qui sont respectivement, un fournisseur de solutions d’entraînement militaire aux États−Unis, un fournisseur de l’entraînement initial au vol à la United States Air Force et un établissement de conception et de fabrication du matériel destiné aux simulateurs. Une fois l’acquisition complétée, la division exercera ses activités sous CAE USA, dont le siège social est situé à Tampa, en Floride. La transaction est financée par des reçus de souscription émis auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) à hauteur de 475 millions $ CA ainsi qu’à GIC Private Limited, le fonds souverain singapourien, pour 225M$ CA et par d’autres liquidités actuellement disponibles.
  • Le groupe suisse d'accessoires informatiques Logitech (LOGI, 86,67 CHF) a ajusté ses objectifs financiers lundi, disant s'attendre à un tassement de sa croissance l'an prochain après un exercice 2020/2021 exceptionnel pour lequel il a encore relevé la barre. Le groupe suisse, qui fabrique des claviers, souris, accessoires de vidéoconférence et de jeux a encore rehaussé son objectif de ventes pour l'année en cours, prévoyant désormais une progression de 63% (hors effets de change), a-t-il indiqué dans un communiqué. Mi-janvier, lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, le groupe qui publie ses résultats sur une base décalée avait dit s'attendre à une progression de ses ventes de l'ordre de 57 à 60% pour l'exercice 2020-2021 qui doit s'achever fin mars. Le groupe suisse a vu ses ventes exploser de trimestre en trimestre depuis le début de la crise sanitaire avec la demande de webcams, d'accessoires pour vidéoconférence et tablettes, dopée par le télétravail, la télémédecine et l'école à distance. Au troisième trimestre seulement, ses ventes avaient bondi de 85% sur an pour atteindre 1,6 milliard de dollars.

 

À surveiller

 

CAE (CAE, 37,09$): une bonne acquisition. Doug Taylor, de Canaccord, croit que l’acquisition des activités de formation militaire de L3 Harris pour un montant de 1,05 milliards de dollars américains (G $US), annoncée lundi matin, va être acueillie favorablement par le marché. L’acquisition se fait à un prix de 13,5 fois le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA). 

Apple (AAPL, 119,09 $US): une confirmation de la thèse du super cycle. L’équipe de Wedbush a fait une analyse de la chaîne de production du iPhone en Asie. Leur recherche renforce la confiance de son analyste Daniel Ives dans la thèse d’un «super cycle» pour le téléphone intelligent d’Apple.

Telus International (TIXT, 34,29 $): un premier commentaire de Scotia. Paul Steep, de Banque Scotia, entame le suivi de Telus International avec une recommandation «surperformance» et une cible de 38 $US. L’analyste croit que le spécialiste des solutions numériques pourra faire progresser ses revenus à un rythme de 20% par année de 2021 à 2023, sans acquisition.

 

 

2 mars

 

Dans les Titres en action:

 

 

  • George Weston (WN, 99,78 $) a affiché mardi un bénéfice net en baisse pour son quatrième trimestre, par rapport à la même période un an plus tôt, en raison de l’inscription de charges non récurrentes. Le propriétaire des Compagnies Loblaw, des Propriétés de choix et de Weston Foods a fait état d’un bénéfice attribuable aux actionnaires de 289 millions $, ou 1,88 $ par action, pour son trimestre clos le 31 décembre. En comparaison, son profit avait atteint 433 millions $, ou 2,81 $ par action, à la même période en 2019. En excluant les éléments extraordinaires, George Weston a réalisé un bénéfice de 2,03 $ par action, comparativement à un profit ajusté de 1,69 $ par action au quatrième trimestre précédent. Les revenus du plus récent trimestre, qui comprenait 13 semaines, ont totalisé 13,81 milliards $, en hausse par rapport à ceux de 12,11 milliards $ de la même période un an plus tôt, qui ne comptait que 12 semaines. Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit ajusté de 1,89 $ par action, à partir de revenus de 14,06 milliards $, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.
  • Le chocolatier suisse Lindt & Sprüngli (LISN, 83 700 CHF) a vu ses bénéfices fondre en 2020 avec la pandémie, mais a dit mardi s’attendre à une progression de ses ventes de l’ordre de 6 à 8 % en 2021, espérant un net rebond. Cet objectif pour l’année en cours est supérieur à son objectif de croissance de moyen à long terme de 5 à 7 % (hors effets de changes et acquisitions) que le groupe a également confirmé lors de la publication de ses résultats annuels. Le chocolatier suisse a également dit s’attendre à un rebond de sa marge opérationnelle aux environs de 13 à 14 % en 2021, qui redevrait ensuite grimper à 15 % en 2022, a-t-il indiqué dans un communiqué. Avec le choc de la crise sanitaire en particulier au premier semestre, son bénéfice net s’est contracté de 37,5 % par rapport à l’année précédente, à 320,1 millions de francs suisses (290,8 millions d’euros). Sa marge opérationnelle s’est, elle, effritée à 10,5 %, contre 13,2 % un an plus tôt, a-t-il précisé. Le chocolatier suisse connu pour ses pralines Lindor et ses lapins de Pâques dorés avait déjà publié son chiffre d’affaires en janvier, faisant état d’une baisse de 6,1 % de ses ventes (hors effets de changes).
  • Zoom (ZM, 333,30 $US) a fini en force une année qui l'a propulsé d'application de visioconférence à outil vedette de nos vies professionnelles, scolaires et sociales, une tendance de fond malgré l'amélioration des perspectives sanitaires en 2021. La société table en effet sur une croissance de 42% de son chiffre d'affaires pour l'année en cours, d'après son communiqué de résultats trimestriels paru lundi, malgré la probabilité que les vaccins contre la COVID-19 rendent l'éducation à distance et le télétravail moins nécessaires. De février 2020 à janvier 2021, Zoom a engrangé 2,65 milliards de dollars de revenus, soit 327% de plus que l'année précédente et gagné 672 millions de bénéfice net (contre 25 millions en 2019-20). Au dernier trimestre, pendant la saison des fêtes marquée par des reconfinements et des incitations à ne pas organiser de rassemblements, Zoom a réalisé 882 millions de dollars de chiffre d'affaires (+369%) et 260 millions de bénéfice net (contre 15 millions de novembre 2019 à janvier 2020). Fin janvier, le groupe comptait plus de 467 000 entreprises clientes avec plus de 10 employés. Le titre du groupe bondissait de près de 7% au cours des échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse, mardi matin.
  • Volvo (VOLV, 225,20 couronnes suédoises) va proposer une gamme électrique étoffée uniquement en ligne pour «simplifier» ses ventes et toucher un nouveau public, ont indiqué lundi les dirigeants de la marque suédoise dans un entretien à l'AFP. Filiale du groupe chinois Geely, la marque va accélérer l'électrification de ses modèles et prévoit de retirer de son catalogue d'ici 2030 tous ses modèles à combustion, y compris les hybrides, la même année que Bentley ou Ford pour l'Europe. L'engagement est le plus ambitieux des grands constructeurs automobiles à l’échelle mondiale. Volvo présentera mardi son deuxième modèle 100% électrique, le SUV «coupé» C40, et prévoit d'ici 2025 un petit modèle électrique pensé pour les routes européennes, avant un éventuel cinquième SUV. «Tous nos véhicules électriques ne seront vendus que sur internet», a dit mardi Håkan Samuelsson, le PDG de Volvo Cars, dans un entretien à l'AFP. «Dès 2025, la moitié de nos voitures seront électriques, et la moitié de nos ventes se fera en ligne».
  • La chaîne britannique de vente en ligne de vêtements Boohoo (BOO, 314,10 £) chutait en Bourse mardi après des informations de presse indiquant qu’elle risquait une interdiction aux États-Unis en raison d’accusations de non-respect du droit du travail, qu’elle dément. Le titre perdait 3,30 % vers 10 h 00 à la Bourse de Londres. Sky News affirmait un peu plus tôt que l’agence des douanes et de la protection des frontières américaine (CBP) avait assez de preuves pour ouvrir une enquête, à la suite de pétitions lancées par l’association britannique Liberty Shared. Selon la chaîne d’informations, Boohoo risque d’être interdite d’exporter ses produits sur le sol américain.

 

À surveiller

 

Spin Master (TOY, 37,64$): un retour en force. À la lumière des prévisions de la direction du fabricant de jouets canadiens, Martin Landry, de Stifel GMP, croit que la société serait en mesure de revenir plus rapidement à des sommets historiques de rentabilité. Spin Master a dépassé les attentes au quatrième trimestre. Son bénéfice ajusté par action de 0,14$ était le double du consensus à 0,07$ et une nette amélioration par rapport à la perte de 0,08$ l’an dernier.

Cargojet (CJT, 169,09$): trop grand plongeon. L’action du transporteur de cargo a trop piqué du nez, croit Konark Gupta, de Banque Scotia. L’analyste bonifie donc sa recommandation à «surperformance». L’action a décliné de 30% depuis son sommet de novembre et de 18% depuis le début de l’année.

Zoom Video Communications (ZM, 333,30 $US): le retour à la normale. L’application de vidéoconférence a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes au quatrième trimestre de l’exercice 2021 (terminé à la fin janvier). Pour l’exercice 2022, la direction a dit s’attendre à une croissance des revenus de 42%, plus que la prévision du consensus à 36%.

 

 

3 mars

 

Dans les Titres en action:

 

  • Banque Laurentienne Groupe Financier (LB, 40,12 $) a dépassé les attentes en déclarant une hausse de son bénéfice au premier trimestre, comparativement à il y a un an, alors même que ses provisions pour pertes sur créances ont légèrement augmenté. L’institution financière montréalaise dit avoir gagné 44,8 millions $ ou 96 cents par action diluée pour le trimestre terminé le 31 janvier, contre un bénéfice de 32,2 millions $ ou 68 cents par action diluée il y a un an. Les revenus ont totalisé 247,4 millions $, comparativement à 238,7 millions $ au trimestre de l’année précédente. Les provisions pour pertes sur créances ont totalisé 16,8 millions $ pour le trimestre, contre 14,9 millions $ un an plus tôt, en raison d’une augmentation des provisions sur les prêts commerciaux dépréciés. Sur une base ajustée, la Laurentienne affirme avoir gagné 1,03 $ par action diluée pour son plus récent trimestre, contre un bénéfice ajusté de 79 cents par action diluée un an plus tôt. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice ajusté de 74 cents par action, selon la société de données financières Refinitiv.
  • Le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (STLA, 16,47 $US) a annoncé mercredi avoir enregistré un bénéfice net de 24 millions d'euros en 2020, signe que le groupe a résisté à la crise du secteur automobile provoquée par la pandémie de coronavirus. Ce bénéfice est néanmoins nettement inférieur à celui enregistré en 2019 qui était de 2,7 milliards d'euros. Au quatrième trimestre, le bénéfice de FCA, qui a fusionné à la mi-janvier avec son homologue français PSA, a atteint 1,56 milliard d'euros, en recul de 1%. Le chiffre d'affaires annuel du constructeur, qui compte les marques Fiat, Chrysler, Jeep, Maserati, Alfa Romeo, Dodge et Ram, a accusé le coup, chutant de 20% à 86,67 milliards d'euros. Sur le seul dernier trimestre, il a baissé de 4% à 28,58 milliards d'euros. Le constructeur a écoulé 3,43 millions de véhicules sur l'année, un chiffre en recul de 22%, «dû à des perturbations de la production et de la demande» engendrées par la pandémie de coronavirus. Sur le quatrième trimestre, les livraisons ont atteint 1,16 million d'unités, un chiffre comparable à celui de la même période de 2019.

 

 

À surveiller

 

Alimentation Couche-Tard (ATD.B, 40,03$): à quoi s’attendre au troisième trimestre? Alimentation Couche-Tard dévoilera les résultats du troisième trimestre le 17 mars.Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux table sur une solide hausse de 15,3% du bénéfice d’exploitation à 1,38 milliard de dollars américains et de 16,4% du bénéfice à 0,60$US par action.

Neo Performance (NEO, 17,90$): une nouvelle filière de terres rares en Europe. Une entente d’approvisionnement entre Neo Performance Materials et l’américaine Energy Fuels offre assez de potentiel pour que Mark Neville de Banque Scotia hausse l’évaluation de la société qui met en valeur des terres rares.

George Weston (WN, 99,78$): un triple pari de reprise abordable. Au cours actuel, le propriétaire de Loblaw/Shoppers, de Propriétés de Choix et du boulanger Weston est un placement bon marché pour profiter de la reprise, estime Chris Li de Desjardins Marchés des capitaux. La société de portefeuille de la famille éponyme croit aussi que son titre est bon marché puisqu’elle rachète activement des actions, dont 1,3 million en décembre 2020.

 

 

4 mars

 

Dans les Titres en action:

 

  • Canadian Natural Resources (CNQ 30,95 $) a imité d’autres grands producteurs pétroliers en mettant de côté des millions de dollars pour parer aux coûts potentiels découlant de l’annulation du projet de pipeline Keystone XL. Dans ses résultats du quatrième trimestre, la société de Calgary a inscrit une charge de 143 millions $ liée à son exposition au projet interrompu en janvier par le président américain Joe Biden. En outre, Canadian Natural a haussé son dividende trimestriel pour une 21e année consécutive. Il grimpe ainsi de 11 % pour atteindre 47 cents par action. La société a affiché un bénéfice net du quatrième trimestre de 749 millions $, soit 63 cents par action, à partir de revenus totalisant 5,2 milliards $. En comparaison, elle avait réalisé un profit de 597 millions $, ou 50 cents par action, à partir de revenus de 6,3 milliards $, lors de la même période un an plus tôt. Dans des rapports, des analystes ont souligné que la production de Canadian Natural s’était révélée conforme à leurs attentes. Elle a atteint l’équivalent de 1,2 million de barils de pétrole par jour, soit davantage que celle de 1,16 million du même trimestre en 2019. Par ailleurs, si ce n’avait été de la provision pour Keystone XL, les résultats financiers auraient surpassé leurs attentes.
  • Bombardier (BBD.B, 0,65$) mise sur la croissance de ses activités de maintenance et de service après-vente pour générer un chiffre d’affaires d’environ 7,5 milliards $ US en 2025. L’avionneur, qui a complété son recentrage après avoir cédé ses activités de matériel roulant à Alstom en janvier dernier, a dévoilé ses objectifs, jeudi, dans le cadre de sa journée des investisseurs. À l’heure actuelle, les services après-vente représentent près de 18% des recettes de Bombardier, qui ont été d’environ 6,5 milliards $ US l’an dernier. L’entreprise québécoise souhaite que cette proportion atteigne 27% d’ici cinq ans. La multinationale s’attend à afficher une trésorerie positive l’an prochain et que le niveau devrait être supérieure à 500 millions $ US en 2020. Son bénéfice d’exploitation ajusté devrait osciller aux alentours de 1,5 milliard $ US, essentiellement grâce à l’amélioration de la rentabilité du Global 7500 — l’appareil sur lequel Bombardier mise grandement.
  • Le groupe de paiement numérique Square (SQ, 204,452 $US) dirigé par Jack Dorsey, également patron de Twitter, a annoncé jeudi prendre le contrôle de la plateforme de musique en streaming Tidal du rappeur Jay-Z. Square va débourser 297 millions de dollars en numéraire et en actions pour prendre une prise de participation majoritaire dans Tidal. Jay-Z, Shawn Corey Carter de son vrai nom, avait acheté Tidal pour environ 56 millions de dollars en 2015, mais le service n'a jamais vraiment décollé face à la concurrence de Spotify et Apple Music. Tidal, qui dispose d'un catalogue de plus de 70 millions de titres et 250 000 vidéos, assure se distinguer de ses rivaux en offrant via son abonnement premium (19,99 dollars par mois) une «expérience audio sans perte» et une «qualité sonore en haute fidélité». La plateforme, accessible dans une cinquantaine de pays, propose aussi un abonnement standard à 9,99 dollars par mois. À la Bourse de New York, l'action de Square reculait de 4,3% en début de séance.
  • Disney (DIS, 186,42 $US) a annoncé mercredi qu'il allait fermer «au moins soixante» de ses magasins en Amérique du Nord cette année pour se concentrer sur ses activités de vente en ligne. Ces fermetures ne seront qu'une première étape, le numéro un mondial du divertissement soulignant dans un communiqué qu'il entend «réduire de manière significative ses points de vente physiques» pour développer le commerce électronique. Disney souhaite ainsi développer l'an prochain sa plateforme de vente «shopDisney» et développer l'intégration de cette dernière avec les applis mobiles consacrées à ses parcs d'attractions et avec sa présence sur les réseaux sociaux.Le groupe ne précise pas la localisation des sites concernés ni le nombre de suppressions d'emploi que ces fermetures vont provoquer. Il y a environ 300 «Disney Stores» dans le monde. La valeur du titre de Disney baissait de 1,5% en début de séance jeudi.

 

 

À surveiller

Banque Laurentienne (LB, 40,12$): un autre examen stratégique à attendre. Comme plusieurs de ses collègues, Doug Young de Desjardins Marché des capitaux salue les meilleurs résultats que prévu de la septième banque au pays, mais reste prudent en attendant le nouvel examen stratégique de la nouvelle présidente.

Cominar (CUF.UN, 9,30$): encore de la valeur après le rebond du titre. Même si la qualité des résultats du quatrième trimestre laisse un peu à désirer et que le titre a déjà rebondi de 14% depuis le début de l’année, le redressement du fonds immobilier recèle encore du potentiel, croit Mario Sario, de Banque Scotia

Target (TGT, 169,04$): après une année exceptionnelle, le détaillant gagnera d'autres parts de marché. Le détaillant a perdu 10% de sa valeur en Bourse depuis le 2 mars parce que les investisseurs n’ont pas apprécié que les dirigeants n’aient pas fourni d’aperçu pour 2021 et que les dépenses en capital de 4 milliards de dollars américains restent élevées.

 

 

5 mars

 

Dans les Titres en action

 

  • Recipe Unlimited (RECP, 18,05$) a vu les ventes de son système dégringoler de plus de 30% au cours du dernier trimestre, tandis que la pandémie continuait d’entraîner des fermetures et des réductions de la capacité des salles à manger à travers le pays. Le groupe de restauration établi à Vaughan, en Ontario, affirme que les ventes de son système se sont élevées à 611,3 millions $ au quatrième trimestre, en baisse de 31,8% par rapport aux ventes de 895,8 millions $ rapportées à la même période l’année précédente. Le propriétaire d’enseignes telles que Harvey’s, St-Hubert et The Keg a été éprouvé par les restrictions sanitaires visant à freiner la propagation de la COVID-19, a fait valoir son président et chef de la direction, Frank Hennessey. Ses ventes hors site se sont néanmoins chiffrées à 150,4 millions $ pour le trimestre clos le 27 décembre dernier, en hausse de 66,6% par rapport aux ventes de 90,3 millions $ enregistrées au dernier trimestre de 2019. Recipe Unlimited fait état d’un chiffre d’affaires de 210,9 millions $ au quatrième trimestre, contre 327 millions $ un an plus tôt. Son bénéfice net ajusté s’est établi à 16,1 millions $, soit 28 cents par action. Ce profit avait été de 44,8 millions $ ou 77 cents par action au quatrième trimestre de 2019.
  • Sous pression d'actionnaires, le géant britannique des supermarchés Tesco (TSCO, 224,20 £) a annoncé vendredi de nouveaux objectifs pour vendre davantage de produits sains afin de prendre sa part dans la lutte contre contre les problèmes d'obésité au Royaume-Uni. Le groupe, numéro un du secteur dans le pays, veut porter la part de produits sains à 65% du total de ses ventes d'ici 2025, contre 58% actuellement, selon un communiqué. Il va en outre multiplier par quatre d'ici 2025 ses ventes de produits alternatifs aux viandes, à base d'aliments végétaux uniquement. Et Tesco veut également rendre plus sains ses plats préparés afin qu'ils comprennent dans l'ensemble d'ici 2025 au moins un des cinq aliments recommandés bons pour la santé chaque jour. 
  • Dassault Aviation (AM, 921,50 €) a vu son bénéfice net fondre de 57 % en 2020, à 303 millions d’euros, sous l’effet de la crise du Covid-19 ayant frappé son activité d’aviation d’affaires et de moindres livraisons d’avions de combat Rafale. Le constructeur aéronautique a publié vendredi un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en 2020, en chute de plus de 25 % après l’activité « historique » de l’année précédente. Si 2020 « fut une année “extra ordinaire” », elle a permis au groupe de « démontrer la pertinence de son modèle dual et de sa résilience », selon son PDG Eric Trappier, cité dans le communiqué. L’activité de défense, aux cycles plus longs, permet traditionnellement de compenser une baisse d’activité conjoncturelle dans le secteur civil. La défense a représenté près de 60 % de l’activité (3,3 milliards d’euros) mais s’affiche toutefois en baisse d’un tiers.
  • Le constructeur automobile nippon Honda (HMC, 29,14 $US) a lancé vendredi au Japon la commercialisation de la première voiture au monde dotée d’un système homologué de conduite autonome avancé de niveau 3, mais dans une série très limitée de 100 unités. Honda avait obtenu en novembre dernier le feu vert du ministère japonais des Transports pour son système « Traffic Jam Pilot », permettant une conduite autonome sous certaines conditions, par exemple quand le véhicule circule dans un embouteillage sur une voie rapide. Il s’agissait de la première homologation au monde pour un système de conduite autonome de niveau 3. Une grille internationale de référence désigne des niveaux de 0 à 5 en matière de conduite autonome. Le niveau 3 correspond à une automatisation dans des conditions pré-définies. Le Traffic Jam Pilot est intégré dans la nouvelle berline Honda Legend Hybrid EX, parmi d’autres fonctionnalités autonomes de niveaux inférieurs.

 

À surveiller

Bombardier (BBD.B, 0,65$): un plan ambitieux. Les objectifs à long terme de Bombardier sont impressionnants, s’ils sont atteints, commente Konark Gupta, de Banque Scotia, après avoir assisté à la journée des investisseurs.

Cineplex (CGX, 14,47 $): mise au point. Adam Shine, de Financière Banque Nationale, a rencontré les membres de la direction de Cineplex et a discuté de différents sujets. L’analyste souligne que les conditions du marché pourraient graduellement s’améliorer à partir du printemps.

Nielsen (NLSN, 24,10 $US): BMO plus optimiste. La décision de Google de ne plus utiliser l’historique de recherche des internautes pour produire des publicités ciblées renforce l’importance des activités de mesures des habitudes des consommateurs, croit Daniel Salmon, de BMO Marchés des capitaux.

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