À surveiller: Bombardier, Cineplex et Nielsen

Publié le 05/03/2021 à 09:01

À surveiller: Bombardier, Cineplex et Nielsen

Publié le 05/03/2021 à 09:01

Par Stéphane Rolland
Un cinéma Cineplex

La situation pourrait s'améliorer pour les cinémas d'ici la fin du printemps. (Photo: Getty Images)

Que faire avec les titres de Bombardier, Cineplex et Nielsen? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Bombardier (BBD.B, 0,65$): un plan ambitieux

Les objectifs à long terme de Bombardier sont impressionnants, s’ils sont atteints, commente Konark Gupta, de Banque Scotia, après avoir assisté à la journée des investisseurs.

L’analyste souligne que les objectifs en ce qui a trait aux marges sont ambitieux. La société vise des marges avant intérêts, impôts et amortissement (marge BAIIA) de 20% en 2025. Celles-ci avoisinent les 3 à 4% pour 2020. L’arrivée à maturité du Global 7500 devrait contribuer à l’augmentation des marges. La direction veut aussi réduire ses coûts de 400 millions de dollars (M$) d’ici 2023. «Nous pensons que les marges vont augmenter de manière importante, mais le chiffre de 20% est téméraire à ce stade-ci quand on sait que le segment aérospatial de General Dynamics enregistre des marges de 16% à 17%. Nous anticipons plutôt des marges à 16%.»

La direction espère générer des flux de trésorerie positifs en 2022 et anticipe que ceux-ci atteindront 500 M$ en 2025, comparativement à 500 M$ de liquidités brûlées cette année. Konark Gupta a un doute particulièrement en ce qui a trait aux prévisions de dépense en capital de 200 M$ par année. «Bombardier se trouve dans une industrie concurrentielle et elle devra lancer de nouveaux produits de temps en temps pour rester dans la course.»

Bombardier veut atteindre un ratio dette/BAIIA de 3 fois en 2025. Cela implique une dette nette de 4,5 milliards (G$) en 2025. La dette nette de la société est de 4,7 G$ (en tenant compte de la vente de Bombardier Transport). La direction estime qu’elle sera en mesure de réduire ses frais d’intérêt de 250 M$ au cours des cinq prochaines années.

Konark Gupta demeure prudent quant aux ambitions de Bombardier. Il maintient donc sa recommandation «performance de secteur», mais augmente son cours cible de 0,65$ à 0,80$. Si jamais la société réussit à se redresser, l’analyste pense que le titre peut atteindre 2,50$ au cours des cinq prochaines années.

 

Cineplex (CGX, 14,47 $): mise au point

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