À la mode de chez nous

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Juin 2015

À la mode de chez nous

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Édition du 20 Juin 2015

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Marie Saint Pierre

[Photo : Jérôme Lavallée]

Marie Saint Pierre
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Marie Saint Pierre

Marie Saint Pierre a ouvert, à la mi-mai, une boutique dans le quartier effervescent de Wynwood, à Miami.

Marie Saint Pierre
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Marie Saint Pierre

Marie Saint Pierre
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Denis Gagnon

[Photo : Jérôme Lavallée]

Denis Gagnon
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Denis Gagnon

La tanière de la star de la mode québécoise est située dans un sous-sol de la rue Saint-Paul Ouest, dans le Vieux-Montréal.

Denis Gagnon
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Denis Gagnon

Denis Gagnon
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Denis Gagnon

Denis Gagnon
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Ève Gravel

Au tournant d'un couloir gris et sans charme surgit un vaste espace blanc et lumineux dont les fenêtres multiples offrent une vue panoramique sur le mont Royal. Bienvenue dans l'atelier de la créatrice de mode Ève Gravel !

[Photo : Jérôme Lavallée]

Ève Gravel
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Ève Gravel

Ève Gravel
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Ève Gravel

Ève Gravel
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Philippe Dubuc

[Photo : Jérôme Lavallée]

Philippe Dubuc
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Philippe Dubuc

Depuis l'automne dernier, le créateur montréalais a pignon sur rue dans le Vieux-Montréal, un secteur mieux adapté au marché du luxe que la rue Saint-Denis, où il a tenu boutique pendant 18 ans.

Philippe Dubuc
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Philippe Dubuc

Depuis l'automne dernier, le créateur montréalais a pignon sur rue dans le Vieux-Montréal, un secteur mieux adapté au marché du luxe que la rue Saint-Denis, où il a tenu boutique pendant 18 ans.

Philippe Dubuc
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Rad Hourani

[Photo : Jérôme Lavallée]

Rad Hourani
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Rad Hourani

Une galerie. C'est ainsi que Rad Hourani désigne le point de vente qu'il a ouvert il y a un an dans le Vieux-Montréal. Il préfère ce mot à celui de boutique, car il lui correspond davantage.

Rad Hourani
Ève Gravel : le souci du détail

Au tournant d'un couloir gris et sans charme surgit un vaste espace blanc et lumineux dont les fenêtres multiples offrent une vue panoramique sur le mont Royal. Bienvenue dans l'atelier de la créatrice de mode Ève Gravel ! «J'ai tout peint en blanc dès que je suis arrivée, raconte-t-elle. Je rêvais d'un atelier aux murs immaculés.»

Elle a choisi de s'installer au huitième étage d'un des grands immeubles en béton qui surplombent le Mile-End. Depuis 10 ans, elle est fidèle à ce quartier taillé pour les artistes et autres créateurs de mode qui, comme elle, en ont fait leur milieu de travail. Mais aussi en raison des nombreux ateliers de couture qui s'y trouvent depuis des décennies.

L'aspect à la fois industriel et ancien du quartier et de l'immeuble correspond bien à la personnalité de la styliste, qui a utilisé des matériaux recyclés pour meubler son espace de création et de production. Ève Gravel aime la récup' et cela se voit !

Boutiques indépendantes

En ce lundi matin de mai, l'ambiance est studieuse. Le chef d'atelier et assistant-designer travaille sur des commandes de réassortiment pour la soixantaine de boutiques indépendantes qui vendent les vêtements d'Ève Gravel partout au Canada. Puisqu'elle n'a pas ses propres magasins, les ventes de la native de Chicoutimi dépendent de la bonne santé financière des boutiques multimarques qui forment sa clientèle.

Le secteur du détail a connu une année difficile en 2014, notamment en raison du froid. Difficile pour son agente d'inciter les magasins à passer des commandes pour la prochaine saison quand on peine à écouler la collection actuelle.

En 2014, Ève Gravel a donc connu une baisse de son chiffre d'affaires pour la première fois depuis ses débuts, il y a 13 ans. Une déconvenue qui ne ternit en rien la réussite de Mme Gravel, qui mise sur un équilibre délicat entre création et contrôle des coûts. «C'était un choix dès le départ, car je préfère vivre de mon travail, faire durer ma gamme et voir les gens porter mes créations plutôt que de ne faire que m'amuser et devoir fermer après trois ans d'activité», assure-t-elle.

Pour y parvenir, elle combine la découverte de matières premières pas trop onéreuses et le design de vêtements aux coupes simples, car moins chers à produire, mais ornés d'un détail qui rend la pièce intéressante. «Je n'ai jamais voulu faire de haute couture, ajoute-t-elle. De toute façon, au Canada, rares sont les boutiques qui vendent du luxe, et quand elles le font, elles préfèrent acheter des marques connues.»

Cette attention portée au contrôle des coûts est d'autant plus nécessaire que la conjoncture est de plus en plus difficile pour les grands couturiers québécois. Les matières premières, le transport et les loyers augmentent, mais les consommateurs ne sont pas prêts à débourser davantage. Résultat, les marges s'amenuisent. «Cela m'est arrivé d'augmenter mes prix, et je me le suis fait dire, raconte Ève Gravel. Chaque saison, il faut trouver des idées originales pour se distinguer des grandes marques. Et ce, tout en produisant au Québec, car c'est important pour moi tout comme pour la clientèle.»

Aux États-Unis et en Europe

Afin d'agrandir son marché, Ève Gravel a lancé un site transactionnel il y a deux ans et demi. Les ventes par Internet sont en progression et devraient doubler cette année.

Depuis trois ans, elle essaie également de percer le marché américain. Tout un défi à relever. Les frais de salles de présentation sont élevés et la fidélité des clients moindre qu'au Canada. «Là-bas, ils veulent toujours faire de nouvelles expériences, même si la relation d'affaires va bien», précise-t-elle.

Malgré les obstacles, Ève Gravel reste optimiste. Un jour, elle aimerait s'attaquer au marché européen, mais en produisant sur place. «J'ai déjà fait un essai en France, mais le dédouanement et les frais de transport rendaient mes pièces chères et peu concurrentielles. Je me suis fixé l'objectif de percer le marché des États-Unis pendant ma trentaine, explique la jeune femme de 35 ans. Peut-être que l'Europe, ce sera pour ma quarantaine !» - Fanny Bourel

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