Transfert d'entreprise: Relève absente? Des solutions.

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Mars 2015

Transfert d'entreprise: Relève absente? Des solutions.

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Mars 2015

Par Claudine Hébert
Vive les reprises à plusieurs

Plus de 40 % des 20 cas de reprises étudiés par l'Université Laval ont été effectués en duo. Et un cas sur cinq comptait trois repreneurs ou plus. «On pourrait penser a priori qu'étant donné que le coût d'une entreprise existante est relativement plus élevé que celui d'un démarrage d'entreprise, les repreneurs doivent considérer l'association pour être en mesure de satisfaire les exigences d'achat et de financement. Cependant, on pourrait aussi supposer que les repreneurs ont des capacités collaboratives plus développées que leurs prédécesseurs», indique Maripier Tremblay, de l'Université Laval.

De 3 à 15 actionnaires à la table de Restos Plaisirs, de Québec

Et si vous donniez à vos employés le coup de pouce dont vous avez vous-même bénéficié en début de carrière ? C'est ce que Jacques Gauthier, 69 ans, actionnaire principal de la chaîne de restaurants Restos Plaisirs est en train de réaliser. Plutôt que de vendre au plus offrant les restaurants Cochon Dingue, Paris Grill, Café du Monde et Jaja La Pizz, M. Gauthier procède actuellement à la vente d'actions auprès des chefs et des directeurs des opérations de sa douzaine de restaurants.

«J'aurais pu toucher un montant de 20 à 25 % plus élevé en morcelant l'entreprise. Mais j'ai préféré récompenser mes précieux employés qui depuis 20 ans ont sacrifié leurs soirées et leurs week-ends pour assurer la réussite de l'entreprise.»

Le Groupe Restos Plaisirs compte 12 restaurants - sous sept marques différentes - et emploie plus de 800 personnes, sans compter les embauches estivales et les emplois créés par l'ouverture prochaine d'un 13e restaurant à Lévis.

C'est aussi une façon de redonner au suivant. «Je n'ai jamais envisagé d'autre scénario. J'ai moi-même bénéficié d'un actionnariat de 25 % de l'entreprise Gestion-Resto au début de ma carrière, dans les années 1970, alors que je n'avais pas d'argent», raconte-t-il.

M. Gauthier estime que le fait d'offrir le droit à la propriété aux employés donne une nouvelle énergie à l'entreprise. «On cherche souvent les perles rares à l'extérieur alors qu'on les a sous notre nez», souligne-t-il.

Avant d'entreprendre le transfert de parts aux employés en 2010, Restos Plaisirs comptait trois actionnaires, M. Gauthier, son épouse France et Josée Hallé. Aujourd'hui, la liste en comprend 15, y compris M. Gauthier, qui détient toujours 65 % des actions. Les autres 35 % sont répartis entre le directeur général Pierre Moreau (ancien vice-président des Rôtisseries St-Hubert, embauché en 2010) et 013 employés cadres. D'autres employés pourraient également être invités à se joindre au nouveau partenariat.

Le scénario envisagé prévoit que M. Moreau deviendra l'actionnaire principal, dans un laps de temps non déterminé.

À la une

Grippe aviaire, plus inquiétante qu'il n’y paraît

Il y a 32 minutes | John Plassard

EXPERT INVITÉ. Les nouveaux chiffres records seront lourds de conséquences.

Revenu Québec doit «combattre les cryptomonnaies»

Mis à jour à 14:20 | François Remy

LES CLÉS DE LA CRYPTO. Est-ce le rôle d'un ministre des Finances d’envoyer ses agents livrer combat aux cryptomonnaies?

Dépolluer son portefeuille boursier

SPÉCIAL CLIMAT: ADAPTEZ VOTRE ENTREPRISE. L’adaptation climatique touche directement les investisseurs boursiers.