Transfert d'entreprise: Relève absente? Des solutions.

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Mars 2015

Transfert d'entreprise: Relève absente? Des solutions.

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Mars 2015

Par Claudine Hébert

Dans plus de 40 % des cas, le modèle de la relève familiale reste la formule la plus souvent empruntée pour assurer la pérennité des PME québécoises. Mais qu'en est-il des autres entreprises ? Vers qui se tournent les cédants pour passer le témoin ?

Les transferts à l'externe s'affichent comme le deuxième mode de transmission le plus utilisé. C'est ce que tend à démontrer une étude présentée en janvier à la Caisse de dépôt et placement du Québec et dont Les Affaires a obtenu copie en primeur. Menée par une équipe de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, cette étude a été effectuée auprès de 20 entrepreneurs de la grande région de Québec qui ont réalisé leur processus de relève.

Fait intéressant : un cédant sur quatre s'est tourné vers un repreneur externe, par rapport à un repreneur sur cinq qui a choisi ses employés. «On pourrait prétendre que la sensibilisation du public au fait qu'il manquera une quantité impressionnante de repreneurs au Québec d'ici quelques années a motivé les jeunes à reprendre une entreprise existante. Pourtant, les repreneurs que nous avons rencontrés disent ne pas avoir eu la tâche facile», commente la coauteure de l'étude, Maripier Tremblay, titulaire de la Chaire en entrepreneuriat et innovation de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, qui cosigne l'étude avec Yvon Gasse, professeur à la retraite.

«Des repreneurs, dit-elle, il y en a à la pelle au Québec. Malheureusement, les cédants prêts à tirer leur révérence ne s'affichent pas. Il y a donc absence de maillage entre cédants et repreneurs. Par conséquent, on assiste à une danse entre ces deux parties, danse dont il faut encore apprendre les pas», constate-t-elle. Ceux qui sont parvenus à trouver une entreprise à acheter ont dû utiliser les moyens à leur disposition, notamment leur réseau d'affaires personnel, révèle l'étude.

Un vide à combler

La «discrétion» des cédants est tout à fait légitime. «Le cédant ne veut pas faire savoir à tout le monde, et surtout pas à son institution financière, qu'il songe à vendre ou à transférer son entreprise, par crainte de voir son organisation touchée», explique Martin Corbeil, directeur général du Centre de transfert d'entreprises (CTE) de Montréal.

En fait, les cédants sont mal servis, soutient Mme Tremblay. On n'aurait pas encore suffisamment développé ou mis en place de pratiques idéales pour les reconnaître plus facilement. Ce qui crée, selon l'universitaire, un vide entre les cédants et les repreneurs intéressés.

Parallèlement, il faut mieux préparer les repreneurs à la confrontation et à la négociation. «Il faut comprendre que le cédant est rarement prêt sur le plan psychologique à quitter de façon définitive son entreprise», dit la chercheuse.

Puisque les occasions de transmission peuvent se présenter sous plusieurs formes, les cédants devraient se préparer en fonction de plus d'une occasion de transfert et en discuter avec des conseillers de confiance, insiste-t-elle.

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