Ce que «Dans l'oeil du dragon» m'a appris

Publié le 30/04/2019 à 14:23

Ce que «Dans l'oeil du dragon» m'a appris

Publié le 30/04/2019 à 14:23

Les quatre «dragons» de l'émission Dans l'oeil du dragon (de gauche à droite) : Marie-Josée Richer, Dominique Brown, Nicolas Duvernois et Isabèle Chevalier. (Photo: ICITélé)

BLOGUE INVITÉ. Ça fait maintenant un mois que la nouvelle saison de l'émission «Dans l’œil du dragon» est en ondes. Chaque semaine, en visionnant les épisodes, je me remémore les bons moments que nous avons eus en effectuant les tournages.

J’avais hâte de débuter ceux-ci. Ayant été le premier dragon invité l’année dernière, j’avais une petite idée de ce qui m’attendais. Cependant, en devenant «dragon à temps plein», j’ai pu plonger dans l’aventure plus profondément.

Pendant la dizaine de journées de tournage, nous avons pu voir 80 entreprises se présenter sur le plateau pour essayer de convaincre l’un d’entre nous de lui faire une offre. Une expérience enrichissante qui m’a non seulement permis de rencontrer plusieurs entrepreneur(e)s passionnant(e)s, mais qui m’a surtout ouvert les yeux sur l’état de l’entrepreneuriat au Québec.

Effectivement, l’émission ayant reçu plusieurs centaines de candidatures, cet échantillonage est, à mes yeux, un bon indice entrepreneurial. 

L’une des premières observations qui m’a sauté aux yeux est définitivement la diversité des projets. Des produits de beauté vegan à la boulangerie sans allergènes et d’une échelle de sécurité pour camionneurs aux cours de natation à domicile, l’imagination des entrepreneurs d’ici est débordante. Certes, certains domaines sont plus populaires que d’autres, mais j’ai été surpris du large éventail de projets qui s’offraient à nous.

Deuxièmement, dès les premiers pitchs, j’ai réalisé à quel point les entrepreneurs émergents mettent énormément d’emphase sur l’empreinte écologique et sociale de leur projet. Produits bio, implication locale, respect de l’environnement et j’en passe. Le nouveau Québec inc. a de fortes valeurs entrepreneuriales et il ne se gêne pas pour les mettre au cœur même du développement de l’entreprise.

Troisièmement, et ce plus tristement, je crois que nous avons encore beaucoup de chemin à faire en ce qui concerne l’importance de la préparation avant un «pitch». Rares sont les entrepreneurs qui manient bien cet art. Pourtant, savoir se vendre et vendre son projet est essentiel à tout parcours entrepreneurial. Être bien préparé, connaître la concurrence, démontrer sa connaissance des chiffres, de son entreprise, de ses forces et faiblesses et surtout nous permettre de rêver et de croire que tout est possible est presqu’obligatoire pour convaincre un investisseur.

Certes, le stress peut empêcher certains d'offrir une performance à leur juste valeur, surtout sur un plateau avec huit caméras qui scrutent nos moindres faits et gestes, mais l’important n’est pas de toujours être bon, mais d’être bon, au bon moment! Plus on maîtrise notre présentation, moins on ressent de stress.

Personnellement, je sors satisfait de cette aventure! Certes, les journées de tournage étaient costaudes, mais la convivialité sur le plateau et la découverte de superbes entreprises m’ont fait tomber encore un peu plus en amour avec l’entrepreneuriat d’ici.

Bien qu’il nous reste encore bien du chemin à faire afin que le Québec «produise» plus d’entrepreneurs à succès, je suis bien confiant en l’avenir.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois