Virtuel ou réel : où trouver le meilleur conseil

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Virtuel ou réel : où trouver le meilleur conseil

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Par Jean Gagnon

On est bien loin des années 1980, où la seule façon d'investir en Bourse était d'avoir un compte auprès d'un courtier. Cependant, il était souvent difficile de lui parler, et il prélevait une grosse commission lorsqu'on réussissait finalement à effectuer une transaction.

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Avec le développement de l'informatique, il est maintenant possible de ne pas tenir compte du courtier et de tout faire soi-même. Mais est-ce la meilleure façon de faire ? Obtiendra-t-on d'aussi bons rendements ? La solution ne serait-elle pas de profiter des deux possibilités ?

Depuis les débuts du courtage à escompte, et avec l'arrivée du courtage en ligne par la suite, de nombreux investisseurs ont opté pour une solution hybride. Ils confient une partie de leur portefeuille à un conseiller, ce qui leur permet de connaître toutes ses recommandations et de pouvoir les suivre. Ils conservent l'autre partie qu'ils gèrent eux-mêmes sur une plateforme de courtage en ligne, ce qui entre autres réduit les coûts de transaction. Comme les grandes banques occupent une place de plus en plus importante dans l'industrie des valeurs mobilières, ces investisseurs opèrent souvent ces deux comptes auprès de la même institution.

Selon différentes enquêtes, environ 30 % des investisseurs ayant un compte de courtage de plein exercice ont aussi un compte auprès d'un courtier en ligne. Et ce pourcentage augmentera naturellement, explique Nancy Paquet, présidente de Banque Nationale Courtage direct. Les jeunes favorisent d'abord le courtage en ligne, mais ensuite, lorsqu'ils sont plus accaparés par leurs occupations professionnelles et familiales, ils se tournent vers un conseiller. Ils reviendront plus tard au courtage en ligne lorsqu'ils auront trouvé davantage de temps libre et qu'ils auront validé tous les aspects de l'investissement. «Les préretraités et les retraités forment la plus grande partie de la clientèle du courtage en ligne. Ils ont le temps et la passion», dit Mme Paquet.

La solution hybride gagne beaucoup d'adeptes, perçoit Laurent Blanchard, vice-président et directeur général de Disnat, la filiale de courtage en ligne de Desjardins. Le courtage en ligne rejoint de plus en plus le courtage de plein exercice en étant axé sur la gestion de portefeuille et la gestion de risque, et ce, grâce au développement d'outils virtuels pour répondre à ce type de besoins. Mais les conseillers en placement sont là pour rester, insiste M. Blanchard. «Plusieurs préfèrent encore confier des mandats de gestion à un conseiller, du moins pour une partie de leurs portefeuilles.»

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