Startup Weekend Montréal de l'intérieur

Publié le 16/07/2013 à 14:45, mis à jour le 18/07/2013 à 07:38

Startup Weekend Montréal de l'intérieur

Publié le 16/07/2013 à 14:45, mis à jour le 18/07/2013 à 07:38

18h09 : Après une table ronde animée par Ian Jeffrey de FounderFuel, Dave McClure arrive sur scène. Il parle de ses nombreux échecs, non sans ponctuer des phrases de nombreux jurons. Après tout, il en a fait sa marque en tant qu’orateur.

19h43 : « Y a-t-il quelqu’un dans la salle qui a une idée, mais qui hésite encore à venir au micro, demande Adam Stelle? C’est le temps ou jamais. Quelqu’un? Une fois, deux fois… Vendu.» Pas moins de 42 participants viennent de présenter leur idée au micro. Ils ont eu 60 secondes et pas une de plus pour le faire. Les projets présentés n’étaient qu’au stade de concept. Plusieurs de ceux qui ont présenté ont d’ailleurs oublié de mentionner le nom de leur projet, malgré les rappels incessants d’Adam. Quelques idées saugrenues, plusieurs idées ennuyantes et plusieurs idées intéressantes. Par contre, aucune idée qui rivalise, dans mon esprit, avec celle du site d’achats groupés de trajets d’autocars.

20h04 : Rami Sayar, un développeur enthousiaste, tente de promouvoir son idée de site de partages de contenus dans la cohue. Il gesticule : « Par ici, votez pour Wrdbox, c’est par ici », s’exclame-t-il, jubilant. Pendant ce temps, je tente de repérer Wolf Pierre Kohlberg à travers la foule de participants qui s’affairent à voter en apposant leurs autocollants sur les projets qu’ils préfèrent. Seuls les projets les plus populaires seront retenus. Je finis par trouver l’Allemand, un peu à l’écart. Je lui déclare que si son projet est retenu, j’aimerais me joindre à son équipe en tant qu’observateur. Il n’y voit pas d’objection. Sur ce, je l’encourage à plonger dans la foule afin de convaincre quelques développeurs de se joindre à son projet.

20h40 : Les noms des projets retenus se succèdent et je m’impatiente d’entendre celui du projet que je préfère. Le 15e et dernier projet est annoncé et, malheureusement, aucun signe de celui qui, selon moi, avait le plus de potentiel. Décidément, ce n’est pas facile d’attirer l’attention sur un projet en 60 secondes, même avec une bonne idée.

21h00 : Je discute avec Daniel Mireault, dont l’idée de site de découvertes de photo de voyage a été retenue. Je ne comprends pas exactement sa vision, mais c’est un gars très intelligent et il a convaincu de solides développeurs de se joindre à son équipe. C’est d’ailleurs à cette équipe que Wolf Pierre, résigné, a choisi de se joindre. Je ne suis pas convaincu, car le projet est si complexe qu’il ne semble qu’à la portée de Google. Je me dirige ensuite vers l’initiateur du projet Bottle Bookings, Angelo Esposito, dont l’idée d’OpenTable des boîtes de nuit semble avoir un certain potentiel. Il m’explique qu’à Montréal et dans d’autres villes en Amérique du Nord, les jeunes achètent des bouteilles dans les boites de nuit. Il veut leur permettre des les réserver en ligne et de partager ensuite la facture avec leurs amis. Son idée semble logique, et il y a sans aucun doute un marché, mais j’ai l’impression que c’est un produit qui a plus de potentiel à New York qu’à Montréal.

Finalement, je vais discuter avec Chantale Streeting, une Franco-ontarienne d’Ottawa dont l’idée me semble plus prometteuse. Elle souhaite développer une application mobile tirant parti de la géolocalisation afin d’afficher les prochains événements ayant lieu dans les alentours. Cette dernière a une technique en informatique et la petite équipe qui s’est jointe à elle semble réunir une bonne combinaison de talents. Elle accepte d’emblée ma proposition de documenter la création de la start-up qui devrait prendre forme autour de son idée au courant des 54 prochaines heures.

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

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