Le coach idéal selon...

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Le coach idéal selon...

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Décembre 2014

Par Valérie Lesage

Philippe R. Bertrand, vice-président d’Équation Humaine

Quand on a connu du succès et que, tout à coup, les revers s’accumulent, il vaut mieux aller chercher de l’aide que de s’enfoncer. Philippe R. Bertrand a choisi deux coachs pour remettre de l’ordre dans sa vie.

En 2008, il vendait à Vortex son entreprise de services Web Spin Communication. Il aurait pu alors bien vivre sans travailler pendant quelques années. Mais il a cherché de nouveaux horizons et il a investi dans d’autres entreprises.

« J’ai tout perdu parce que je suis allé dans des domaines que je ne connaissais pas. Je me demandais comment j’allais me réinventer, moi qui avais été habitué au succès. À cela se sont ajoutées des difficultés de couple et une séparation », se souvient l’entrepreneur de 38 ans, aujourd’hui l’heureux papa d’une famille reconstituée de six enfants.

Un coach de vie l’a aidé à tracer la ligne entre la sphère personnelle et la sphère professionnelle, ce qui a fait évoluer positivement sa vie familiale. Puis, un coach d’affaires avec qui il s’entretient chaque semaine l’aide à rester centré sur ses objectifs professionnels et ceux de l’entreprise, spécialisée dans l’innovation en marketing numérique.

« Ma grande difficulté est d’être à ce point passionné que je peux passer 300 heures chez un client ! Or, pour le bien d’Équation Humaine et celui de nos clients, il vaut mieux que j’établisse mes limites. Mon coach m’aide en ce sens. »

Les coachs de Philippe Bertrand ne sont pas certifiés et le coaching n’est pas leur profession. « J’ai privilégié le vécu à la formation. Je suis anticonformiste. Pour le coach de vie, j’ai choisi quelqu’un qui avait surmonté ses difficultés. En affaires, je voulais être bon, alors j’ai suivi des gens qui avaient réussi. Maintenant, je veux bâtir une entreprise avec un chiffre d’affaires de 20-25 M $ ; mon premier coach ne s’est pas rendu là, alors j’en ai choisi un autre, parce que mes besoins ont changé. »

L’entrepreneur apprécie la possibilité de prendre du recul sur sa vie avec le coach et de s’interroger. « Je n’ai pas encore trouvé le mécanisme pour le faire tout seul. Je n’ai jamais aimé me faire dire quoi faire, mais j’aime être questionné et mis au défi par des gens qui ont du vécu. »

À lire aussi: Le coach, pour aller plus vite et plus loin

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