Apple a tout faux en ce qui concerne le retour au bureau

Publié le 11/05/2022 à 07:30

Apple a tout faux en ce qui concerne le retour au bureau

Publié le 11/05/2022 à 07:30

Par Catherine Charron
Les bureaux d'Apple

Le plan de retour au bureau d'Apple est critiqué par ses employés et des experts. (Photo: Carl Rabada pour Unsplash)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l'on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Le plan de retour au bureau d’Apple qui entrera en vigueur le 23 mai prochain manque de flexibilité et d’inclusivité, ont dénoncé 2057 de ses employés dans une lettre ouverte. Et ils n’ont pas tort, disent deux experts.

En effet, la société de Cupertino conviera l’ensemble de ses salariés tous les lundis, mardis et jeudis, une formule identique à celle qu’elle avait déjà annoncée lors de son premier plan de match dévoilé à l’été 2021.

Dans un article publié dans Quartz at work, le professeur associé de la Harvard Business School, Raj Choudhury, qualifie cette politique de travail hybride de «rigide», et il croit carrément qu’elle en ressortira perdante si elle l’applique bel et bien, car ses bons employés iront voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

En étant aussi stricte, Apple ne tient pas compte du fait que chaque individu a des besoins qui leur sont propres et que toutes les équipes ne collaborent pas de la même manière.

Ces dernières sont d’ailleurs les mieux placées pour déterminer à quelle fréquence rappeler leurs membres au boulot, estime Raj Choudhury qui s’intéresse à ce que le milieu du travail du futur ressemblera.

De plus, en glissant une journée en présentiel entre les deux de télétravail, la société dirigée par Tim Cook empêche ses salariés de bosser de l’endroit qu’ils le souhaitent.

La décision de les rapatrier au bureau trois fois par semaine est d’autant plus curieuse que de nombreuses autres entreprises du secteur de la techno soient entièrement flexibles, souligne Nicholas Bloom, professeur en économie de l’Université de Stanford.

Il fait remarquer qu’en mai 2022, en moyenne, les employés doivent se présenter sur leur lieu de travail à raison de 2,4 jours hebdomadairement.

Raj Choudhury prône l’adoption de modèle flexible comme celui de la société de services en informatique Tata Consultancy Services, qui demande à ses salariés de bosser du bureau 25% du temps, qu’il soit question d’une journée par semaine ou d’une semaine complète par mois par exemple.

Les deux spécialistes s’attendent à ce que les organisations qui misent sur de telles politiques uniques soient la proie à des vagues de démissions si elles ne changent pas leur approche.

Les journées devraient plutôt être choisies par les chefs d’équipe pour trouver un horaire sensé selon les tâches à accomplir et les besoins de leurs collègues, ce que réclament essentiellement les employés d’Apple, souligne-t-on dans l’article de Quartz. 

 

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