10 choses à savoir samedi

Publié le 25/02/2017 à 10:32

10 choses à savoir samedi

Publié le 25/02/2017 à 10:32

Par François Remy

Bon samedi! Voici dix informations qui méritent votre attention en ce 25 février.

1. Les conditions de travail chez Tesla? C'est le fun! Selon Elon Musk. Au début du mois, de lourdes accusations ont été portées contre le constructeur de voitures électriques le plus en vue du moment. Horaires, rémunération, sécurité, le tableau brossé par un ouvrier de l'usine de production de Fremont semblait des plus sombres. Le grand patron a donc mené sa propre enquête et vient juste d’en livrer les conclusions à l’ensemble des employés, dans un long courriel que le site TechCrunch a pu obtenir. Le verdict prononcé par Musk se veut simple: circulez, il n’y a rien à voir! Il note que le taux d’accidents de travail évolue en deçà de la moyenne de l’industrie automobile. Il indique que les heures supplémentaires prestées s’améliorent d’année en année, après avoir notamment diminué de moitié l’an dernier. Et, autre point de discorde et non des moindres, il avance, chiffres à l'appui, que les avantages salariaux se montrent largement supérieurs à ceux pratiqués par trois grands constructeurs (Ford, GM et Fiat Chrysler pour ne pas les citer).

L’entrepreneur milliardaire termine son courrier sur une note d’humour en abordant le côté «fun» de travailler pour Tesla. Puisque le groupe se rapproche de la rentabilité, «nous serons en mesure d'offrir de plus en plus de choses amusantes», écrit Musk. Il promet une «fête vraiment incroyable», une fois que le Model 3 aura atteint le niveau de production industrielle cette année. Il y annonce aussi d’autres petits extras comme des stands de yogourt glacé gratuit. Mais le préféré pour Musk sera une sorte de réseau de train léger électrique pour se déplacer de façon «rapide et fun» sur le site. «Ça va être follement bien», ponctue le dirigeant de Tesla.

2. Le Canada, troisième destination pour les «millionnaires migrateurs». L’argent n’achète peut-être pas le bonheur mais il rend les choix de vie nettement plus faciles. Pour les mieux nantis, le monde apparaît définitivement comme un village. Il ne leur reste plus qu’à boucler leurs valises pleines de capitaux et de les poser où bon leur semble. En Australie, par exemple, premier point de chute pour 11 000 millionnaires en 2016, selon le dernier rapport du groupe de recherche sud-africain New World Wealth, illustré ici par Visual Capitalist. Avec 8 000 immigrés fortunés, notre pays se place sur la dernière marche du podium, derrière les États-Unis. 

Évidemment, ces nouveaux résidents proviennent de quelque part. De l’autre côté de l’Atlantique pour être plus précis. Il ne faisait visiblement pas bon vivre (fiscalement?) en France l’année dernière puisque l’Hexagone européen a vu partir 12 000 gros patrimoines. Suivent au classement la Chine (-9 000) et le Brésil (-8 000).

3. Al Gore sait quand cueillir les fruits... de ses placements. En membre avisé du Comité de rémunération d’Apple, l’ancien vice-président des États-Unis a su profiter du record d’altitude touché cette semaine par l’action du géant de l’électronique. Selon les déclarations de changement de bénéficiaires sur le site du gendarme financier US, Al Gore a vendu 215 437 titres Apple au prix unitaire moyen de 136,72 dollars américains. Le montant de la récolte s’est ainsi élevé à 29,4 millions $US. À première vue, l’homme politique semble avoir cédé une part importante de son portefeuille, estimée à 721 000 titres du fabricant de l’iPhone.

4. Il n’y a pas que Wall Street, les prisons aussi apprécient Trump. Ce vendredi, les actions des opérateurs privés de pénitenciers américains ont bondi grâce à l’intervention du Département de la Justice. L’institution fédérale a en effet signalé que, contrairement à ce qui avait été prévu par la précédente direction, elle poursuivrait les relations commerciales avec ces opérateurs. En août 2016, l’ancienne procureure générale des États-Unis avait publié un mémo expliquant que les prisons suspendraient ou déclineraient les contrats avec les groupes de gestion privés. Mais ce jeudi, dans une nouvelle note, son successeur Jeff Sessions a jugé que cette décision allait à l’encontre des besoins du système carcéral. On a ainsi vu CoreCivic, l’une des plus importantes capitalisations boursières parmi les opérateurs pénitentiaires, gagner 3%. Le cours de CoreCivic avait plongé l’été dernier, comme l’indique le graphique ci-dessous, en réaction au premier mémo. Mais depuis l’élection en novembre de Donald Trump, l’action s’est envolée de 150%.

5. Même Alexa et Siri ne résistent pas au sexisme. Beaucoup d’entre nous ont déjà remarqué que les assistants personnels d’Amazon, d’Apple ou encore de Microsoft pouvaient arborer des voix féminines. Mais qui a vraiment mis à l’épreuve ces intelligences artificielles pour vérifier si elles évitaient de colporter les stéréotypes du sexe faible ? Il s’agit de petites esclaves numériques. Et si elles se rendaient complices de la phallocratie ? Le magazine Quartz a donc testé les réponses pré-programmées de ces logiciels à des attaques misogynes, des insultes, des approches dignes du harcèlement sexuel. Et le résultat semble clair(ement navrant) : au lieu de riposter, chacun de ces bots a soit misé sur la carte de l’incompréhension, soit… emboité le pas, voire renchéri. La Silicon Valley a de sérieuses corrections à apporter.

6. Une heure d’activité sexuelle par semaine sur les heures travaillées. Dans la petite ville de Overtornea, en Suède, un conseiller municipal croit avoir trouvé la recette magique pour améliorer l’équilibre professionnel des fonctionnaires et augmenter du même coup la natalité dans la région : une heure de pause rémunérée pour permettre aux 550 fonctionnaires de rentrer chez eux pour... faire l'amour, relate la section Big Browser du quotidien Le Monde. Les bénéfices sont nombreux, énumère le mandataire politique: «Donner un coup de pouce à une population déclinante, pimenter les mariages vieillissants et améliorer le moral des employés. Une vie quotidienne stressante et un peu terne qui serait ainsi bousculée». La motion sera votée au printemps. Elle doit obtenir la majorité simple du conseil municipal pour être adoptée.

7. La génération Internet bouscule le monde du luxe. À l’heure où Paris clôt le cycle des «fashion weeks» présentant les collections hiver 2018, le quotidien Les Échos a analysé le bouleversement du milieu. «Par essence la mode, c’est le changement. Pour autant, l’arrivée d’une nouvelle génération de (futurs) clients interroge». Les milléniaux, les «digital natives, ont entre 18 et 35 ans et font l'objet depuis quelques années d'enquêtes marketing et autres études sociologiques. Lors du défilé de Dolce & Gabbana, comment passer à côté de la cinquantaine de blogueurs, youtubeurs, chanteurs, instagrameurs, sur les podiums. Et en final du défilé de haute couture de Chanel, Karl Lagerfeld apparaissait au bras de Lily-Rose Depp, 17 ans, fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis, cette nouvelle idole des jeunes... Aux États-Unis, selon Goldman Sachs, ils seraient 92 millions, dépassant déjà en nombre la génération des baby-boomers. D'après le Boston Consulting Group, ils formeraient au total une entité de 2,3 milliards d'humains, soit 32% de la population mondiale, certainement la plus importante génération de consommateurs de l'histoire. «Et leur influence devrait se faire sentir dès 2020 quand les vieux millennials (25-34 ans) entreront dans leurs années de fort pouvoir d'achat», soulignent Les Échos.

8. De publicités au beau milieu des vidéos Facebook. Les annonceurs s’en frottent déjà les mains: des réclames de 20 secondes maximum peuvent désormais apparaître au cours du visionnage sur le célèbre réseau social. Deux publicités devront être séparées par un intervalle d’au moins deux minutes. Il s’agit d’un changement attendu depuis un bon bout de temps, souligne le site français Numerama en s’appuyant sur les articles de Recode. Cela va permettre à de nombreux créateurs de monétiser leurs contenus à hateur de 55%, même si la monétisation reste réservée à certaines pages américaines pendant la phase de déploiement. Le modèle adopté par Facebook diffère pour l’heure de celui de son rival dans le domaine, YouTube. Google a récemment les pre-roll, ces publicités de 30 secondes inévitables en début de séquence, disparaîtront en 2018, le format étant jugé inadapté. Certains osent en tout cas espérer que les pubs intégrées auront des acteurs avec un jeu disons plus étoffé que celui de Zuckerberg dans les vidéos d'autopromotion de Facebook...

9. Rien ne permet de savoir quand les marchés vont corriger. Après plusieurs semaines d'envolée, les indices boursiers américains ne se sont pas éloignés de leur records: le Dow Jones a même réussi la performance d'en signer onze de suite vendredi, du jamais vu depuis 1987. «D'un côté, la Bourse est à un niveau bien trop élevé depuis une semaine ou deux», a résumé Karl Haeling, de Landesbank Baden-Württemberg. «Mais de l'autre, elle est déjà restée bien plus longtemps à des niveaux trop élevés par le passé. Donc rien ne permet de dire quand elle va se replier.» Et les places financières vont évoluer dans cette fourchette jusqu'à ce que le président Trump s'exprime mardi prochain devant le Congrès. Ce qu'il n'a pas encore fait depuis son arrivée à la Maison blanche fin janvier. «C'est ce que les gens sont en train d'attendre.» En l'état actuel des choses, la lune de miel n'est pas finie entre Donald Trump et Wall Street, dont la dernière embellie en date correspond en gros au premier mois de présidence du républicain.

10. Il n’y aura jamais de quoi remplacer le (goût du) sucre. Les grands groupes de l’alimentation perdent espoir dans leur quête de l’édulcorant parfait. Ils désirent trouver l’alternative aux traditionnels composés de saccharose, avec moins voire plus du tout d’apport calorique. Le seul problème, écrit Beth Kowitt, spécialiste du secteur pour Fortune, tous les dérivés ou copies artificielles ont jusqu’ici un très mauvais goût ou affichent un prix exorbitant. Les entreprises n’ont à court terme qu’une solution, amère elle aussi : revenir au bon vieux sucre en croisant les doigts pour que les clients ne fuient pas chez leur concurrent.

 

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NDLR: L'article des «10 choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

Sources: Medium, TechCrunch, New World Wealth, Visual Capitalist, Sec.gov, Quartz, Les Échos, AFP, Big Browser, Numerama, Fortune.

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