Opération séduction chez les courtiers en ligne


Édition du 15 Février 2014

Opération séduction chez les courtiers en ligne


Édition du 15 Février 2014

Par Thomas Cottendin

Photo: iStock

Il n'aura jamais été aussi peu coûteux de négocier des actions chez les courtiers à escompte, même pour les épargnants qui ont un faible actif. BMO Ligne d'action, courtier à escompte de la Banque de Montréal, a emboîté le pas à RBC Placements en direct et a réduit les frais fixes pour négocier des actions à 9,95 $ par transaction.

Pour obtenir ce tarif préférentiel, les investisseurs devaient auparavant répondre à des exigences de solde minimal ou réaliser un certain nombre de transactions.

Les courtiers affirment vouloir ainsi faire tomber les barrières pour les petits investisseurs autonomes.

«Notre nouvelle tarification à frais fixes reflète notre engagement à rendre le placement plus commode et plus abordable pour nos clients autogérés», a dit Viki Lazaris, chef de la direction, BMO Ligne d'action, dans un communiqué.

En janvier dernier, RBC Placements en direct avait mis en place la même tarification, pour aider ceux «qui ont de la difficulté à obtenir des commissions réduites sur opérations en plus d'aider les clients à réduire leurs coûts», avait dit Rosalyn Kent, présidente et chef de la direction de la division de courtage à escompte de la Banque Royale.

Cette nouvelle offensive sur les prix risque de créer de la pression sur les divisions de courtage de certaines institutions financières, car les marges bénéficiaires étaient déjà très minces. Au cours des dernières années, la bataille pour séduire les investisseurs autonomes s'était davantage engagée autour des services. Les courtiers ont notamment bonifié les outils de recherche qu'ils offrent aux épargnants.

De son côté, la Banque Nationale a annoncé l'ouverture d'un espace réservé aux investisseurs autonomes, au métro (Square-Victoria) de la Tour Banque Nationale à Montréal, afin de casser le mythe de l'investisseur solitaire.

«L'investisseur autonome, extrêmement actif, seul 30 heures par semaine devant ses trois écrans d'ordinateur, est de l'ancienne époque», a expliqué Nancy Paquet, présidente de Banque Nationale Courtage direct (BNCD), en entrevue avec Les Affaires.

«Il y a de plus en plus de gens qui veulent apprendre à investir par eux-mêmes. Certains vont voir un conseiller pour s'éduquer, mais désirent tout de même gérer leur portefeuille par leurs propres moyens.»

Il s'agit d'un lieu de première rencontre et d'échanges. Aucun conseil n'y sera prodigué. «Nous mettrons plutôt à disposition de l'information sur le courtage, dans une optique de littératie financière», ajoute Mme Paquet.

Si l'expérience s'avère concluante, BNCD envisage de la répéter dans la grande région de Québec, ainsi qu'à Toronto et dans l'Ouest canadien, à Calgary.

Tiré de lesaffaires.com

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