Les producteurs de sables bitumineux profitent des misères de BP

Publié le 20/07/2010 à 15:16

Les producteurs de sables bitumineux profitent des misères de BP

Publié le 20/07/2010 à 15:16

Photo: Bloomberg.

Deux importants producteurs de pétrole issu des sables bitumineux, Suncor Energy et Canadian Natural Resources, comptent parmi les plus grands gagnants des misères qui affligent le géant BP en haute mer.

Alors que les Etats-Unis viennent de stopper tout nouveau forage dans le golfe du Mexique après la marée noire engendrée par BP, les investisseurs se tournent vers des sources d’approvisionnement alternatives et les sables bitumineux en sont une de choix.

Les titres énergétiques canadiens se négocient à l’heure actuelle à la prime la plus élevée depuis 2005 par rapport à leurs pendants mondiaux. L’indice S&P/TSX Énergie se négocie à 32,1 fois les profits de 2009. C’est un ratio deux fois plus élevé que celui des producteurs de carburant de l’indice MSCI World.

Malgré la mauvaise publicité faite aux sables bitumineux par des groupes environnementaux, les projets d’extraction de pétrole effectués en Alberta paraissent aujourd’hui beaucoup moins néfastes que ceux effectués en haute mer après la dernière marée noire, avance Don Coxe, conseiller en stratégie chez BMO Marché des Capitaux.

«Il faudra de nombreux mois avant que les investisseurs veulent à nouveau parier sur des projets en haute mer. Pour ceux qui désirent se procurer des ressources, les sables bitumineux sont l’endroit où aller», mentionne-t-il.

Depuis le début de l’année, Suncor Energy a connu une hausse de 7,7% de son ratio cours-bénéfice prévu, et ce même si le prix du pétrole a baissé de 3,7%.  Celui de TransCanada, un producteur de pipelines canadien, s’est accru de 3,2%.

À l’inverse, le ratio cours-bénéfice d’Exxon Mobil a perdu 4,8% et celui de Chevron a baissé de 10%.

En quelques années à peine, les sables bitumineux sont devenus une source d’approvisionnement en pétrole vitale pour les Etats-Unis. En 2030, il est projeté qu’ils représenteront 36% des importations en pétrole des Etats-Unis, contre 8% en 2009.

D'après Bloomberg.

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