Atténuer les maux financiers des étudiants

Publié le 25/08/2015 à 08:30

Atténuer les maux financiers des étudiants

Publié le 25/08/2015 à 08:30

Les frais de scolarité sont en augmentation constante et peuvent varier beaucoup d'une province canadienne à l'autre. Toutefois, comme l'ont découvert la plupart des étudiants et leurs parents, cette dépense très importante n'est que le début : d'innombrables autres frais d'éducation et coûts mensuels peuvent en laisser beaucoup désarmés.

En tant que parent, comprendre le coût véritable de l'éducation, puis fournir à son enfant qui entre à l'université les outils nécessaires pour naviguer dans ce labyrinthe financier allégera vraiment le fardeau qui pèse sur ses épaules. Un outil vital est la préparation d'un budget étudiant et, si votre enfant étudiant ressemble à la plupart des autres, il sera vraiment inexpérimenté dans l'art de vivre dans les limites d'un budget.

La plupart d'entre nous avons tendance à dépenser ce que nous avons, et cela se vérifie particulièrement avec les étudiants; il est donc essentiel que leurs parents les aident à établir un ordre de priorité pour leur budget et à le gérer. Construisez le modèle et incitez votre enfant étudiant à le remplir ou du moins le suivre chaque mois. Avant de commencer à élaborer votre budget, parlez-lui des concepts qui régissent un budget, avec des sujets comme les dépenses imprévues, la prudence budgétaire, la souplesse et, plus important encore, le réalisme. Vous pouvez consulter des sites Web comme www.gerezmieuxvotreargent.ca pour trouver des outils précieux comme le planificateur des dépenses universitaires.

Une fois que vous êtes prêt à élaborer votre budget, examinez ce processus en cinq étapes. 

Première étape : Élaborez votre budget sur un tableur ou une feuille de papier. Identifiez toutes les sources de revenu (entrées) que l'étudiant peut avoir. Il peut s'agir d'éléments uniques comme les retraits des REEE, de cadeaux de graduation et d'autres économies, de soutien parental ou de revenu à temps partiel. Ces éléments devraient constituer la première section et, si possible, être représentés comme des entrées mensuelles.

Deuxième étape : Créez une section pour les dépenses, qui devraient être divisées en dépenses fixes et variables, ou en utilisant des termes plus terre-à-terre adaptés aux étudiants : besoins et désirs. Au chapitre des dépenses fixes, il y aura le loyer (ou, en résidence universitaire, la portion mensuelle des coûts annuels), la nourriture ou les plans alimentaires, les factures de téléphone, les manuels (bien qu'il y ait toutes les chances que ce soient des frais uniques), et d'autres frais fixes comme les factures de services publics. Les dépenses variables sont là où les choses se gâtent. Il s'agit d'éléments discrétionnaires, qui sont difficiles à gérer pour quelqu'un d'inexpérimenté. Les dépenses variables comprennent les billets de cinéma, les collations, les boissons et les fournitures. 

Troisième étape : Comme pour tous les bons budgets, une portion devrait être affectée à l'épargne. Cela contribuera à établir une discipline auprès de l'étudiant et, plus important encore, créera un fonds s'il devait faire face à des dépenses imprévues ou des urgences. On recommande de 7 % à 10 % du budget total.

Quatrième étape : C'est l'étape importante. Calculez votre budget pour voir s'il s'équilibre. S'il y a un surplus à la fin du mois, augmentez la composante d'épargne ou songez à réduire le revenu provenant du soutien parental. Malheureusement, dans la plupart des cas, il y aura un manque à gagner, mais les dépenses discrétionnaires ou variables impliquent une certaine souplesse, et il convient donc que vous demandiez à l'étudiant de réduire les dépenses variables jusqu'à ce que le budget soit équilibré. Par exemple, l'étudiant peut avoir prévu beaucoup de dépenses de restauration rapide et de plats à emporter. Vous pouvez le convaincre de dépenser davantage à l'épicerie de façon à pouvoir préparer au moins deux repas par jour. En plus de la réduction des dépenses variables, suggérez-lui de prendre un emploi à temps partiel ou de faire des remplacements pendant les périodes de vacances.

Votre étudiant peut aussi avoir des dépenses prévisibles mais qui ne se produisent qu'une fois ou deux pendant l'année universitaire, comme des billets à des soirées habillées ou à des concerts. La manière de budgétiser ces éléments est de prendre le coût total de l'année universitaire et de le diviser par le nombre de mois dont elle est constituée.

Cinquième étape : La plus importante étape du processus de budgétisation est probablement le suivi. Une des erreurs commises le plus fréquemment par les étudiants est de mettre leur budget sur pied, puis de l'oublier. La discipline est cruciale pour s'en tenir à un budget étudiant. Les banques, par exemple, essayeront de vous tenter en vous offrant toutes sortes de cartes de crédit. À ce stade-là, les cartes de crédit ne sont pas vos amies. Elles représentent une tentation de vous éloigner du droit chemin, et vous devez donc les éviter jusqu'à ce que vous ayez fait vos preuves en appliquant cette discipline.

Page 2: quelques conseils pour aider un étudiant à atténuer la souffrance d'une vie budgétisée : 

À la une

Gaz naturel: comment le Canada a échappé au chantage de Poutine

ANALYSE. Sans l'exploitation des gaz de schiste, le Canada serait dépendant du gaz russe et à la merci de Moscou.

Bourse: hyper volatile, Wall Street conclut proche de l'équilibre mais perd sur la semaine

Mis à jour le 20/05/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto enregistre un gain hebdomadaire pour la première fois en 2 mois.

À surveiller: Lightspeed, Canopy Growth et Alimentation Couche-Tard

20/05/2022 | Catherine Charron

Que faire avec les titres de Lightspeed, Canopy Growth et Couche-Tard? Voici quelques recommandations d’analystes.