RVER: Petites commissions, mais gros potentiel de revenus à plus long terme

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

RVER: Petites commissions, mais gros potentiel de revenus à plus long terme

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

Flavio Vani, de l’Association professionnelle des conseillers financiers du Québec. [Photo: Jérôme Lavallée]

Les intermédiaires dans la vente de régimes de retraite sont maintenant fixés sur la rémunération qu'ils obtiendront avec le régime volontaire d'épargne-retraite (RVER). Et comme ils s'y attendaient, elle sera moindre que celle versée pour d'autres types de régimes.

Cliquez ici pour consulter notre dossier : Tout savoir sur le RVER

On se rappellera qu'au printemps, les intermédiaires étaient inquiets du fait que les frais de gestion de 1,25 % et 1,5 % du RVER laissaient peu de marge de manoeuvre à leurs honoraires. Certains croyaient même qu'aucune commission sur l'actif ne serait versée. Fausse alerte. Il y en a une.

Son taux varie de 0,10 % à 0,30 %, selon l'administrateur. Cette commission sur l'actif (de suivi ou de gestion de compte) peut toutefois être bonifiée par d'autres honoraires, chaque fournisseur ayant son propre modèle de rémunération. Par exemple, la Financière Sun Life verse 150 $ à l'ajout d'un employeur au régime ainsi qu'une commission sur l'actif de 0,20 %.

Si la Sun Life publie cette information sur les pages de son site Web destinées aux conseillers, ses concurrents sont moins transparents. Les Affaires a toutefois obtenu d'autres exemples. Ainsi, un administrateur offre une commission sur l'actif de 0,10 % ainsi qu'une commission de 0,30 % sur les cotisations. Un autre verse uniquement 0,20 % sur l'actif. Un autre encore rémunère les intermédiaires qui lui dirigent des clients (sans vendre eux-mêmes le RVER), à hauteur de 0,075 % sur l'actif en plus d'un montant de 12,50 $ par cotisant.

Rémunération plutôt modeste

Au final, la rémunération pour un régime qui démarre est plutôt modeste, et les intermédiaires ne peuvent la négocier, contrairement à la pratique habituelle. À titre d'exemple, pour une petite entreprise dont les cotisations annuelles totaliseraient 10 000 $, l'intermédiaire qui touche une commission de 0,10 % sur l'actif et de 0,30 % sur les cotisations recevrait environ 900 $ en 10 ans, soit une moyenne de 90 $ par année.

«C'est très peu par rapport au travail de l'intermédiaire qui effectue l'analyse des besoins du client afin de lui recommander le régime le plus approprié à sa situation», commente Flavio Vani, président de l'Association professionnelle des conseillers financiers du Québec. Mais au-delà de la rémunération, l'organisation en a contre le fait que le conseil est évacué du RVER, notamment en permettant que des conseillers détenant d'autres permis que celui en rentes collectives en fasse la distribution pendant deux ans. «Pour ceux-ci, le RVER sera la solution automatique et uniforme pour tous», déplore-t-il.

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