Taimma recrute tous azimuts pour nourrir sa croissance

Publié le 12/11/2011 à 00:00, mis à jour le 17/01/2012 à 14:24

Taimma recrute tous azimuts pour nourrir sa croissance

Publié le 12/11/2011 à 00:00, mis à jour le 17/01/2012 à 14:24

«On a cinq à six postes ouverts en ce moment, et c'est un peu difficile d'aller chercher les talents nécessaires», dit Thierry Semoff, de Taimma. [Photo : Gilles Delisle]

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Taimma est victime de son succès. La PME fait des pieds et des mains pour capter les talents qui permettront de continuer à nourrir son expansion fulgurante.

Entreprise montréalaise de communication spécialisée dans la conception de supports et de méthodes pédagogiques multimédias pour l'industrie biomédicale et pharmaceutique, Taimma mise avant tout sur l'innovation des produits et procédés. Notamment, elle met au point de nombreuses applications de formation interactives, du type «e-learning», destinées à l'enseignement informatisé.

Seulement, voilà : pas de cerveaux, pas de produits nouveaux. Et doubler son chiffre d'affaires annuellement depuis cinq ans fait de la matière grise une matière première indispensable... mais désespérément rare.

«On recherche activement des animateurs Flash, des illustrateurs, des rédacteurs médicaux... On a cinq à six postes ouverts en ce moment [sur 60 emplois] et c'est un peu difficile d'aller chercher les talents nécessaires», précise Thierry Semoff, vice-président de Taimma.

Même si la courbe de croissance de l'entreprise qui monte en flèche attisait la jalousie de plus d'un gestionnaire, il relativise : «Grandir constamment, c'est assez difficile».

Go Apps Go

Près de 95 % de la clientèle de Taimma se trouve au sud de la frontière, nichée dans le bassin de l'industrie pharmaceutique américaine, du côté de la Pennsylvanie et du New Jersey. Pourquoi donc faire de Montréal son quartier général ? «Parce que le secteur multimédia y a toujours été très fort. Les crédits offerts nous permettent d'être plus concurrentiels sur le marché», répond M. Semoff.

Surtout, on peut compter sur... les Montréalais. «Ce n'est pas le talent qui manque ici, il y a beaucoup de ressources et d'écoles spécialisées», même si, en contrepartie, la concurrence avec l'industrie du jeu vidéo est féroce.

«C'est sûr que les jeunes programmeurs vont souvent trouver plus intéressant de travailler sur des jeux Flash que sur du contenu médical», indique le vice-président, qui évoque un roulement de personnel assez important. Mais l'entreprise compte mettre les bouchées doubles côté recrutement, surtout en prévision d'investissements majeurs en R-D pour 2012, destinés à la conception d'applications iPad.

De la formation «maison»

Le proverbe ne se sera jamais aussi bien appliqué qu'à cette entreprise aux prises avec sa croissance effrénée dans le secteur médical : aux grands maux, les grands remèdes ! Pour atteindre ces objectifs, elle n'hésite pas à jouer sur plusieurs tableaux.

Quitte à être une entreprise spécialisée en formation, autant employer ses propres forces à son service... et former ainsi son propre personnel. «Partout dans le monde, c'est le tiraillement pour obtenir des gens qui maîtrisent les langages de programmation de type Objective-C [utilisé notamment dans les systèmes d'exploitation Apple]. Notre stratégie consiste à chercher des gens qui ont plutôt une expérience de travail en C++, qui est un langage assez proche. Ensuite, on organise un parrainage avec l'un de nos programmeurs, qui les forme pendant plusieurs mois», confie M. Semoff.

Autre avantage de la méthode : accueillir dans son giron des ressources plus «abordables», car les recrues, conscientes de leur rareté, ont souvent des exigences élevées.

Les procédés classiques ne sont pas pour autant écartés, tels que le recrutement en ligne, sur Craigslist, ou dans les journaux. «Ça peut nous coûter entre 2 000 et 3 000 $ par annonce, mais c'est difficile de faire autrement, car il y a beaucoup de concurrence et on ne sait jamais où les candidats vont regarder», précise M. Semoff.

Enfin, Taimma n'hésite pas à prospecter au-delà des frontières montréalaises, cherchant à puiser dans d'autres bassins de main-d'oeuvre, dont celui de Toronto. Il y est bien entendu plus facile de mettre la main sur des candidats anglophones, atout nécessaire pour la rédaction de contenus destinés aux États-Unis. «C'est un bon pôle de ressources, dit le gestionnaire, même si l'on trouve aussi de très bons rédacteurs à Montréal.»

5,2 millions de dollars

Chiffre d'affaires prévu en 2011

60

Nombre d'employés

95 %

Proportion de la clientèle qui est américaine

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