En janvier 1967, la recherche de pétrole dans le Saint-Laurent

Publié le 07/01/2019 à 11:06

En janvier 1967, la recherche de pétrole dans le Saint-Laurent

Publié le 07/01/2019 à 11:06

Par Marie-Pier Frappier

En janvier 1967, la ferveur autour d’un éventuel gisement dans le chenal laurentien atteint une pointe pour le gouvernement du Québec. 


Le 2 janvier de cette année-là, la province «a ratifié un accord entre Hydro-Québec et Texaco Exploration Company pour la recherche et l’exploitation du pétrole et du gaz naturel dans le territoire québécois du golfe du Saint-Laurent, plus précisément dans le secteur des Îles-de-la-Madeleine», rapporte Les Affaires


Hydro et Texaco fondent alors la Société acadienne de recherches pétrolières (SAREP).


La «prépondérance de Montréal»


Selon la position de Les Affaires de l’époque, «le gouvernement du Québec prend position nettement et affirme ses responsabilités et ses droits sur les richesses sous-marines dans le territoire québécois dans le golfe du Saint-Laurent.» 


Le journal ajoute plus loin que le «Québec entend se comporter chez lui comme le propriétaire des richesses qui se trouvent dans son territoire.» 


Les Affaires souhaite que «l’accord aidera à restaurer la prépondérance de Montréal en tant que centre de raffinage et d’exportation.» La mise en page suggèrement même, avec la photo de la «Tour de forage géante» à Victoria, en Colombie-Britannique, placée à gauche.


Le projet Old Harry


Rappelons qu’encore à ce jour, on ne peut prouver hors de tout doute une présence d’hydrocarbures assez importante pour justifier un potentiel d’exploitation. 


D’ailleurs, l’expérience du projet Old Harry de Corridor Resources, suspendu en juin 2018, est là pour le démontrer. 


Ce gisement avait été découvert dans les années 1970 par Texaco. Depuis 1996, les permis d’exploration appartiennent à Corridor Resources. Ces permis ont autorisé Corridor Resources a effectuer des levés sismiques


En juin 2018, l’entreprise dont le siège social est situé à Halifax a justifié l’abandon du projet par le fait que les résultats des levés électromagnétiques renfermeraient probablement du gaz naturel, et non un gisement pétrolier, ce qui serait moins attrayant pour le marché. Corridor Resources mentionne aussi que «l’accumulation d’hydrocarbures pourrait être moins importante que ce qui avait été estimé à l’origine». 


Selon une carte sur les forages faits au Québec depuis 1860 (réalisée Jean-Hugues Roy parue dans Le Devoir), il y a 11 puits pétroliers et gaziers abandonnés aux Îles-de-la-Madeleine, dont neuf sont dans un état inconnu.


 


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