Les secrets de la réussite du modèle ÉTS

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Septembre 2014

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Édition du 13 Septembre 2014

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Dès ses premiers pas, l'ÉTS avait fixé son ADN : elle serait une école pratique qui donnerait la chance aux techniciens d'accéder à un niveau universitaire tout en restant très proche de l'industrie grâce, notamment, à des stages obligatoires. Un modèle qui, s'il a inspiré la méfiance à sa création, compte de nombreux adeptes aujourd'hui. Et cela, même en dehors de nos frontières, notamment en France, au Brésil et en Équateur.

Si d'autres universités acceptent des diplômés issus de la formation professionnelle au collégial dans leurs programmes de génie, ce n'est que marginal. À l'ÉTS, ça a été longtemps l'unique voie de sélection. Depuis plusieurs années, elle accepte aussi les détenteurs d'un DEC général, mais à condition qu'ils suivent une «propédeutique» obligatoire, soit une session de cours visant à se mettre à jour sur le plan technique. Le statut des diplômés de l'ÉTS a longtemps fait débat, l'Ordre des ingénieurs refusant de leur reconnaître le titre d'ingénieur. Aujourd'hui, un diplôme de l'ÉTS est plutôt considéré comme un atout. «Leur formation technique puis universitaire offre une complémentarité qui les rend beaucoup plus employables. Nos ingénieurs sont les mieux adaptés aux PME», affirme Patrice Catoir, directeur de la planification et du développement du campus. D'ailleurs, près des deux tiers des diplômés de l'ÉTS font carrière dans les PME et PMI. En effet, ces entreprises ou industries, dont les moyens financiers ne sont pas ceux d'une grande société, «ont besoin d'ingénieurs débrouillards», note Patrice Catoir. Les diplômés de l'ÉTS leur apportent les deux compétences techniques et de génie. Le marché semble le confirmer : le taux de placement des diplômés avoisine les 100 %. En moyenne, chaque diplômé reçoit huit offres d'emploi, selon l'ÉTS.

Des stages rémunérés

Chaque étudiant doit réaliser trois stages de quatre mois. À l'obtention de son diplôme, il possède ainsi de 12 à 16 mois d'expérience pertinente, se targue l'ÉTS. Effectués en alternance avec les sessions de cours, les stages représentent au moins 30 % du temps consacré aux études de bac. Ils sont aussi une bonne façon de chercher un emploi, puisque les étudiants reçoivent souvent une offre des entreprises les ayant accueillis en stage. Enfin, le fait qu'il s'agisse de stages rémunérés (le salaire mensuel moyen d'un stagiaire en 2013 était de 2 990 $ pour le premier stage, de 3 250 $ pour le second et de 3 650 $ pour le troisième) est un solide argument. L'ÉTS place 2 850 stagiaires par année (elle reçoit plus de 3 400 offres de stages) dans environ 1 100 entreprises.

Relation avec l'industrie

L'École a été créée avec le soutien du milieu industriel qui, encore aujourd'hui, en est un solide partenaire. Sur le plan de la recherche, près de 75 % des activités sont menées en collaboration avec plus de 200 entreprises.

Dès sa fondation, l'ÉTS a joué la carte de la pratique. «Le grand intérêt de l'approche de l'ÉTS, comme le montre le LIO [Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie] avec lequel le Centre de recherche du CHUM [CRCHUM] collabore, est son souci de pouvoir appliquer aux situations réelles chez le patient le résultat de ses recherches», reconnaît Jacques Turgeon, ancien directeur du CRCHUM récemment nommé directeur du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Outre les stages qui permettent aux étudiants de se plonger dans la réalité du monde professionnel, les cours et les projets de recherche sont appliqués. «Chaque cours comporte une période de travaux en laboratoire pour que les étudiants mettent en application ce qu'ils viennent d'apprendre», souligne le directeur général de l'École, Pierre Dumouchel. Même les cycles supérieurs comprennent des stages - même s'ils sont encore à développer -, et les thèmes de recherche sont appliqués. «On veut changer l'image des Ph. D. et prouver qu'ils peuvent aller dans les PME faire de l'innovation. On voudrait que l'ÉTS soit reconnue pour faire ce genre de transfert», explique Jean-Luc Fihey, directeur des affaires académiques et des relations avec l'industrie.

L'aspect pratique des apprentissages passe aussi par les clubs étudiants pour ceux qui y participent, soit de 10 à 12 % des étudiants, bon an mal an. Ces clubs aux vocations diverses (mise au point d'un véhicule tout-terrain amphibie [Baja], d'un sous-marin à propulsion humaine [Omer], d'un véhicule éolien [Chinook], etc.) sont animés par les étudiants, qui bénéficient des conseils d'un enseignant volontaire. Ce sont eux qui conçoivent et fabriquent leur projet, gèrent leur budget, etc. Un apprentissage qui vaut à l'École de beaux résultats dans les compétitions internationales.

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