Pouvoir rose dans un monde d'hommes

Publié le 24/09/2011 à 00:00, mis à jour le 09/05/2012 à 16:32

Pouvoir rose dans un monde d'hommes

Publié le 24/09/2011 à 00:00, mis à jour le 09/05/2012 à 16:32

Par Suzanne Dansereau

La modeste allée menant à l'entrée de l'hôtel de ville de Port-Cartier est parsemée de jardinières fleuries. Laurence Méthot, la mairesse de Port-Cartier, nous y accueille en parlant de qualité de vie, de culture, de famille et de loisirs. Ce sont les valeurs qu'elle considère prioritaires pour sa ville. "La culture, c'est aussi important que la soupe qui nous nourrit."

Le jour de notre rencontre, Laurence Méthot avait organisé un lunch avec 14 décideurs de la région. Particularité : il s'agissait de 14 femmes !

Port-Cartier est administrée par une mairesse et une directrice générale, et son urbaniste est aussi une femme. Fermont a aussi une mairesse (Lise Pelletier), tout comme Chibougamau (Manon Cyr) qui a aussi une directrice du développement économique. Ce sont encore des femmes qui se trouvent à la présidence de l'administration régionale de Kativik (Maggie Emudluk) et à la direction générale (Isabelle Parizeau). Sans parler de la chef de la communauté crie Ouje Oubougamou (Louise Wappachee).

Le souci du consensus

Qu'est-ce que cela change ? Tout et rien.

"Les revendications restent les mêmes", croit Nathalie Normandeau, qui était la ministre responsable du Plan Nord jusqu'au 6 septembre. Elle ne voudrait surtout pas être accusée de sexisme à l'envers, mais affirme que "quand elles proposent des solutions, on sent qu'elles sont vraiment tournées vers la communauté, et que leurs propositions ont été validées sur le terrain. On sent qu'elles ont le souci de bien traduire le consensus."

Ces femmes ont leur personnalité, bien sûr, ajoute Mme Normandeau, mais elles ne tombent pas dans le piège de l'ego masculin du plus dominant. Elles cherchent la collaboration.

Selon la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, "les femmes planifient plus que les hommes" avant d'agir.

D'après Mme Normandeau, elle-même une ancienne mairesse, le défi de ces décideurs en jupes est double avec le Plan Nord : bien gérer leur ville, mais aussi forger leur nouveau destin. Et selon elle, cela tombe bien que ce soient des femmes : car les aspects plus "soft" du développement et du pouvoir (l'écoute et les préoccupations communautaires) seront majeurs dans une optique développement durable. La planification aussi.


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