Comment investir en Russie

Publié le 19/02/2018 à 16:26

Comment investir en Russie

Publié le 19/02/2018 à 16:26

Par François Normand

Quelles sont les meilleures stratégies pour investir en Russie? Nous avons posé la question à Serge Pépin, stratège d’investissement actions européennes et analyste de recherche chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Il souligne d’emblée que la situation politique de la Russie et sa politique étrangère «préoccupent» les investisseurs depuis un certain temps.

«Les sanctions économiques et financières imposées par plusieurs pays afin de répondre à l'invasion militaire russe de l'Ukraine en 2014 ont également marginalisé les investisseurs», indique-t-il.

Si la Bourse russe fait bien depuis la crise de 2008-2009, elle a toutefois moins rebondi que d'autres marchés émergents.

«Au cours des 12 derniers mois jusqu'à la fin janvier, le marché boursier russe, tel que mesuré par l'indice MSCI Russia en dollars canadiens a progressé de 12,7%, beaucoup moins que plusieurs autres marchés émergents (33,2%) et notamment d'autres marchés boursiers d'Europe de l'Est (21,0%)», souligne Serge Pépin.

Par ailleurs, le marché russe regorge d’aubaines pour les investisseurs.

Actuellement, la Russie se négocie à des valorisations les moins chères du monde. Le ratio cours/bénéfice moyen est de 8.16 par rapport à un ratio de 13.03 pour l'indice MSCI Emerging Markets.

Par contre, le marché russe est peu diversifié, note Serge Pépin.

À lui seul, le secteur de l’énergie compte pour 48,43%. À la Bourse de Toronto, l’énergie pèse seulement pour 18,89%.

«Par conséquent, le marché russe dépend beaucoup du prix du pétrole brut et de la direction et du niveau des taux d'intérêt» affirme-t-il.

L'industrie de l'énergie représente près de 50% des exportations de la Russie. Par conséquent, investir en Russie, «c'est investir dans le cycle des matières premières, compte tenu de la composition du marché des actions et de l'économie du pays».

Comment les investisseurs peuvent-ils s’exposer au marché russe, et ce, en fonction de leur tolérance au risque?

Investir directement est difficile (acheter des actions à la Bourse de Moscou, par exemple), coûteux et pas recommandé, selon Serge Pépin.

C’est pourquoi il recommande d’investir dans les titres de grandes entreprises russes qui sont cotées aux États-Unis, à la Bourse de New York ou au Nasdaq, telles que Aeroflot (aviation), Gazprom (énergie) ou Moscow City (télécommunications).

On peut aussi investir en Russie via des fonds négociés en Bourse comme le iShares MSCI Russia.

Selon Serge Pépin, il est difficile d’investir en Russie uniquement avec des instruments financiers canadiens. Cela dit, il est par exemple possible de la faire avec le BMO Fonds des marchés en développement, qui a une pondération de 8% en Russie.

Il s’agit de Magnit PJSC, la plus grande chaîne de supermarchés à escompte (hyper supermarché) en Russie.

La Russie demeurera toujours un pays relativement risqué pour les investisseurs, soulignent les spécialistes.

 

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