Couche-Tard dépasse les attentes, malgré plusieurs défis

Publié le 28/11/2017 à 09:05, mis à jour le 28/11/2017 à 16:12

Couche-Tard dépasse les attentes, malgré plusieurs défis

Publié le 28/11/2017 à 09:05, mis à jour le 28/11/2017 à 16:12

Par lesaffaires.com

Même si elle a réalisé l’intégration de la plus importante acquisition de son histoire et que son réseau a durement été touché par les ouragans survenus aux États-Unis, Alimentation Couche-Tard(ATD.B., 64,26$) a dégagé des revenus et un bénéfice supérieur aux attentes à son deuxième trimestre.

Pour la période de trois mois terminée à la mi-octobre–le trimestre compte une semaine de plus que l’an dernier–, la société lavalloise a dégagé un bénéfice ajusté de 0,80$US par action, mieux que celui de 0,73$US l’action attendu des analystes. Il s’agit d’une augmentation de 37,9% par rapport au même trimestre de l’an dernier.

Portées notamment par l’acquisition de CST Brands, les ventes ont grimpé de 43,8% pour s’établir à 12,14G$US, mieux que celles de 11,58G$US anticipées en moyenne par les analystes.

La société présidée par Alain Bouchard a profité de la vigueur des marges bénéficiaires sur le carburant. Aux États-Unis, la marge s’est établie à 24,70 cents US par gallon, une hausse de 4,83 cents par rapport au même trimestre de l’an dernier.

Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, voit les résultats d'un oeil légèrement positif, mais souligne que le bénéfice supérieur aux attentes est attribuable aux marges bénéficiaires plus élevées que prévu à la pompe. Les marges ont grimpé fortement dans la foulée des ouragans survenus aux États-Unis, note-t-il.

Il souligne que les ventes de marchandises par magasin comparable, un indicateur clé de la performance des détaillants, ont été plus élevées que ce qu'il avait prévu dans les trois marchés clés de l'exploitant de dépanneurs(Canada, États-Unis et Europe).

L'analyste se dit toutefois préoccupé par la croissance plus rapide qu'anticipée des dépenses administratives. Il se demande si cela dresse une nouvelle tendance chez Couche-Tard.

La direction de Couche-Tard a indiqué qu’après quatre mois, les économies d’échelle tirées de l’intégration de CST Brands, qui exploitait les Dépanneur du Coin au Québec, s’élèvent à 84M$US. Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, observe que le rythme actuel est deux fois plus élevé qu’au premier trimestre. Couche-Tard laisse toutefois sa cible initiale de synergies de 150 à 200M$US au cours des trois années suivant la clôture de la transaction.

Il faudra attendre encore au moins un trimestre avant que la direction soit en mesure de donner une meilleure idée des synergies possibles, a répondu Brian Hannasch, le PDG, au cours de la conférence téléphonique avec les analystes. «Je crois que nous avons une bonne idée en ce qui a trait aux dépenses administratives. Il nous faut un peu plus de temps pour évaluer les économies possibles du côté de la main-d’œuvre et de l’entretien des magasins.

Le dirigeant a également parlé de l’embauche de Kevin Lewis, le nouveau chef de la direction marketing. Son expertise s’inscrit dans le désir de l’entreprise lavalloise de mieux cibler les habitudes de sa clientèle. «Nous voulons savoir qui sont les clients les plus loyaux et ceux qui nous rapportent le plus afin de susciter leur engagement. À court terme, nous testerons différentes stratégies afin de générer du trafic en magasin.»

Le titre prend plus de 0,76% à 64,75$.

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