À surveiller: Coca-Cola, BMO et Costco

Publié le 08/03/2021 à 08:49

À surveiller: Coca-Cola, BMO et Costco

Publié le 08/03/2021 à 08:49

Par Stéphane Rolland
Coca-Cola

(Photo: 123RF)

Que faire avec les titres Coca-Cola, BMO et Costco? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Coca-Cola (KO, 50,79 $US): un nouveau moment pétillant pour le titre

L’action de Coca-Cola devrait prendre du mieux à mesure que les consommateurs regagneront les restaurants, croit Nik Modi, de RBC Marchés des capitaux. Il bonifie sa recommandation à «surperformance».

C’est un changement de cap rapide pour l’analyste. En janvier, il avait décoté le titre parce que celui-ci avait atteint son cours cible et il ne se voyait pas bonifier sa cible au moment où les cas de COVID-19 étaient en hausse. «Pas besoin de dire que les choses ont changé, écrit-il. L’action a corrigé et la pandémie semble s’être stabilisée aux États-Unis et dans plusieurs marchés.»

L’augmentation de l’achalandage dans les restaurants est de bon augure pour le titre. «Nous anticipons une forte augmentation de la mobilité des consommateurs en raison d’une meilleure météo, de la réouverture de certains commerces, de la lassitude de la vie à domicile, d’une campagne de vaccination efficace et des meilleures connaissances que nous avons de la manière de se protéger contre le virus.»

Nik Modi souligne aussi que Coca-Cola a commencé à se réorganiser au début du mois de janvier. Il cite l’exemple de Procter & Gamble qui a entrepris une restructuration en réduisant le nombre de ses divisions et en leur donnant plus d’autonomie. La croissance interne a ainsi augmenté de 1,5% à 6%. Pour Coca-Cola, l’analyste anticipe que des effets positifs pourraient commencer à être observés au troisième trimestre et que les effets se feront davantage voir en 2022.

Certains investisseurs pourraient s’inquiéter du litige fiscal qui oppose la société au fisc américain, admet Nik Modi. L’entreprise pourrait être contrainte de payer 12 milliards de dollars américains (G $US) en impôts supplémentaires. Il note que des consultants externes sont arrivés à la conclusion que le gouvernement avait mal interprété la Loi dans ce cas précis. La direction a aussi affirmé qu’elle était en mesure de composer avec «le pire scénario». L’analyste note que ce genre de dossier prend du temps avant d’arriver à sa conclusion. Il croit que les investisseurs seront prêts à l’ignorer si les résultats financiers s’améliorent.

Nik Modi reconnaît que le titre pourrait sembler cher à 21,8 fois son ratio cours-bénéfice des 12 prochains mois tandis que les sociétés comparables s’échangent à 20 fois. Il note cependant qu’il s’agit d’une aubaine de 11% par rapport au seuil pré-COVID.

Le cours cible passe de 55 $US à 60 $US.

Banque de Montréal (BMO, 108,11$): un analyste plus optimiste


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