À surveiller: BCE, Banque Nationale et Dye & Durham

Publié le 01/06/2021 à 08:59

À surveiller: BCE, Banque Nationale et Dye & Durham

Publié le 01/06/2021 à 08:59

Par Dominique Beauchamp

Dye & Durham (DND, 48,24$): de surprise en surprise

Le fournisseur et acquéreur actif de logiciels légaux sert une autre surprise à ses actionnaires.

Après avoir réalisé cinq émissions d’actions et six acquisitions depuis son entrée en Bourse il y a à peine dix mois, voilà que son PDG Matthew Proud annonce qu’il veut en fermer le capital pour 3,4 milliards de dollars ou à 50,50$ par action.

Cet intérêt a déclenché un examen par le conseil d’administration afin d’évaluer toutes les options stratégiques. Bien qu’il n’exclut pas que d’autres prétendants puissent se manifester, tels que des fonds privés, Robert Young, de Canaccord Genuity, note que Matthew Proud et son frère ont déjà 20% des actions.

La situation reflète en quelque sorte une divergence de vues entre les dirigeants et les investisseurs concernant la valeur attribuée à la société et sa course aux acquisitions.

L’action de Dye & Durham est moins chèrement évaluée que celles d’autres entreprises du genre dans le monde. Les dirigeant la jugent sous-évaluée et espèrent en tirer une valeur supérieure en privé.

La société de Toronto s’échange à 12 fois le bénéfice d’exploitation par rapport à la moyenne de 19 fois pour d’autres acquéreurs de son industrie et de 17 fois pour les fournisseurs de technologie légale, précise l’analyste.

«Plusieurs transactions (dans les logiciels légaux) se réalisent à un multiple de 25 fois tandis que le fournisseur australien similaire PEXA vise une évaluation de 31 fois à son entrée en Bourse en juin», explique l’analyste qui ajoute que Dye & Durham est plus diversifiée.

Les dirigeants ont aussi maintes fois signalé qu’ils aimeraient accroître la dette jusqu’à 4 fois le bénéfice d’exploitation pour accélérer la cadence des acquisitions et atteindre le bénéfice d’exploitation d’un milliard de dollars et des marges de plus de 50% visés à moyen terme.

Chaque 100 points de pourcentage de plus au ratio d’endettement peut potentiellement ajouter 220 M$ au bénéfice d’exploitation annuel par le biais d’acquisitions, bien qu’une telle stratégie comporte plus de risques, précise l’analyste.

En attendant d’en apprendre plus sur la curieuse tournure des événements, Robert Young maintient sa recommandation d’achat et son cours-cible de 65$. L’action émise à 7,50$ en juillet 2020 a grimpé de 18%, le 31 mai à 48,24$.

 

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