À surveiller : Salesforce, Zoom et BMO

Publié le 02/12/2020 à 08:38

À surveiller : Salesforce, Zoom et BMO

Publié le 02/12/2020 à 08:38

Par Catherine Charron et Stéphane Rolland

L’acquisition de Slack est «un coup de poker» afin de concurrencer Microsoft dans l’infonuagique, (Photo: Unsplash)

Que faire avec les titres Salesforce, Zoom et BMO? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Salesforce.com (CRM, 241,35 $US) : une alliance contre Microsoft

L’acquisition de Slack (Work, 83,84 $US) est «un coup de poker» afin de concurrencer Microsoft (MSFT, 216,21 $US) dans l’infonuagique, résume Daniel Ives, de Wedbush.

Le spécialiste des services informatiques a aussi dévoilé de «solides résultats», mais Daniel Ives a consacré la très grande majorité de sa note à l’annonce officielle de la transaction, déjà éventée dans les médias.

L’entreprise de San Francisco offre 27,7 milliards de dollars américains (G $US) en action et en argent comptant pour mettre la main sur le spécialiste de messagerie. La transaction devrait être terminée au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2022, c’est-à-dire entre mai et juillet 2021. «Nous ne croyons pas qu’un autre acquéreur potentiel se manifestera et nous pensons que la transaction se déroulera sans anicroche », commente l’analyste.

La principale raison de la transaction est de mieux concurrencer Microsoft et sa division infonuagique Azure et sa plateforme Teams. «Malgré une rude concurrence de Microsoft, Slack a clairement réussi à croître dans le marché de la messagerie, juge Daniel Ives. L’alliance est naturelle pour Salesforce qui veut bonifier son service de messagerie et ne pas se faire distancer dans l’infonuagique. »

Les services de messagerie sont là pour rester, ajoute l’analyste. Même quand la population sera largement vaccinée, ces applications continueront d’être utilisées quotidiennement dans plusieurs milieux de travail. Avec Slack, Salesforce pourra promouvoir d’autres produits infonuagiques et solliciter des entreprises qui étaient hors de sa portée auparavant.

Daniel Ives reconnaît que certains investisseurs sont frustrés à la suite de cette annonce tandis que le PDG, Marc Benioff, avait dit il y a à peine trois mois qu’il ne prévoyait pas de grandes acquisitions. L’achat de Slack est sa plus importante acquisition jusqu’à maintenant. Le titre risque donc de se trouver «sur le banc des pénalités » le temps que les analystes « comprennent » la stratégie qui motive cette acquisition.

L’analyste a à peine commenté les résultats du troisième trimestre 2021 (terminé le 31 octobre). La société a dévoilé un bénéfice par action de 1,74 $US, beaucoup plus que le consensus des analystes à 0,75 $US. Il souligne que 0,86 $US de ce bénéfice est attribuable à son portefeuille d’investissement.

Wedbush renouvelle sa recommandation «surperformance » et sa cible de 300 $US.

Zoom (ZM, 478,36 $ US) : qu’arrivera-t-il après la COVID-19?

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