Un marché à conquérir

Publié le 02/10/2010 à 00:00, mis à jour le 15/10/2010 à 13:20

Un marché à conquérir

Publié le 02/10/2010 à 00:00, mis à jour le 15/10/2010 à 13:20

Par André Dubuc

" Pas un fonctionnaire du gouvernement du Québec ne prend sa valise pour aller voir ce monde en 9e, 10e ou 11e année et lui dire de venir à l'université au Québec ", se désole celui qui est blogueur pour L'Actualité.

Toutefois, l'Université Laval a créé une passerelle destinée à la clientèle des classes d'immersion intéressée à poursuivre son bain linguistique au Québec. Depuis un an, la Faculté des sciences de l'administration offre aux anglophones une année de préparation pendant laquelle ils peaufinent leurs connaissances de la langue française. Au besoin, la première année du baccalauréat en administration des affaires peut se dérouler entièrement en anglais.

" Les Canadiens francophiles vont devenir un de nos marchés prioritaires hors Québec ", affirme Normand Beaudry, responsable du recrutement d'étudiants étrangers à la Faculté des sciences de l'administration. Lors de la dernière finale de la Coupe Vanier au football universitaire, qui se tenait à Québec, Laval a diffusé une pub à la télé invitant les étudiants canadiens à devenir bilingues, tout en décrochant un bac en administration.

Cibler les réseaux pour un marketing de niche

Au-delà de la culture, le professeur de stratégie d'entreprise Yan Cimon, de l'Université Laval, voit un potentiel pour les produits haut de gamme fortement différenciés. " Il faut vendre plus cher pour compenser les petits volumes et les coûts de distribution physique ", fait-il remarquer.

En fait, peu importe l'industrie, le défi pour les organisations québécoises est de bâtir la notoriété de leur marque auprès de cette clientèle, poursuit l'universitaire.

Pour ce faire, le recours à un marketing de niche ciblant les réseaux dans lesquels évoluent les francophones est à privilégier, selon M. Cimon.

Dans le cadre de sa recherche pour La grande aventure de la langue française, Jean-Benoît Nadeau a découvert 900 associations aux États-Unis ayant le mot francophone, français ou francophile dans leur nom ou leur raison d'être. Ces regroupements ont pratiquement tous un site Web ou un bulletin d'information dans lequel se faire connaître ne coûte pas cher.

Les moteurs de recherche sur Internet permettent aussi un ciblage à un coût concurrentiel dans des régions métropolitaines où le nombre de francophones est notable. Les villes américaines les plus francophones sont New York, Boston, Chicago, Miami, San Francisco et Los Angeles, toutes des pôles universitaires. Les rares médias francophones, évidemment, mais aussi les médias underground, qui jouent un rôle influent malgré un tirage limité, sont aussi d'autres moyens pour mousser la notoriété de ses produits auprès des francophones d'Amérique.

 

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