Un marché à conquérir

Publié le 02/10/2010 à 00:00, mis à jour le 15/10/2010 à 13:20

Un marché à conquérir

Publié le 02/10/2010 à 00:00, mis à jour le 15/10/2010 à 13:20

Par André Dubuc

Le marché des francophones et francophiles en terre américaine représente un marché potentiel qui déborde largement les frontières de la belle province. Les entrepreneurs et les organisations d'ici gagnent à s'intéresser à ces millions de consommateurs dispersés sur le continent. En effet, ils sont souvent éduqués, polyglottes et à l'aise financièrement.

Clientèle dispersée et hétérogène, les francophones d'Amérique sont aujourd'hui plus facile à cibler qu'autrefois, grâce au Web et au progrès de la technologie numérique. " La distance et la petitesse des communautés disséminées sur le continent ne présente plus autant d'inconvénients qu'avant ", avance Richard Ouellet, directeur des programmes de l'Institut québécois des hautes études internationales de l'Université Laval, qui a organisé en juin une université d'été sur le thème de la francophonie des Amériques.

Le Centre de la francophonie des Amériques a comme mission de tisser des liens entre le Québec et les francophones d'Amérique. À titre d'exemple, l'organisme gouvernemental fondé en octobre 2008, dont le mandat va bien au-delà des enjeux économiques, participe aux congrès de l'Association des professeurs de français des États-Unis, laquelle regroupe près de 10 000 membres.

Un marché sous-estimé

" Les professeurs de français sont de grands consommateurs de livres. Ils s'approvisionnent en France. On participe à leur congrès avec des auteurs d'ici. On leur fait constater qu'il y a des auteurs qui écrivent en français en Amérique. C'est notre rôle d'ouvrir leurs horizons, explique Michel Robitaille, pdg sortant du Centre de la francophonie des Amériques, qui sera le délégué général du Québec à Paris à compter du 4 octobre.

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