Facebook confirme que Sheryl Sandberg a demandé d'enquêter sur George Soros

Publié le 30/11/2018 à 10:14

Facebook confirme que Sheryl Sandberg a demandé d'enquêter sur George Soros

Publié le 30/11/2018 à 10:14

Par AFP
Sheryl Sandberg

Sheryl Sandberg. (Photo: Getty)

Facebook (NY., FB) a confirmé que sa numéro deux Sheryl Sandberg avait demandé à ses collaborateurs de se renseigner pour savoir si le milliardaire George Soros avait un intérêt financier à ternir l'image de l'entreprise.

Le premier réseau social au monde cherchait à savoir si le financier américain d'origine hongroise, en critiquant vertement Facebook, n'aurait pas eu l'intention de faire baisser le titre pour ensuite le racheter à vil prix et engranger un bénéfice, selon la technique dite de la vente à découverte.

Cette confirmation intervient en réponse à un article jeudi du quotidien américain New York Times, citant des sources affirmant que Mme Sandberg était directement impliquée dans la réponse tactique du réseau social aux critiques du milliardaire. 

«M. Soros est un investisseur de premier plan et nous avons examiné ses investissements ainsi que ses transactions boursières liés à Facebook», a déclaré une porte-parole du réseau social américain en réponse à une demande de l'AFP. «Cette recherche était déjà en cours quand Sheryl a envoyé un courriel pour demander si M. Soros avait réalisé des ventes à découvert sur l'action Facebook». 

Cette technique boursière très risquée consiste à spéculer sur la baisse du cours d'un titre.

La semaine dernière, le responsable de la communication de Facebook, Elliot Schrage, avait endossé l'entière responsabilité de l'engagement controversé d'une agence de relations publiques, Definers, pour tenter de discréditer les détracteurs du réseau social. 

L'agence était soupçonnée d'avoir tenter de lier les attaques dont Facebook faisait l'objet au philanthrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d'innombrables attaques antisémites.

L'emploi de cette agence, révélé mi-novembre par le New York Times, a écorné un peu plus la réputation de l'entreprise fondée par Mark Zuckerberg, déjà accusée de n'avoir pas su empêcher les ingérences russes sur sa plateforme dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Sheryl Sandberg, qui avait d'abord affirmé n'avoir rien su de l'emploi de Definers, avait finalement reconnu avoir «reçu un petit nombre de mails dans lesquels Definers était cité».

«Comme Elliot (Schrage, ndlr) l'a dit la semaine dernière, nous recherchions de possibles motivations aux critiques adressées par George Soros à Facebook en janvier 2018», a expliqué la porte-parole à l'AFP.

Lors de ce discours, tenu lors du forum de Davos en Suisse, George Soros avait notamment qualifié Facebook de «menace pour la société». 

«Nous n'avions pas entendu de critiques de sa part auparavant et nous souhaitions déterminer s'il pouvait avoir des motivations financières», avait avancé Elliot Schrage pour justifier la décision de faire appel à Definers. 

Selon lui, l'agence de relations publiques a découvert que l'homme d'affaires d'origine hongroise avait financé certains membres de la campagne baptisée «Freedom from Facebook» se présentant comme une coalition citoyenne, qu'elle en avait avisé la presse.

Pour autant, «Sheryl n'a jamais dirigé les recherches sur 'Freedom from Facebook'», a dit la porte-parole.


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