Des Européens achètent le Groupe Daoust Forget et le réinventent


Édition du 28 Novembre 2015

Des Européens achètent le Groupe Daoust Forget et le réinventent


Édition du 28 Novembre 2015

[Photo : Shutterstock]

Le groupe québécois de nettoyeurs à sec Daoust Forget est récemment passé aux mains d'investisseurs européens. Virage vert et expansion viennent en tête de liste des ambitions des nouveaux propriétaires.

Bouclée en avril 2015, la transaction a été officiellement annoncée aux franchisés dans une lettre datée du 7 juin 2015. Cette acquisition très discrète marque l'arrivée en sol canadien de l'entreprise 5àsec, numéro un mondial du nettoyage spécialisé. La chaîne fondée en France en 1968 est présente sur tous les continents, particulièrement en Europe et en Amérique latine.

L'intention de départ du groupe était d'implanter des comptoirs 5àsec au Québec. Les plans changent lorsque Lionel Frérot, aujourd'hui président du nouveau Groupe Daoust Forget, est mis en relation avec Michel Doré, directeur d'Aligma International, une firme montréalaise qui se spécialise dans les fusions et acquisitions.

Michel Doré est en quête d'un acheteur pour le Groupe Daoust Forget. «Après avoir cherché un certain temps, sans succès, un repreneur canadien, je suis entré en contact avec 5àsec, dont j'avais déjà rencontré certains des responsables au Brésil. L'entreprise s'est montrée très intéressée», explique M. Doré.

«Nous avons misé sur le Groupe Daoust Forget, plutôt que d'implanter 5àsec, car la marque était déjà très réputée au Québec», remarque Lionel Frérot.

Virage vert

Après 18 mois de négociations, la transaction est conclue. Les investisseurs européens créent une nouvelle entité, qui conserve le nom de Groupe Daoust Forget (GDF), pour gérer leurs activités au Québec. Bien qu'ils gardent le nom de la chaîne, ils n'entendent pas moins y apporter des changements majeurs, notamment en matière de procédés. «Nos méthodes n'ont rien à voir avec celles des nettoyeurs à sec traditionnels usant de solvants polluants et dangereux pour la santé, note Lionel Frérot. Nous utilisons des solutions propres.»

Les processus seront aussi grandement automatisés, avec entre autres des machines presque autonomes dans certaines tâches comme le repassage ou le soufflage sur les chemises, vestons et pantalons. Une automatisation réduisant l'impact de la rareté du personnel qualifié dans ce secteur.

Bien sûr, ces nouveautés ont un coût. Pour un franchisé partant de zéro, la facture peut grimper jusqu'à environ 180 000 $. «On parle du coût total ici, en incluant l'achat des machines, l'agencement du magasin, les travaux, etc., précise Lionel Frérot. Nous fournissons les technologies, la formation et bien sûr le droit d'utilisation.»

GDF veut sortir de la région de Montréal et vise le marché de Québec

Seulement 2 des 118 commerces de GDF sont à l'extérieur de la région de Montréal. L'entreprise souhaite augmenter sa présence dans la métropole et sa banlieue, mais veut également prendre de l'expansion, notamment à Québec. Ce développement passera par le franchisage d'indépendants, ou encore par des franchisés qui ouvriront un commerce supplémentaire.

GDF lorgne aussi des occasions d'affaires du côté de l'Ontario.

«Si nous y allons, ce sera par l'intermédiaire du rachat d'un groupe, conclut Lionel Frérot. Nous y avons déjà approché des gens à cet égard. Nous aimerions développer la marque GDF en Ontario, mais pourrions aussi conserver la marque du groupe ontarien, si elle a une bonne renommée.»

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