Irosoft de nouveau start-up dans l'âme

Publié le 18/01/2018 à 15:02

Irosoft de nouveau start-up dans l'âme

Publié le 18/01/2018 à 15:02

Alain Lavoie, président et cofondateur d'Irosoft. (Photo: courtoisie)

PME DE LA SEMAINE. Spécialisée dans la gestion de documents et d'archives, notamment législative, la compagnie Irosoft s’est restructurée il y a trois ans pour développer ses ventes à l’international et devenir le numéro un au Québec dans les services en transformation numérique.

«Après 22 ans d’existence, nous nous sommes mis en mode startup», reconnait Alain Lavoie, président et cofondateur. Né de son alliance avec un diplômé en mathématiques de l’Université de Montréal, René-Luc Morin, Irosoft compte une quarantaine d’employés et un chiffre d’affaires annuel compris entre 2 et 8 M$. Mais il y a de cela trois ans, la compagnie, qui développe des logiciels de gestion de contenu, a choisi de se restructurer pour donner un coup d’accélérateur à sa croissance.

«Nous étions auparavant spécialisés uniquement dans le secteur juridique et nous avons décidé de devenir aussi une compagnie de fintech qui s’adresse aux marchés financier et gouvernemental», résume M. Lavoie, qui illustre sa volonté d’amener ainsi la société «à un autre niveau». Une division numérique a donc été créée, afin de concurrencer les grandes firmes de service conseil comme KPMG ou Ernst & Young (E&Y) dans la gestion de l’information et le virage vers l’intelligence artificielle.

Devenir le numéro Un

«Notre objectif est de consolider le marché et de devenir le numéro Un au Québec», affirme-t-il, rappelant qu’il existe pour l’instant peu de joueurs spécialisés dans ce domaine, ce qui ouvre des opportunités. «Il a fallu pour cela changer notre mode de pensée. Nous étions assis sur 22 ans de technologie et d’expertise et nous nous sommes demandés comment la multiplier».

Irosoft s’est ainsi restructurée en trois divisions (Juridique, Intelligence, numérique) possédant chacune leur propre comité aviseur. La compagnie cible désormais l’international, et notamment les pays du Commonwealth pour le secteur juridique, tandis que sa branche intelligence, destinée aux assureurs, vise toutes les villes hébergeant les sièges sociaux de grands groupes.

«Depuis le virage, nous visons une croissance de 30 à 40% par année. C’est un chiffre que l’on veut encore augmenter de façon importante», ajoute Alain Lavoie.

Plusieurs axes de croissance

Pour cela, elle compte s’appuyer sur plusieurs axes avec, d’ici l’an prochain, le lancement d’un projet pilote d’infonuagique auprès de plusieurs municipalités québécoises, qui vise à rendre plus intelligent le processus d’archivage et de rédaction des règlements des villes.

L'entreprise a récemment signé une entente avec une PME montréalaise, Lexum, et avec l’Institut de valorisation des données IVADO (fondé par l’Université de Montréal, HEC Montréal et Polytechnique Montréal) pour développer une autre technologie permettant d’anonymiser les textes et les données du milieu juridique.

«L’un des freins actuels à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur bancaire et juridique est la protection des renseignements personnels», justifie Alain Lavoie.

Pour consolider ses positions dans le numérique, Irosoft aimerait réaliser une à deux acquisitions au Québec, et tisser des partenariats stratégiques dans le domaine de l’assurance et des finances pour soutenir sa croissance. Alain Lavoie évoque à demi-mots des besoins en financement compris entre 4 et 10M$.

«Nous ne cherchons pas un partenaire uniquement financier, mais quelqu’un qui puisse vous aider à nous positionner vers nos objectifs», glisse-t-il.

Irosoft vient aussi de signer une entente avec Objectif Lune, une autre PME québécoise. L'objectif derrière cette entente est, pour les deux entreprises, de mettre en commun leurs expertises dans le secteur de la transformation numérique et dans l'accompagnement de projets en intelligence artificielle.

Irosoft en quelques chiffres

Année de création : 1995 

Chiffre d’affaires annuel : 2 et 8 M$

Marchés desservis : International 

Emplacement du siège social: Montréal

Objectif pour l’année à venir : Établir des partenariats avec des sociétés permettant de développer le domaine financier et des assurances et procéder à une à deux acquisitions au Québec pour sa division numérique.

À suivre dans cette section

De bonne source: Martin Daraiche
Édition du 21 Septembre 2019 | Les Affaires

image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet Énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février

Sur le même sujet

À la une: S.O.S., entrepreneurs en détresse

Édition du 21 Septembre 2019 | Les Affaires

Autopsie d’un enjeu qui mine notre prospérité économique.

Classcraft: 10 millions pour motiver les élèves

17/09/2019 | Pascal Forget

S'inspirant de jeux comme Warcraft et Fortnite, ils veulent créer «des expériences aussi riches» à l'école.

OPINION Illuminer le monde, un écran à la fois
Édition du 07 Septembre 2019 | Anne-Marie Tremblay
À la une: cinq projets qui redessineront Montréal
09/09/2019 | Les Affaires
À la une: les entreprises doivent passer à la vitesse supérieure
03/09/2019 | Les Affaires

À la une

Les entrepreneurs, ces héros

Édition du 21 Septembre 2019 | Marine Thomas

ÉDITO. It’s lonely at the top. Qu’on le veuille ou non, la dynamique change lorsqu’on grimpe les ...

Pour une intervention sensée en santé mentale

Édition du 21 Septembre 2019 | Simon Lord

DROIT DES AFFAIRES. Une des fortes tendances en matière de relations de travail cette année est celle des cas...

Catherine Dagenais, la première femme à la tête de la SAQ

18/09/2019 | Karl Moore

BLOGUE INVITÉ. «N’hésitez pas à vous lancer, à dire à vos supérieurs ce que vous voulez apprendre», dit Mme Dagenais.