Anfibio chausse une nouvelle génération

Publié le 15/11/2018 à 13:57

Anfibio chausse une nouvelle génération

Publié le 15/11/2018 à 13:57

Pina Passarelli, présidente d’Anfibio [Photo: courtoisie]

PME DE LA SEMAINE. Cinquante ans après sa création, le pionnier québécois des bottes imperméables produites à la main Anfibio se prépare à une nouvelle étape. Après avoir effectué un rebranding de sa marque afin de rejoindre les jeunes générations, elle ouvrira son premier atelier-boutique début novembre dans le quartier Villeray à Montréal.

La PME fait partie des premières entreprises au Canada à avoir utilisé du cuir imperméable sur des bottes réalisées à la main. Depuis sa création en 1968, Anfibio a choisi de demeurer à Montréal. En débutant avec la fabrication de mocassins dans les années 1970, la compagnie a entamé un premier virage dix ans plus tard. « Nos produits étaient devenus trop dispendieux face à la concurrence des pays d’Orient. Nous nous sommes tournés vers la fabrication de bottes d’hiver, où nous sommes devenus l’un des pionniers en utilisant des cuirs plus gras, résistants à l’eau », explique la fille du fondateur, Pina Passarelli, désormais présidente d’Anfibio.

Avec ses bottes doublées en laine ou en mouton, la compagnie a développé une gamme qui compte aujourd’hui une cinquantaine de modèles, produits dans sa propre usine, située sur le Boulevard Saint-Michel, avec le concours de 35 à 50 employés en fonction des saisons. « Derrière chaque machine, il y a un employé. Nous aurions pu devenir une entreprise plus grande en exportant une partie de notre fabrication, mais ce n’était pas dans notre ADN », explique la dirigeante.

Une ouverture attendue

Début novembre, la PME franchira une nouvelle étape en ouvrant son premier atelier-boutique de 800 pi2 dans le quartier Villeray, qui sera chapeauté par un salarié. « Les consommateurs aiment pouvoir toucher le produit et constater sa qualité. Lorsqu’ils commandent en ligne, ils veulent connaître d’abord la bonne pointure et pouvoir retourner le produit quelque part pour l’échanger », souligne Pina Passarelli, qui compte aussi profiter de ce lieu pour prendre le pouls des attentes de sa clientèle. « Car habituellement, il nous faut souvent attendre la fin de l'année avant d'avoir un feedback sur les produits qui ont marché… »

Plus qu’une simple boutique, cet atelier visera à faire connaître la marque, mais aussi à l’ouvrir sur l’extérieur en accueillant des créateurs locaux et des ateliers de maroquinerie, en vue de sensibiliser le public aux métiers du cuir. Si Pina Passarelli reste discrète sur le montant de l’investissement nécessaire, elle évoque une enveloppe « comprise entre 100 000 et 200 000 $ ».

Marcher vers la croissance

Cette stratégie va de pair avec les nouveaux objectifs que s’est fixés Anfibio à l’aube de ses 50 ans. Après avoir investi près de 100 000 $ pour effectuer un rebranding complet de ses produits afin de partir à la conquête des nouvelles générations, la PME a mis sur pied depuis un an et demi une équipe de représentants qui sillonnent le pays (l’Ontario, les Maritimes et l’Ouest canadien). « Nous aimerions réaliser dans un premier temps au moins 20 % de nos ventes en dehors du Québec », annonce Pina Passarelli. Avec près de 25 000 paires vendues chaque année et un chiffre d’affaires compris entre 1,5 à 2 M$, la compagnie souhaite aussi renouer avec la croissance, dans une industrie de la mode qui demeure cyclique. « Nous allons lancer en novembre notre nouveau site internet de ventes en ligne, qui fait partie de notre stratégie de rebranding. Notre site existant nous avait déjà permis de réaliser environ 5 % des ventes au Canada », affiche la dirigeante, qui demeure discrète sur sa prochaine cible.

Anfibio en quelques chiffres 

– Année de création : 1968

– Chiffre d’affaires annuel : 1,5 à 2 millions de dollars

– Marchés desservis : Québec, Canada

– Emplacement du siège social : Montréal

– Objectif pour l’année à venir : Installer son premier atelier boutique à Montréal tout en déployant ses ventes à l’échelle du pays, afin de réaliser 20 % de son chiffre d’affaires en dehors du Québec.

À suivre dans cette section


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet Énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Marketing personnalisé

Mercredi 05 février


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février

Sur le même sujet

Immobilier: les Chinois supplantent les Français et les Américains

20/03/2019 | Martin Jolicoeur

En forte croissance, les investisseurs chinois dépassent maintenant les Francais et les Américains à Montréal.

Les jumelages linguistiques pour commerçants s'étendent aux banlieues

01/03/2019 | Martin Jolicoeur

Les villes de Laval, Longueuil et Brossard feront dorénavant partie du territoire visé par l'offensive linguistique.

À la une

Énergie 4.0: des centaines de milliards d'investissements

15/10/2019 | François Normand

L'industrie modernisera le réseau électrique en Amérique du Nord. Il y aura des gains, mais aussi des risques.

Informatique ambiante: la stratégie de Google se dévoile

15/10/2019 | Alain McKenna

BLOGUE. La flopée de nouveaux appareils de Google mise sur l’intelligence artificielle pour attirer les acheteurs.

Politique: quand le contenant prime sur le contenu...

15/10/2019 | Nicolas Duvernois

BLOGUE INVITÉ. Je suis avec un certain découragement la campagne électorale fédérale présentement en cours.