Garder le cap malgré le chaos

Publié le 05/03/2011 à 00:00, mis à jour le 14/03/2011 à 15:42

Garder le cap malgré le chaos

Publié le 05/03/2011 à 00:00, mis à jour le 14/03/2011 à 15:42

Dans un monde où la capacité d'intégrer la complexité au quotidien est le signe distinctif des organisations performantes, la gestion dans le changement est une compétence essentielle à développer.

La tâche des gestionnaires devient de plus en plus complexe, étant donné qu'ils doivent apprendre à naviguer dans un environnement de travail en mouvement perpétuel. Mais comment anticiper la complexité des enjeux quand tout bouge tout le temps ?

" Nous avons intégré le concept de gestion dans la mouvance dans toutes nos formations, que ce soit en rapport avec le leadership, la complexité ou la communication Prévoir, comprendre et décoder comment les employés vont réagir et interagir dans les processus de changement sont des outils de base que chaque gestionnaire devrait avoir dans sa boîte ", explique Muriel Drolet, présidente de Drolet Douville et associés.

D'autres formations préparent les gestionnaires à gérer les difficultés prévisibles qui surgissent et qui ont un impact sur le climat de travail : l'absentéisme, les demandes de la génération Y, les départs à la retraite, les dépassements de budget, le ralentissement de productivité...

Enfin, un troisième type de formation s'adresse à la gestion du changement en situation de crise. " D'habitude, les entreprises viennent nous voir quand elles ont des difficultés. Avoir les instruments nécessaires avant que la crise n'éclate simplifie la gestion du personnel dans n'importe quelle situation, qu'il s'agisse du changement, de la diversité ou de la mobilisation ", poursuit Mme Drolet.

La capacité à intégrer la complexité au quotidien démarque les organisations performantes et fait toute une différence entre celles qui demeureront en affaires et celle qui disparaîtront. " L'une des grandes qualités qu'on regarde au moment où on évalue une entreprise pour les Grands prix de la qualité, c'est l'agilité. Des changements, il y en a de plus en plus, et ils sont aussi plus rapides. Il faut savoir s'y adapter ", dit Johanne Maletto, directrice générale du Mouvement québécois de la qualité.

Communication et patience

Lorsqu'un employé réagit à un changement, le gestionnaire ne doit pas avoir l'impression que c'est un mauvais employé, mais reconnaître qu'il a une réaction peut-être désagréable, mais normale. " Il ne faut pas être déstabilisé par les réactions aux changements. Dans la plupart des situations, il ne s'agit pas d'un employé problématique, mais d'une personne qui a le courage de poser à voix haute les questions que tout le monde se pose en silence ", ajoute Muriel Drolet.

Répondre aux mêmes questions plusieurs fois fait partie de tout processus de changement. Il y a une " récurrence des attitudes en lien avec la sécurité de ceux touchés par le changement, qui peut durer six mois, voire un an ", résume Mme Drolet.

La résistance au changement est souvent rencontrée dans des situations où les employés ne comprennent pas pourquoi il faut changer. "Il faut bien leur expliquer les choses et leur laisser le temps de comprendre et d'être d'accord. Les gens ont besoin de comprendre un projet pour pouvoir y adhérer ", explique Mme Maletto.

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