MBA pour cadres et dirigeants: un passeport pour se lancer en affaires


Édition du 17 Janvier 2015

MBA pour cadres et dirigeants: un passeport pour se lancer en affaires


Édition du 17 Janvier 2015

«Les entrepreneurs n'ont pas le choix de se former, et le MBA est une bonne voie pour le faire : la mondialisation, le niveau de technologie, la compétition sont devenus trop élevés pour qu'ils laissent leur formation au hasard», affirme Michel Bundock, premier vice-président du Groupement des chefs d'entreprise du Québec, finissant de l'EMBA McGill - HEC Montréal. Force est de constater que beaucoup de créations d'entreprise sont un échec : 43,9 % des propriétaires d'entreprise en ont fermé une durant les trois premières années d'existence, selon l'Indice entrepreneurial de la Fondation de l'entrepreneurship 2014. De plus, le taux de survie des nouvelles entreprises de cinq employés et plus est seulement de 50,6 % après cinq ans d'existence1.

L'entrepreneuriat se professionnalise

C'est peut-être cette réalité qui pousse les jeunes entrepreneurs à partir en affaires avec pour bagage une formation en gestion, constate Maripier Tremblay, titulaire de la Chaire en entrepreneuriat et innovation à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval. «C'est une bonne chose, dit l'experte, car cela fait longtemps qu'on dit qu'il faut une base de gestion pour lancer une entreprise (notion du marché, des besoins, de l'importance d'avoir une planification, etc.). Parfois, l'entrepreneur est très technique et il en oublie les autres aspects du développement de son entreprise.»

Manque de planification, d'organisation, d'investissement, d'ouverture vers l'exportation : les maux des PME québécoises viennent en partie des lacunes de formation de leurs dirigeants. «La croissance d'une entreprise est liée à celle de l'entrepreneur. Si la dimension de son leadership reste au niveau du gestionnaire, l'entreprise restera au niveau de la gestion, met en garde Edmée Métivier, ex-vice-présidente exécutive financement et consultation de la Banque de développement du Canada et actuellement chef de la direction de la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC. Or, la croissance de l'entrepreneur passe par une formation théorique, pas seulement par l'intuition. Aujourd'hui, l'entrepreneuriat se professionnalise.» Les chefs d'entreprise peuvent se former de différentes manières, mais «aujourd'hui, le mot d'ordre dans la gestion, c'est le MBA», dit Maripier Tremblay.

Quatre entrepreneurs, quatre parcours
Des programmes nouveaux ou améliorés
Vers un MBA entrepreneuriat au Québec?

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