La prospérité, ça commence dans la tête

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

La prospérité, ça commence dans la tête

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

Par Robert Dutton
Un paradigme bon pour la société

Comment devenir plus productif ? Par l'investissement dans des machines, dans la technologie, dans des procédés plus performants ; par la migration de la production vers les portions à forte valeur ajoutée de la chaîne de production ; par l'innovation, la recherche de nouvelles façons de faire. Et pour accomplir tout cela, par l'investissement dans l'éducation, la formation permanente de la main-d'oeuvre, le maintien des savoir-faire de pointe. Et la boucle est bouclée : nous voici revenus au cerveau comme socle de la prospérité. À la tête, mais surtout, à son contenu.

La tête, c'est plus que des savoirs, plus que des savoir-faire. C'est aussi des attitudes, des valeurs - bref, une culture.

Dans un article publié en 2000, le professeur à la Harvard Business School, Michael Porter, écrit qu'il existe des nations à la «culture improductive». Selon lui, l'aptitude collective à la prospérité repose sur deux convictions : d'abord, que c'est la productivité qui est à la base de la prospérité, et non le contrôle des ressources, la protection du gouvernement ou la puissance militaire, et que le «paradigme de la productivité» est bon pour la société ; ensuite, que le potentiel d'enrichissement est sans limites, puisqu'il se fonde sur les idées, la perspicacité et l'imagination. Selon M. Porter, la conviction que la richesse potentielle est fixe mène les gens à se battre pour maximiser leur part du gâteau, plutôt que de chercher à le faire grossir au bénéfice de tous. D'où une «culture improductive».

Valeurs, savoirs, savoir-faire. La prospérité commence par là. Dans la tête.

Robert Dutton est le tout premier entraîneur en résidence de l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB). Pendant 20 ans, il a assuré la direction de Rona à titre de président et chef de la direction. Sous sa gouverne, l'entreprise a connu une croissance soutenue et est devenue le plus important distributeur et détaillant canadien de produits de quincaillerie, de rénovation et de jardinage. Après un passage aussi marquant que remarquable comme entrepreneur-entraîneur, Robert Dutton a décidé d'accompagner les entrepreneurs-athlètes de façon plus assidue, au sein de l'EEB.

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