La prospérité, ça commence dans la tête

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

La prospérité, ça commence dans la tête

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

Par Robert Dutton
Mais nous sommes au 21e siècle. Le siècle du libre-échange, des transports efficaces et des communications. La disponibilité des ressources sur un territoire donné ne détermine plus sa capacité de créer de la prospérité. Selon les derniers chiffres publiés par l'Institut de la statistique du Québec, des dix États les plus riches de la planète, cinq - le Luxembourg, Macao, Singapour, la Suisse et Hong Kong - n'ont pas ou peu de ressources naturelles. Les habitants de l'Irlande, des Pays-Bas, de la Belgique, de Taïwan ou du Japon ont un pouvoir d'achat supérieur au nôtre, qui vivons pourtant sur cette «terre aussi riche».

La richesse vient de la valeur ajoutée. Pas de la valeur prélevée. Le kilowattheure n'est pas prélevé du bassin de la Baie-James. Il est tiré de la rivière grâce aux savoirs, au savoir-faire et aux capitaux qu'on y a investis.

Ce qui détermine la prospérité, c'est la capacité des êtres humains de créer de la valeur par l'innovation. C'est une combinaison du temps de travail et de la productivité avec laquelle ont utilise les ressources, le capital et le travail.

Ah, la productivité !

Évitons tout malentendu. Être productif, ce n'est ni travailler plus fort ni travailler plus longtemps. C'est produire beaucoup par heure travaillée. Selon les chiffres de l'OCDE, les travailleurs les plus productifs sont, dans l'ordre, les Norvégiens, les Luxembourgeois et les Américains. Pas exactement des esclaves, ni du cheap labour. Les Belges, les Hollandais et les Suédois notamment sont plus productifs que les Canadiens. Les Français sont plus productifs que les Allemands. S'ils sont moins riches, c'est qu'en moyenne, ils travaillent moins - reflet, sans doute, de leur structure démographique et d'un choix de société - de leurs valeurs, en somme. Si on veut s'enrichir sans travailler davantage, il faut être plus productif.

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