Les débardeurs du port de Québec sont mis en lock-out

Publié le 15/09/2022 à 14:25, mis à jour le 15/09/2022 à 15:34

Les débardeurs du port de Québec sont mis en lock-out

Publié le 15/09/2022 à 14:25, mis à jour le 15/09/2022 à 15:34

Par La Presse Canadienne

La Société des arrimeurs de Québec, qui regroupe les employeurs, n’a pas encore fait connaître ses commentaires. (Photo: La Presse Canadienne)

Un lock-out a été décrété au port de Québec, jeudi midi, en pleine saison des croisières.

La section locale concernée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, et la Société des arrimeurs de Québec, qui regroupe les employeurs, ont confirmé l’information.

Le SCFP y représente les 81 débardeurs œuvrant au port de Québec.

Le 30 août dernier, les débardeurs avaient voté en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, et ce, dans une proportion de 98,5%. Ils pouvaient théoriquement déclencher la grève dès le 11 septembre, mais ils ne l’ont pas fait.

Le syndicat affirme que l’employeur veut implanter des quarts de travail de 12 heures, ce qui nuit à la conciliation travail-famille.

Il précise que depuis l’adoption du mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, ses membres avaient commencé à exercer certains moyens de pression pour accroître le rapport de force à la table de négociation.

«C’est vraiment terrible que l’employeur soit capable de mettre à la porte nos membres, tandis que nous sommes encore à la table de négociation», a commenté le conseiller syndical au dossier pour le SCFP, Dominic Cordeau.

«Non seulement l’employeur fait mal à l’économie locale en ralentissant le service d’arrimage au port, mais il va aussi faire du tort à l’image internationale de notre ville, car nous sommes en pleine saison des croisières», a ajouté le conseiller syndical.

De son côté, la Société des arrimeurs affirme avoir décrété le lock-out parce qu’elle était «placée dans une situation intenable» et que les moyens de pression des débardeurs s’accentuaient «de jour en jour».

«Les positions des parties sont irréconciliables», soutient la Société des arrimeurs. «Les demandes syndicales sont impossibles à satisfaire dans le contexte actuel», ajoute-t-elle.

Le syndicat maintient sa confiance dans le processus de négociation qui a été lancé. «Nous croyons toujours que la solution à nos différends se trouve à la table de négociation», a commenté M. Cordeau.

Sur son site internet, le Port de Québec se décrit comme une «plaque tournante canadienne du commerce international à Québec». Quelque 28 millions de tonnes y ont été transbordées dans la dernière année, «classant le port parmi les cinq plus importants au pays».

Le Port de Québec y indique aussi qu’il génère 1,3 milliard $ en retombées économiques au Canada et que 236 715 visiteurs ont été amenés par les croisières internationales en 2019, générant 221 millions $ de retombées économiques.

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