Pierre Karl Péladeau propose une révolution du capitalisme nord-américain

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Mars 2015

Pierre Karl Péladeau propose une révolution du capitalisme nord-américain

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Édition du 21 Mars 2015

Il définit aussi le modèle québécois par son filet social, en renvoyant à l’assurance maladie ainsi qu’aux investis- sements massifs en éducation.

Pierre Karl Péladeau estime qu’il faut maintenir l’accessibilité par des droits de scolarité abordables. Il se dit prêt à discuter de tarifs à la baisse, en ajoutant qu’on devra tenir compte «d’une plus grande imputabilité face à la contribution de la collectivité».

Sur la dette du Québec, M. Péladeau juge qu’elle n’est pas révélatrice de la capacité financière du Québec.

« Il y aura aussi une valeur à accorder à nos actifs. Tout cela doit être établi. Nous comptons sur des actifs de grande qualité comme Hydro-Québec, mais dont les principes comptables ne permettent pas de refléter toute la valeur. »

Comme pour illustrer la valeur de réalisation de l’actif, il souligne que les Québécois comptent parmi ceux qui paient le moins cher leur électricité en Amérique du Nord. Il se dit cependant contre toute forme de privatisation de la société d’État, et juge « qu’il n’est pas réaliste de penser qu’on va augmenter les tarifs ».

Les sièges sociaux

Pierre Karl Péladeau veut par ailleurs améliorer la protection des sièges sociaux du Québec.

Il veut également convaincre de grandes institutions de prendre des participations de blocage dans des entreprises névralgiques pour le Québec.

« Si une entreprise ne peut pas amasser plus de 90 % d’une société, ça devient plus difficile et moins intéressant pour elle de pouvoir l’acquérir en totalité. C’est encore possible de le faire si on contrôle les deux tiers, mais c’est plus compliqué », explique-t-il.

Lorsqu’on lui demande quelles seraient ces institu- tions, il nomme la Caisse, le Fonds de solidarité et Fondaction. Mais il ajoute aussi les institutions financières. « Prenons la Banque Nationale et Rona. Si Rona passe à une entreprise américaine, pensez- vous que la relation d’affaires va être aussi solide ? C’est sûr que non. L’entreprise américaine a ses banquiers et ils vont s’organiser pour essayer de récupérer cette business-là ! C’est tout l’écosystème qui est en cause. [Si on n’agit pas,] nos institutions vont avoir un potentiel de développement moindre. »

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