Bombardier doit tirer des leçons de la crise, reconnaît Guy Hachey

Publié le 20/05/2010 à 13:32

Bombardier doit tirer des leçons de la crise, reconnaît Guy Hachey

Publié le 20/05/2010 à 13:32

Guy Hachey. Photo: Bloomberg.

La crise économique qui a heurté de plein fouet les transports aériens et l’industrie aérospatiale mondiale n’est pas encore terminée, mais Bombardier doit déjà en tirer des leçons.

C’est en tout cas l’avis de Guy Hachey, le président et chef de l’exploitation de Bombardier Aéronautique, qui s’exprimait ce midi devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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«Nous ne l’avons pas provoquée (la crise). Nous n’avons pas fait de mauvais placements. Nous avons toujours géré avec rigueur, et nous avons toujours pris des risques calculés», a-t-il d’abord expliqué.

«Mais, a-t-il aussitôt poursuivi, nous avons été entraînés dans la crise parce que nos clients ont été affectés par la chute des marchés. »

C’est à ce problème que le président de Bombardier Aéronautique a dit vouloir tenter de s’attaquer dans l’avenir, en prévenant mieux les risques et en améliorant les analyses économiques des marchés, de leurs clients et des leurs fournisseurs.

Plus de rigueur

«Nous allons appliquer un processus rigoureux de gouvernance dans la gestion des programmes de développement de nos nouveaux avions. En d’autres mots, résume-t-il, nous allons nous donner les moyens de mieux voir les choses venir.»

C’est ainsi, a-t-il expliqué, que Bombardier parviendra à faire les bons choix d’investissement, dans les meilleurs avions et avec les meilleurs partenaires.

Lors d'un point de presse improvisé, à la sortie de l'événement, M. Hachey a répondu que Bombardier n'avait pas perdu d'argent durant la crise, du fait d'un calcul inadéquat ou insuffisant des risques du marché. 

Il a également nié que ce nouvel effort d'analyse puisse nuire au carnet de commande de l'entreprise. «Disons, a-t-il répondu, que nous allons regarder la situations des clients de plus près pour réduire les risques, mais il y a tellement de demandes actuellement que je ne crois pas que ça fera une grande différence.»

Cap sur la Chine

Dans cet esprit, la Chine occupe certainement une place centrale des plans de développement futurs de Bombardier Aéronautique. «Ce sont des gens, a-t-il dit, qui ont les moyens de voyager dans un pays qui est immense».

Déjà, Bombardier compte sur de nombreux partenaires chinois qui feront, notamment, le fuselage de ses avions de la famille CSeries. Elle a aussi conclu des ententes avec des banques chinoises pour financer les acheteurs de ses appareils.

 

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