Front commun Obama et McCain

Publié le 01/10/2008 à 00:00

Front commun Obama et McCain

Publié le 01/10/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne
Le Sénat doit se réunir ce soir pour se prononcer sur une nouvelle version du plan. Le texte devrait ensuite revenir devant la Chambre des représentants pour qu'elle se prononce à nouveau, jeudi soir ou vendredi.

D'importantes réductions d'impôts ont notamment été ajoutées au projet initial. Ces provisions sont susceptibles de séduire les républicains lorsque le texte passera devant la Chambre des représentants.

Lundi, la plupart des représentants républicains avaient voté contre le plan Paulson, du nom du secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson. Défendu par le président George W. Bush, ce plan de 700 milliards $ US vise à racheter les créances et actifs invendables des banques et d'autres établissements financiers, le tout avec l'argent du contribuable.

John McCain, Barack Obama et Joe Biden, candidat démocrate à la vice-présidence, ont fait part de leur intention de revenir à Washington pour le vote de mercredi soir.

Mardi, les prétendants républicain et démocrate à la Maison Blanche ont déclaré qu'il ne fallait pas tomber dans les querelles partisanes sur ce dossier, la priorité étant de sauver le système financier. Tous deux ont exhorté le Congrès à redoubler d'efforts pour parvenir à un accord sur le plan et ont préconisé que l'assurance fédérale des dépôts bancaires soit augmentée pour passer de 100 000 à 250 000 $ US. Cette proposition a ensuite été incorporée dans la version du plan de sauvetage présentée au Sénat.

La présidente du Fonds de garantie des dépôts bancaires (FDIC), Sheila Bair, a repris à son compte cette proposition mardi après-midi. Elle a affirmé que la plupart des banques restaient solides, mais que le fait d'augmenter le plafond des assurances contribuerait à calmer la crise de confiance.

Le Dow Jones est remonté mardi de 485 points, reprenant près des deux tiers des pertes enregistrées la veille, soit 777 points, la plus forte baisse en points de l'histoire de cet indice à la Bourse de New York.

Les deux candidats à la présidentielle ont souligné que le temps des reproches était passé, et qu'il était urgent d'agir.

Barack Obama a averti que ce serait "catastrophique" si un accord n'était pas conclu rapidement. Le sénateur de l'Illinois a ajouté que le Congrès devait construire sur le projet qu'il avait rejeté lundi plutôt que de repartir à zéro.

"Etant donné les progrès que nous avons faits, je crois que nous avons peu de chances de réussir si nous repartons à zéro et rouvrons des négociations sur les éléments centraux de l'accord", a déclaré le candidat démocrate à la Maison Blanche. "Mais pour adopter ce plan, nous devons faire davantage".

Lors d'une réunion publique devant 12 000 personnes à l'université du Nevada, à Reno, Barack Obama a affirmé que la crise "affecte le bien-être de chaque Américain. Il y aura un temps pour punir ceux qui ont mis le feu, mais pour le moment, il faut se rassembler et éteindre le feu".

Alors que les républicains sont largement responsables du rejet du plan Paulson à la Chambre des représentants, John McCain a reconnu que les parlementaires n'étaient pas parvenus à convaincre les électeurs de l'urgence d'un accord.

Le sénateur de l'Arizona est allé dans le même sens que M. Obama lors d'une interview sur la chaîne câblée MSNBC. "Nous devons agir, et je suis confiant dans le fait que nous allons le faire, nous voterons une législation parce que nous devons le faire".

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