Avenir de Nunavik Nickel: Couillard va aux nouvelles

Publié le 30/10/2014 à 10:39

Avenir de Nunavik Nickel: Couillard va aux nouvelles

Publié le 30/10/2014 à 10:39

Par Suzanne Dansereau

Profitant de son passage à Pékin dans le cadre de sa mission commerciale en Chine, le premier ministre du Québec Philippe Couillard rencontrera vendredi la haute direction de la minière chinoise Jilin Jien Nickel.

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On pourrait alors en savoir davantage sur ce qu’il adviendra de la mine Nunavik Nickel, de Canadian Royalties, située dans le territoire nordique du Québec. Un projet qui devait créer 400 emplois sur quinze ans, mais qui a été stoppé l’an dernier faute de liquidités et après d’importants ratés techniques.

«Nous rencontrons (les gens de Jilin Jien Nickel) à leur demande», a indiqué le premier ministre, interrogé par Les Affaires en marge d’une cérémonie de signatures d’ententes commerciales à Pékin. «Nous leur parlerons du Plan Nord, mais nous voudrons aussi connaître leurs intentions: combien d’emplois et combien de temps durera la mine», a-t-il ajouté.

Jilin Jien Nickel a acheté la mine de Canadian Royalties en 2010 pour moins de 200M$, une aubaine, à la suite de la crise financière qui a asphyxié le promoteur québécois. Elle était sur le point de démarrer, mais le projet qui devait livrer du cuivre et 160000 tonnes de concentré de nickel, a connu des problèmes techniques. L’extraction du nickel n’était pas optimale et un quai bâti par SNC-Lavalin, s’est effondré (SNC est d’ailleurs poursuivie pour 40M$ dans ce dossier).

Puis à l’été 2013, après avoir englouti 700M$ de plus dans le projet, la minière chinoise s’est fait couper les vivres par son principal bailleurs de fonds, la Bank of China. Résultat: une quinzaine d’entrepreneurs québécois n’ont pas été payés. La société a recruté la banque d’affaires Forbes and Manhattan pour réaliser une restructuration. Plus de la moitié du personnel a été mis à pied et l’équipe de direction a été éjectée. (Le président John Caldbick vient d’ailleurs de déposer une poursuite de 1,6M$ pour congédiement illégal).

Les rumeurs voulaient que la durée de vie de la mine soit réduite à trois ans. Depuis, la mine a réussi à faire des expéditions, d’abord de cuivre, pour payer une partie de ses sous-traitants.

En février 2014, les propriétaires ont annoncé l’injection de 200M$ additionnels dans la mine – s’ils obtenaient le financement - et en septembre, une première expédition de 23000 tonnes de nickel a été réalisée, via le passage du Nord-Ouest.

Phase 2 du projet

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