Montréal accueillera la deuxième partie de la COP15 en décembre

Publié le 21/06/2022 à 08:24

Montréal accueillera la deuxième partie de la COP15 en décembre

Publié le 21/06/2022 à 08:24

Par La Presse Canadienne

La perte de biodiversité est liée à d’autres problèmes environnementaux comme la pollution, la dégradation des terres, le changement climatique. (Photo: 123RF)

Montréal accueillera en décembre la deuxième partie de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, la COP15.

L’événement se tiendra du 5 au 17 décembre.

La décision a été confirmée lors d’une rencontre au Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, mardi.

La 15e Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies a débuté à Kunming en Chine à l’automne 2021.

L’événement a eu lieu en format hybride, c’est-à-dire que des dirigeants y ont participé en ligne.

La deuxième partie de cette conférence devait avoir lieu cet été en Chine, mais les règles sanitaires et le confinement à répétition de grandes villes chinoises ont forcé les Nations unies à considérer un autre endroit que Kunming.

En entrevue avec La Presse Canadienne le 7 juin dernier, la secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema, avait expliqué que la Chine demeurait «l’option numéro un», mais que comme «il y (avait) des pressions pour que la COP ne soit pas reportée», les Nations unies avaient commencé à regarder d’autres options. Elle avait indiqué que Montréal deviendrait peut-être «l’option par défaut», car le bureau de l’organisation a son siège dans le Vieux-Montréal, sur la rue Saint-Jacques.

Trente ans après la signature de la Convention sur la diversité biologique au Sommet de la Terre de Rio, la prochaine COP est particulièrement importante, selon Elizabeth Maruma Mrema, notamment à cause des «preuves scientifiques récentes que la perte de biodiversité se produit à un rythme sans précédent et que la perte de biodiversité est également liée à d’autres problèmes environnementaux comme la pollution, la dégradation des terres, le changement climatique».

Lors d’un discours à Montréal au début du mois, Elizabeth Maruma Mrema a fait référence à un rapport particulièrement alarmant publié en 2019 par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui relève de l’ONU.

Plus d’un demi-million d’espèces terrestres «ont un habitat insuffisant pour leur survie à long terme» et risquent de disparaître, plusieurs d’ici des décennies, à moins que leurs habitats ne soient restaurés, selon ce rapport.

Le taux d’extinction des espèces s’accélère, ce qui provoque de graves conséquences sur les populations humaines et risque «d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier», avait rappelé le président de l’IPBES, Robert Watson, lors de la publication du rapport.

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