Manifestation du 1er mai: hausse du salaire minimum et meilleures conditions exigées

Publié le 02/05/2022 à 07:37

Manifestation du 1er mai: hausse du salaire minimum et meilleures conditions exigées

Publié le 02/05/2022 à 07:37

Par La Presse Canadienne

L’événement était organisé par la Coalition du 1er mai, un regroupement d’une quinzaine de syndicats et organismes, sous le thème «Pour vivre comme du monde». (Photo: La Presse Canadienne)

Environ un millier de manifestants ont défilé dans les rues de Montréal dimanche pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs et exiger une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions d’emploi.

Les participants s’étaient donné rendez-vous au square Cabot, dans le centre-ville, sous un ciel ensoleillé. Nombreux étaient ceux qui agitaient un drapeau de leur syndicat, et certains étaient même venus en famille.

L’événement était organisé par la Coalition du 1er mai, un regroupement d’une quinzaine de syndicats et organismes, sous le thème «Pour vivre comme du monde».

«Nous avons tous constaté l’augmentation du coût de la vie. Le salaire minimum de 14,25 $ ne peut pas suffire, ce qui fait que la population est en train de vivre dans une situation très précaire», a expliqué la co-porte-parole de la Coalition et représentante du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants Benedicte Carole Ze.

La seconde co-porte-parole de la Coalition et membre de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Marie-Claude Tremblay, a ajouté que «l’augmentation de l’inflation, le coût de la vie, tout ce qui augmente ça touche les bas salariés et ce sont eux qui sont les plus affectés».

En mars, la Banque du Canada calculait que l’indice du prix à la consommation atteignait 6,7%, bien au-delà de la fourchette cible de 1 à 3%. Les prix de l’essence et de la nourriture en particulier ont connu des hausses dans les derniers mois.

Selon Mme Tremblay, les salaires n’ont pas suivi l’inflation. «Ce n’est pas normal, ce n’est pas décent pour les travailleurs d’être obligé d’avoir 2 ou 3 emplois et de rester dans la précarité malgré tout», a-t-elle plaidé.

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal était aussi présente à l’événement, en compagnie d’un contingent de son parti. D’après elle, le salaire minimum doit atteindre 18 $ de l’heure pour offrir des conditions de vie décentes.

«Ce qui est catastrophique et très enrageant aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui sont au bas de l’échelle, qui travaillent à temps plein et qui sont obligés d’aller faire appel à des banques alimentaires», a-t-elle fait valoir.

 

Des conditions décentes

Outre l’argent, les conditions de travail sont aussi dans la mire de la Coalition.

«Ce que nous revendiquons le plus, c’est aussi le droit à la conciliation travail-famille, le droit d’avoir des moments de repos, le droit de prendre nos pauses, le droit d’avoir nos horaires à l’avance», a souligné Mme Tremblay.

Elle a rappelé que les travailleurs de la santé, que l’on a surnommés «anges gardiens» durant la pandémie, sont aux prises avec des conditions souvent très difficiles, notamment les heures supplémentaires obligatoires, alors que «la surcharge de travail commence à nous écraser, les gens tombent au combat et les invalidités montent en flèche».

«Mr Legault dans les dernières années a remercié les anges à juste titre (…), mais Mr Legault, on espère qu’il n’attendra pas que ses anges s’envolent pour leur donner des conditions de travail décentes.»

 

Front commun

Cette année marque aussi le cinquantième anniversaire du Front commun de 1972, où les trois grandes centrales syndicales de l’époque s’étaient unies pour négocier les conventions collectives des secteurs publics et parapublics.

Le mois dernier, la CSN, la CSQ et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont annoncé la reformation du Front commun pour la négociation des conventions collectives de 2023.

«Le gouvernement est mieux de s’ouvrir les oreilles pour une fois, parce qu’encore une fois les syndicats, les centrales affiliées vont aller défendre les droits des travailleurs et travailleuses», a déclaré Mme Tremblay.

La tradition veut que les syndiqués en conflit de travail soient en tête de peloton. Cette fois-ci, c’était les grévistes de Rolls-Royce Canada, affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et de l’usine Molson-Coors de Longueuil, affiliés aux Teamsters, qui ouvraient la marche.

Cet article a été produit par Clara Descurninges avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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