Bombardier n’exclut pas une nouvelle réduction de production

Publié le 31/08/2011 à 11:13, mis à jour le 31/08/2011 à 15:45

Bombardier n’exclut pas une nouvelle réduction de production

Publié le 31/08/2011 à 11:13, mis à jour le 31/08/2011 à 15:45

Par Martin Jolicoeur

Guy C. Hachey, président et chef de la direction de Bombardier Aéronautique. Photo : Bloomberg

À moins d’un revirement de situation important, Bombardier envisage de devoir réduire la cadence de production de sa gamme d’avions régionaux, assemblés à Montréal.

«Ce n’est pas notre projet, a tenu à préciser Guy Hachey, le président et chef de la direction de Bombardier Aéronautique. Nous travaillons fort pour éviter une telle décision. Mais si la situation ne change pas de manière importante, nous devrons possiblement prendre une décision (à ce propos), plus tard à l’automne», a-t-il précisé lors de l'appel conférence suivant la publication des résultats trimestriels de Bombardier.

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La direction n’a pas précisé l’importance des réductions de production envisagées dans les usines montréalaises, mais a admis que la lenteur de la reprise économique aux États-Unis et en Europe nuisait considérablement à la conclusion de nouvelles commandes des Canadair Regional Jet (CRJ). En outre, les institutions financières se montreraient plus frileuses que par le passé pour le financement de nouveaux avions.

Bombardier n’a enregistré aucune nouvelle commande de CRJ ou de Q400 au cours du dernier trimestre. Plusieurs commandes prévues pour le deuxième trimestre auraient été repoussées à plus tard, au troisième et au quatrième trimestre, explique la direction. Des «campagnes» actuellement en cours auprès de clients pourraient aussi déboucher sur de nouvelles commandes.

Concurrence à cinq

Mais M. Hachey ne cache pas que le marché des avions régionaux ne s'est pas comporté dernièrement à la hauteur des prévisions de la compagnie. «C'est une évidence», a-t-il commenté, ajoutant suivre de près cette situation. En dépit de l'incertitude ambiante, ce dernier ajoute qu'il serait «prématuré» de prendre une décision actuellement.

Outre le contexte économique, Bombardier a de plus admis que la concurrence accrue dans le marché des avions régionaux pesait sur ses résultats. Une concurrence qui vient maintenant de Chine, de Russie (Sukhoi) et du Japon (Mitsubishi), en plus du Brésil (Embraer).

Embraer, a-t-il dit, a fait du «bon travail» en assurant d'une présence «partout sur la planète» et en se montrant plus agressive en Amérique et en Europe. Elle a également pu profiter d'un carnet de commande d'avions régionaux plus garni que celui de Bombardier lorsqu'a débuté la récession, ce qui expliquerait en partie son apparente aisance à traverser la turbulence actuelle.

À 12:15, l'action de Bombardier s'échangeait à 4,77$ à la Bourse de Toronto, en baisse de 0,35$, ou de 6,84% depuis l'ouverture ce matin.

 

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