Les PME progressent grâce à l'achat d'équipement et à la planification stratégique

Offert par Les Affaires


Édition du 09 Mai 2015

Les PME progressent grâce à l'achat d'équipement et à la planification stratégique

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Édition du 09 Mai 2015

Bonne nouvelle : l'importance relative du secteur manufacturier dans l'économie québécoise aurait cessé de diminuer. Même qu'on aurait assisté à une «légère remontée» en 2014, selon la sixième édition du Baromètre industriel québécois, publiée le 5 mai par Sous-Traitance Industrielle Québec (STIQ). «Ce n'est pas une embellie extraordinaire, car la majorité des indicateurs reste assez stable», précise Richard Blanchet, pdg de cette association d'entreprises et de clients qui vise à améliorer la compétitivité des chaînes d'approvisionnement manufacturières du Québec.

Cliquez ici pour consulter le dossier Secteur manufacturier: la carte des usines

Quelque 400 PME sont sondées annuellement pour produire ce portrait du secteur, qui souligne que 53 % des entreprises répondantes ont réussi à faire croître leur chiffre d'affaires d'au moins 5 % en 2014. «Ce qui est particulier cette année, c'est que nous avons croisé des données entre les questions, explique Richard Blanchet. Cela nous a permis de constater que les entreprises qui investissent plus de 5 % de leur chiffre d'affaires en achat d'équipement et en recherche et développement affichent une bien meilleure performance que celles qui y investissent moins de 2 %.»

Même constat pour les PME qui ont réalisé une planification stratégique au cours des trois dernières années, par rapport à celles qui ne l'ont pas fait.

«Le Baromètre nous fournit de nombreuses données pour appuyer ce que nous prônons, c'est-à-dire que les bonnes pratiques d'affaires ont des résultats concrets», dit M. Blanchet. Le document de 24 pages, offert en ligne (stiq.com), regorge également de nombreux témoignages d'entrepreneurs.

Le recrutement pose problème

STIQ ne conclut cependant pas que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les indicateurs concernant le renouvellement de la clientèle, le recrutement et la rétention de personnel spécialisé sont en recul. Ainsi, 74 % des répondants au Baromètre considèrent comme très ou assez important le problème de recrutement de la main-d'oeuvre spécialisée. La moitié d'entre eux (50 %) a aussi éprouvé des difficultés très ou assez importantes à conserver ses employés spécialisés en 2014.

«Plus la main-d'oeuvre qu'on recherche est qualifiée, plus elle est rare», dit Steve Bissonnette, président de Diacarb, un atelier d'usinage montréalais qui fabrique de petits composants complexes.

«Les métiers de notre secteur n'ont pas toujours été valorisés et c'est dommage, car il y en a beaucoup où le taux de placement frise les 100 %, poursuit-il. Par contre, les entreprises doivent créer des programmes intéressants pour attirer les jeunes et être capables de les retenir.»

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