Des obstacles sur la route de la voiture autonome

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Mars 2015

Des obstacles sur la route de la voiture autonome

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Édition du 14 Mars 2015

[Photo: Shutterstock]

Affichage tête haute, vision de nuit, alerte anticollision... l'électronique permet aux voitures de freiner et de se garer sans l'intervention du conducteur au volant. Mettre tous les dispositifs électroniques bout à bout mènent à penser que le conducteur aura bientôt un rôle de figurant.

Cliquez ici pour consulter le cahier auto «Les aides à la conduite»

Il existe deux écoles de pensée quand vient le moment de parler de voiture autonome. D'un côté, ceux qui vont de l'avant, en complète rupture avec l'approche habituelle quant à l'automobile, comme Google, qui possède déjà des voitures sans conducteur pour cartographier les routes d'Amérique du Nord.

De l'autre, les constructeurs automobiles, qui préfèrent y aller étape par étape, en faisant progresser sans bouleversement les plus récentes technologies pour arriver d'ici 2020 à une voiture qui pourra se conduire toute seule.

Audi, Volvo, Nissan, Mercedes ont tous promis la commercialisation de voitures autonomes d'ici la fin de cette décennie, en précisant que quelles que soient les circonstances, ce sera toujours le conducteur qui aura le contrôle de la voiture et non l'inverse. Le but premier de la conception de ces véhicules en est un de sécurité. Volvo affirme même vouloir éliminer tout décès à bord d'un de ses véhicules d'ici 2020.

Chez les futurologues s'intéressant à l'automobile, on imagine déjà la carte autoroutière de demain. Les équipes de Volvo projettent de circuler en formation de trains routiers dans lesquels les voitures obéiront à un véhicule-pilote placé en tête de convoi.

Toyota a présenté l'AHDA, pour Automated Highway Driving Assist ou assistant de conduite automatisé sur voie rapide : une voiture autonome à vitesse d'autoroute doublée d'une interface qui oblige le conducteur à la vigilance. Ce dernier doit donc garder les mains sur le volant et les yeux sur la route, sinon le système autonome se désactive.

Changements d'habitude

En tenant pour acquis que la voiture autonome sera une réalité dans quelques années, il reste plusieurs obstacles à franchir avant de voir une présence significative sur la route. Comment la société va-t-elle légiférer. Comme le conducteur n'aura plus aucun rôle à jouer, sera-t-il encore nécessaire d'obtenir un permis de conduire ? Pourra-t-on laisser une personne non voyante dans un véhicule autonome ? Et qu'adviendra-t-il en cas de problèmes techniques ? Sera-t-il encore nécessaire de prendre une assurance si les accidents sont moins nombreux ? Comment les voitures autonomes vont-elles interagir avec les véhicules conventionnels ? Il ne faut pas oublier toute la question des éventuels problèmes informatiques. Une voiture qui échange des données comme un téléphone intelligent risque de rencontrer le même genre de problèmes. Mais le plus gros obstacle demeure sans doute l'acceptation de la population. Est-ce que les gens voudront laisser le contrôle à une machine ?

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