FrancoFolies de Montréal : sortir les grosses pointures avant Noël

Publié le 16/06/2015 à 19:43

FrancoFolies de Montréal : sortir les grosses pointures avant Noël

Publié le 16/06/2015 à 19:43

Par Claudine Hébert

Frédérique Ménard-Aubin

Quand on organise un festival dont plus de 80 % du budget est consacré à une programmation gratuite à l’extérieur, on a tout intérêt à présenter les bons artistes pour attirer du monde… et souhaiter que la météo soit de notre côté.


Bien qu’une bonne partie du budget des Francofolies de Montréal (9,5 millions de dollars) repose sur des contributions publiques (près de 22% provient du fédéral et du provincial) et de Tourisme Montréal (6%), la principale source de financement découle des commanditaires et des revenus autogérés.


« S’il pleut, s’il fait froid, il y a beaucoup moins de monde sur le site. Du coup, on enregistre moins de ventes de nourriture, de consommation et de souvenirs », indique Jacques-André Dupont, vice-président et directeur général de l’Équipe Spectra.


Selon l’organisation, le festival a connu un achalandage de 1,3 million d’entrées en 2013 soit une augmentation de 54 % par rapport à 2010. « Le fait que les FrancoFolies soient passées d’août à juin a été un facteur majeur qui explique l’augmentation du nombre de festivaliers », explique M. Dupont.


Actuellement, plus d’un festivalier sur 6 est un touriste hors Montréal. Et de ce nombre, souligne M. Dupont, près de la moitié provient de l’extérieur du pays. « D’où notre intérêt de sortir le plus rapidement possible avant Noël les grosses pointures de la programmation. Des artistes qui vont nous aider à stimuler les ventes de billet à l’international», explique M. Dupont. Cette année pour la 27e édition, le gros nom a été Juliette Gréco.


L’organisation estime que le festival musical francophone rapporte près de 11 M$ en retombées économiques pour la ville.


L’objectif des FrancoFolies demeure, certes, de créer une animation au cœur de la ville, mais c’est surtout un moyen de faire connaître les artistes de la francophonie, insiste M. Dupont. « Prenez Stromae. En 2011, il s’est produit, lors du festival, au Metropolis. L’an dernier, il a occupé le Centre Bell non pas un, mais deux soirs consécutifs » indique-t-il.


Les FrancoFolies, c’est aussi une occasion de provoquer des rencontres. Équipe Spectra est bien contente d’avoir les BB, Radio Radio, Alex Nevsky, Jacques Michel ainsi que le groupe Koriass à l’agenda de l’édition 2015.


« En fait, depuis le premier rendez-vous, on a comme objectif de présenter une programmation qui mélange des valeurs sûres et des noms moins connus », dit-il. Et le festival est si populaire que l’organisation reçoit beaucoup plus de demandes de la part des gérants d’artistes qu’il y a de places dans la programmation.


Francofolies en bref:
Entrées : 1,3 million
Budget : 9,4 M$
Retombées : 10,8 M$


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