La météo et les blessures, les deux ennemis de la Coupe Rogers

Publié le 08/06/2015 à 17:58

La météo et les blessures, les deux ennemis de la Coupe Rogers

Publié le 08/06/2015 à 17:58

Par Claudine Hébert

De tous les grands tournois de tennis internationaux d’une durée d’une semaine, c’est la Coupe Rogers, présentée à Montréal, qui détient le record du nombre de spectateurs, aussi bien pour l’édition féminine que masculine, présentées en alternance à Montréal et Toronto. Chaque année, l’organisation de cet événement sportif doit composer avec deux éléments incontrôlables : les soubresauts de la météo et le retrait inattendu des meilleurs joueurs.

« On n’est jamais à l’abri de blessures qui peuvent nous priver des meilleurs joueurs au classement, mais de surcroit, les succès ou insuccès en début de tournoi des principales vedettes influencent également l’achalandage au fil de la semaine », rapporte Eugène Lapierre, directeur du tournoi de la Coupe Rogers à Montréal.

Cela dit, le tournoi montréalais va bien. Très bien même. À l’exception de 2012, où seulement 151 000 billets ont été vendus pour l’édition féminine, le tournoi attire bon an mal an plus de 170 000 spectateurs depuis 2005. En 2011, le tournoi masculin a attiré 213 000 spectateurs, un record mondial pour un tournoi de tennis de sept jours. Le tournoi détient également le record mondial chez les femmes. L’édition 2014 a accueilli 181 996 spectateurs.

« La Coupe Rogers, rappelle Eugène Lapierre, permet généralement de voir en action les 50 meilleures raquettes du classement, et ceci, à un coût d’au moins 30% moins cher qu’un billet de tournoi grand chelem.»

De plus, ce tournoi condensé sur une semaine permet aux spectateurs de voir défiler les 16 meilleurs joueurs le mardi, mercredi et jeudi. « Ce qu’on ne voit pas dans les grands chelems », dit-il.

Ce facteur contribue à attirer des spectateurs hors-Québec. Près de 15% d’entre eux proviennent notamment de l’Ontario et des États du nord-est américain. Les retombées économiques de l’événement sont estimés à près de 20 millions de dollars.

Avec la venue des joueurs masculins du 7 au 16 août 2015, M. Lapierre est confiant de battre le record d’assistance de 2011. Déjà, la prévente allait très bien au début du mois de juin, plus de 70% des billets avaient trouvé preneur.

L’achalandage demeure un des facteurs clés pour boucler la majeure partie du budget de 25M$. « Plus de 95% de notre budget repose sur la vente de billets, les commandites ainsi que la vente des droits télévisés. Ces droits absorbent presque la totalité des bourses remises aux athlètes soit 2,4 M$ US pour les femmes et 3,6 M$ US pour les hommes », indique M. Lapierre. Les contributions publiques, souligne-t-il, représentent à peine 1 M$ sur le budget total.

Outre les bourses, le budget sert également au marketing, à l’aménagement du stade pendant le tournoi et à l’hébergement des athlètes.

Malgré tout, l’organisation de la Coupe Rogers doit se méfier d’une nouvelle menace : les villes asiatiques sortent les gros dollars pour accueillir, elles aussi, un tournoi du circuit Masters. Seulement neuf tournois sur les 61 autres du circuit offrent 1000 points au gagnant. Doha, qui a déjà un tournoi de 500 points, a d’ailleurs offert 100 M$ à chacune des deux organisations, l’ATP et la WTA, pour qu’elles acceptent d’ajouter sa destination au calendrier du Masters, rapporte M. Lapierre. Les deux organisations ont refusé l’offre…mais pour combien de temps ?

 

 

La Coupe Rogers en bref:

Entre 170 000 et 200 000 billets vendus
Budget : 25 M$
Retombées économiques : Près de 20 M$

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