Verbom monte en puissance grâce à l'industrie de l'automobile

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Mai 2016

Verbom monte en puissance grâce à l'industrie de l'automobile

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Édition du 21 Mai 2016

Verbom a misé sur la R-D pour mettre au point un procédé de thermoformage permettant de fabriquer des pièces complexes et esthétiques en aluminium. La PME de Sherbrooke emploie plus de 165 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 30 millions de

Les technologies novatrices de Verbom ont lancé la PME de Valcourt sur la voie d'une forte croissance. Les clients se bousculent à la porte de ce spécialiste de la transformation du métal en feuille. Mais la difficulté de recruter de la main-d'oeuvre ralentit un peu son élan.

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Fondée en 1978, Verbom affiche un chiffre d'affaires de plus de 30 millions de dollars et une croissance annuelle dépassant les 20 %. Cette progression repose en grande partie sur l'innovation et un choix stratégique important. «En 2009, nous voulions développer un secteur de niche et nous envisagions deux possibilités : le formage à chaud d'acier ou d'aluminium, raconte le directeur général, Éric Chênevert. Nous avons opté pour l'aluminium.»

Un choix crucial, appuyé sur la conviction que l'industrie du transport, notamment automobile, irait de plus en plus vers ce matériau pour réduire le poids des véhicules. La PME, qui compte maintenant plus de 165 employés, a donc misé sur la R-D pour mettre au point une méthode permettant de fabriquer des pièces complexes et esthétiques en aluminium.

Ces efforts ont nécessité des investissements d'environ 1,5 M$ en R-D et de 2 M$ en équipement à l'usine de Sherbrooke. Verbom injecte toujours environ 1 M$ par an en R-D.

La PME a ainsi mis au point le procédé de thermoformage, devenu l'une de ses marques de commerce. Elle permet de fabriquer, à chaud, en une seule opération, des pièces extrêmement complexes.

Cela a très bien positionné l'entreprise, puisqu'elle ne compte qu'une rivale utilisant une technologie similaire, en Grande-Bretagne. Et encore. «Nous livrons des produits finis, alors que cette entreprise ne fait que le formage à chaud, sans poursuivre avec le découpage et le formage final, qui revient au client», explique Éric Chênevert. Ce positionnement stratégique a vite mené à de lucratifs contrats pour Verbom. On n'a qu'à penser aux pièces esthétiques des nouveaux wagons du métro de Montréal, aux nombreuses pièces d'autobus usinées pour Prévost ou encore aux ailes arrière et au coffre des voitures électriques Tesla.

Problèmes de recrutement

Cette popularité a un prix. Verbom est en production 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle mettra en route, en janvier 2017, une nouvelle ligne de production à l'usine de Sherbrooke, augmentant de cinq fois sa capacité. Cet investissement de 6 M$ aidera notamment à répondre à la demande du secteur de l'automobile. En plus de Tesla, Verbom discute avec plusieurs grands groupes, dont Jaguar, General Motors, Land Rover et le mythique constructeur Ferrari. «On constate qu'il y a beaucoup de demande dans le créneau que nous avons développé. On veut s'assurer d'avoir la capacité suffisante de soutenir cette croissance», dit M. Chênevert.

Son plus grand défi reste de trouver de la main-d'oeuvre qualifiée. La nouvelle ligne de production nécessitera l'embauche de 10 à 15 employés supplémentaires. Mais ils se font rares. Le directeur général admet refuser des contrats par manque de main-d'oeuvre.

Devant la difficulté à en dénicher au Québec, elle s'est tournée vers les Philippines, ou elle a récemment embauché six travailleurs. Mais le processus d'embauche est alors beaucoup plus complexe. Il faut d'abord régler les questions d'immigration, puis travailler avec un organisme capable d'évaluer les candidats sur place, aux Philippines, avant de les accueillir et de les former en entreprise. Le processus peut prendre jusqu'à huit mois, parfois même plus. «C'est un long délai pour nous, déplore Éric Chênevert. Cela ralentit notre croissance.»

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