Le secteur des transports profite aux transformateurs

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Mai 2016

Le secteur des transports profite aux transformateurs

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Édition du 21 Mai 2016

[Photo : Shutterstock]

Sous l'impulsion de la Stratégie québécoise de développement de l'aluminium, les transformateurs se sentent pousser des ailes. Au Québec, en 2014, le secteur comptait environ 1 400 entreprises représentant plus de 15 000 emplois, selon AluQuébec. La valeur de leurs livraisons est de 5 milliards de dollars, un montant que la Stratégie québécoise de développement de l'aluminium souhaite faire doubler d'ici à 2025.

Cette croissance proviendra notamment de l'engouement du secteur du transport, désireux de profiter de la légèreté et de la durabilité de l'aluminium. «Les transformateurs québécois d'aluminium ont déjà pénétré ce marché, grâce à leurs nombreuses innovations», dit Jean-Marie Sala, conseiller scientifique au Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA).

Des exemples ? Le cadre de moto électrique en aluminium du modèle Sora, de Lito Green Motion, ou les Bixi, de Devinci. Et de nombreux autres plus spécialisés, tels le véhicule tout-terrain amphibie Kaskoo-X04 de Fabconcept, le véhicule électrique Kargo Light de Précicad, le système de chenilles pour moto d'AD Boivin Design ou le semi-remorque Capacity d'Alutrec. «Alutrec est la seule compagnie canadienne fabriquant exclusivement des remorques en aluminium, et leur remorque Capacity est la plus légère de l'Amérique du Nord», souligne M. Sala.

Colmater les brèches

Un secteur innovant donc, et pas seulement dans le transport. Le Groupe Maadi, en collaboration avec l'École de technologie supérieure de l'UQAM et l'Université de Waterloo, a mis au point Make-A-Bridge, une passerelle en aluminium, sans soudure. «Les soudures font perdre certaines des caractéristiques mécaniques de l'aluminium, comme la résistance à la traction, explique M. Sala. Il faut faire un traitement thermique pour en récupérer une partie. Une passerelle sans soudure, comme celle de Maadi, règle ce problème, en plus d'être aisée à installer.»

En 2017, le Réseau Trans-Al entend publier une carte routière technologique québécoise de la capacité de transformation de l'aluminium. «En regardant l'ensemble de la capacité manufacturière, y compris la chaîne d'approvisionnement, nous voulons déterminer où il faut innover, explique le directeur général, Jean-François Pouliot. Cela nous amènera à proposer un minimum d'une dizaine de projets commerciaux favorisant l'essor de cette industrie.»

Le Québec pourrait par exemple transformer plus d'aluminium en améliorant certains éléments de sa capacité manufacturière, notamment sur le plan de la chaîne d'approvisionnement. M. Pouliot donne l'exemple des feuilles laminées. «Avec les fermetures de Novelis en 2012 et d'Aleris en 2008, on a perdu des capacités de production de feuilles d'aluminium, et il faut souvent s'approvisionner à l'étranger», déplore-t-il.

Il faudra aussi remédier à un problème auquel font couramment face les entreprises innovatrices au Québec. «Il y a beaucoup de financement disponible pour appuyer les innovations, souligne Malika Cherry, directrice de la Société de la Vallée de l'aluminium. Mais il y a une sorte de trou d'air lorsqu'elles arrivent à la phase de commercialisation. Soudainement, le financement se fait plus rare. Pourtant, c'est une étape cruciale.»

Elle appelle aussi les entrepreneurs à porter plus d'attention aux systèmes informatiques et de gestion de l'information. «L'investissement paraît substantiel, mais son impact est sous-estimé, croit-elle. Dans la plupart des entreprises qui l'on fait, le chiffre d'affaires a fortement augmenté.»

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