De l'or dans les poubelles, en mode connecté

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Octobre 2017

De l'or dans les poubelles, en mode connecté

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Octobre 2017

L’économie circulaire repose sur la création de boucles de valeur positives à chaque utilisation ou réutilisation de la matière ou du produit avant destruction finale.

ÉCONOMIE CIRCULAIRE - Le recyclage des déchets a le vent en poupe depuis plusieurs années, mais connaît assurément un sérieux coup d'accélérateur avec l'irruption des technologies numériques et des réseaux sociaux. Ceux-ci remettent de fait au goût du jour les vieux principes du secteur du recyclage et notamment ceux selon lesquels « il y a de l'or dans les poubelles » et « les déchets des uns sont les trésors des autres ». C'est en prenant au pied de la lettre ces idées et en les assaisonnant à la sauce high tech qu'on a fait naître la première plateforme européenne destinée à l'économie circulaire entre les entreprises. Baptisée iNex (pour « inex-ploité »), elle se donne pour rôle de permettre aux sociétés, par l'intermédiaire d'Internet et d'une application, soit de se débarrasser de leurs déchets, soit de permettre leur valorisation. En clair, faire en sorte que, comme dans la nature, les déchets des uns deviennent les ressources des autres. En bénéficiant au passage d'économies non négligeables tant sur le plan de l'élimination des déchets que sur celui du coût des approvisionnements en matières premières.

Coopération directe

Créée en 2014 mais réellement opérationnelle depuis 2015-2016, iNex permet la coopération directe des « donneurs » de ressources avec leurs « preneurs » et propose à tous les ressources nécessaires pour la recherche de synergies, de logistique ou de transformation. Le tout moyennant un abonnement de 350 à 1 000 € (440 à 1 450 $) par an pour avoir accès à toutes les fonctionnalités de la plateforme d'échanges.

Concrètement, cette initiative se présente sous la forme d'une plateforme Internet qui permet de trouver, grâce à un système de géolocalisation, les partenaires industriels potentiels pour vendre ou acheter les ressources et de définir ces synergies. Le tout en gardant à l'esprit une philosophie simple des synergies potentielles entre entreprises : quelles ressources, avec qui, comment.

Structure légère qui emploie moins de 10 personnes, iNex repose sur une idée qui est loin d'être un gadget ou la remise au goût du jour du vieux concept du recyclage puisque, à ce jour, elle est présente en France, en Belgique et en Espagne et a référencé quelque 43 000 entreprises. Elle revendique actuellement une bonne centaine de clients réguliers, preuve, s'il en fallait, qu'il existe un besoin.

Un cas d'école dans la plaine du Var

Parmi les mises en pratique les plus ambitieuses de ce type d'initiative, on trouve le projet développé dans la plaine du Var. Une trentaine d'entreprises et de collectivités y participent afin de créer une dynamique d'économie circulaire entre les différents acteurs locaux.

Trois projets sont en cours de développement. Le premier concerne le secteur du bâtiment et des travaux publics avec en tête la volonté de mutualiser la collecte, le tri et le traitement des matières « inertes du secteur », c'est-à-dire tous les déchets issus des opérations de construction, en mettant l'accent sur leur réutilisation, mais aussi sur l'élimination des décharges sauvages. Le deuxième concerne l'efficacité thermique de la zone industrielle Carros. Il s'agit principalement de lutter contre le gâchis énergétique grâce à la mise en place d'un réseau d'eau chaude et de tirer le meilleur parti de la présence dans la zone d'une centrale de cogénération au bois qui est en cours de construction. À terme, quelque 25 000 mégawatt-heures thermiques devraient ainsi être produits chaque année et proposés à un prix inférieur à celui du marché. Quant au troisième projet, il concerne les matières organiques, et principalement la collecte, l'échange et la valorisation des déchets organiques de la région (agriculture, forêt, industries agroalimentaire et chimique). Le but est de pouvoir traiter près de 6 000 tonnes de ces déchets.

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